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Loi de Finances 1999-2000 L'argentier du pays dresse le bilan

Par L'Economiste | Edition N°:821 Le 31/07/2000 | Partager

• Les résultats des agrégats économiques ont dépassé les prévisionsALORS que le budget 2000 vient d'emprunter le chemin de l'exécution, M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, dresse le bilan de l'application de la Loi de Finances 1999-2000. Les résultats ont dépassé les prévisions. C'est ce qui se dégage de l'exposé de l'argentier du Royaume lors du dernier Conseil de gou-vemement. Selon cette note, le comportement des agrégats économiques à fin juin 2000 est jugé favorable. Le déficit budgétaire a été maîtrisé à environ 8,4 milliards de DH. Il représente 2,4% du PIB contre 2,3% pendant l'exercice 1998-1999. Le déficit a pu donc être maintenu à un niveau similaire à celui de l'exercice précédent.Le Département de M. Oualalou y voit une petite performance compte tenu du non-renouvellement de certaines recettes comme la contribution libératoire, la mise à niveau ou la redevance de l'accord de pêche. La suspension de ces revenus n'a pas beaucoup pesé sur l'effort de maîtrise du déficit.Les recettes ordinaires (hors privatisation et GSM) sont en progression. Elles ont en effet dépassé les prévisions de départ avec un surplus de 1,4 milliard de DH, soit une augmentation de 3,5%. Derrière cette amélioration, le bon comportement des recettes fiscales. Les revenus de l'IS et l'IGR sont en augmentation de 3,2 milliards de DH par rapport aux prévisions. Ils ont enregistré un bond de 7,7% comparativement à l'exercice 1998-1999. C'est l'effet amnistie fiscale, introduite en 1998, qui a dopé ces revenus. L'assainissement insufflé par cette amnistie avait poussé beaucoup d'entreprises à régulariser leur situation comptable.Pour ce qui est de la TVA à l'intérieur, elle est en hausse de 15,5% par rapport à l'exercice 1998-1999. Cette augmentation a été possible malgré les remboursements qui se sont élevés à 1,5 milliard de DH, soit à peu près le même montant décaissé par l'Etat en 1998-1999. Les dépenses totales se sont accrues de 3,3% et ont permis une économie de 2 milliards de DH, essentiellement au niveau des dépenses ordinaires.Au niveau de l'encours de la dette extérieure, il est passé de 128,3 milliards de DH en juin 1999 à 120,4 milliards en juin 2000. Au cours de l'exercice précédent, le gouvernement a en effet payé une partie de ses dettes en remboursant près de 2,8 milliards de DH au Club de Londres et 669 millions au Club de Paris.En outre, il a procédé au remboursement par anticipation des dettes onéreuses pour un montant de 561 millions de DH. S'y ajoute la conversion de dettes en investissements à l'égard de l'Espagne et la France d'un montant de 622 millions de DH.Côté dette intérieure, le stock enregistré à fin juin 2000 s'est élevé à 140,7 milliards de DH. Il était évalué à 136,7 milliards une année auparavant. La raison derrière cette augmentation est la hausse de l'endettement sur le marché des adjudications qui a atteint 17,7 milliards de DH. Pour leur part, les autres instruments de la dette intérieure ont connu une réduction de 13,8 milliards de DH.Mais le fait marquant de l'exercice budgétaire 1999-2000 reste incontestablement la manne de la deuxième ligne GSM. Les revenus de cette concession ont entraîné une aisance de trésorerie et réduit le besoin de recourir à l'endettement intérieur. Ainsi, le Trésor a pu faire face aux dépenses des mois d'août, septembre et des deux premières semaines d'octobre sans recourir à l'endettement. Le Trésor a aussi procédé à une opération de remboursement par anticipation de la 3ème tranche monétaire, soit un peu plus de 2,3 milliards de DH. Il s'agit d'un emprunt contracté en 1998 auprès des banques sous forme de bons du Trésor de 10 ans. Ces bons sont en principe amortissables sur sept tranches annuelles à partir d'octobre 2002 et avec un taux d'intérêt de 7%.Selon le Département des Finances, ce paiement par anticipation est dû à la baisse significative qu'ont connue les taux d'intérêt l'année dernière sur le marché des adjudications (entre 5,6 et 5,9%). En payant à l'avance, le Trésor a donc fait une économie de 20 millions de DH.

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