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Logistique: Le Maroc creuse son sillon

Par L'Economiste | Edition N°:2658 Le 23/11/2007 | Partager

. Il est classé 94e sur 150 pays . Des améliorations attendues des derniers investissements «Pourquoi la logistique marocaine fait-elle moins bien que celle d’autres pays à niveau de développement comparable?». La Banque mondiale se pose la question dans son rapport, publié en début de mois, «La connexion au service de la compétitivité: la logistique commerciale dans l’économie mondiale». Elle y apporte également la réponse. L’institution de Bretton Woods rappelle que «profitant de sa proximité géographique, le Maroc a repensé son activité industrielle de manière à compléter les chaînes de production de multinationales européennes». Cette orientation stratégique s’est par ailleurs accompagnée de réformes logistiques et d’investissements, entre autres, dans les ports. Mais n’étant intervenus que récemment, il est encore beaucoup trop tôt pour en récolter les fruits. Il est donc normal que la Tunisie, avec des réformes bien avancées, nous surclasse.Que vaut au juste notre performance logistique? Selon la même étude, et comme nous l’annoncions dans une précédente édition, le Maroc se situe au 94e rang sur les 150 pays étudiés. Il fait moins bien que la Tunisie (60e), la Roumanie (51e) ou la Bulgarie (55e). Pour établir son classement, la Banque mondiale considère un nouvel indice de performance logistique (LPI). Ce dernier fait la synthèse de 7 critères. Des plus traditionnels tels que les régimes douaniers, les coûts logistiques (notamment le fret) et la qualité des infrastructures, aux plus récents comme la capacité à suivre et localiser les chargements, le respect des délais de livraison et la compétence du secteur national de la logistique. Le classement établi par la Banque mondiale fait suite à un rapport remis par le même organisme au gouvernement en juin 2006. Le rapport intitulé «La logistique du commerce et la compétitivité du Maroc» recommandait déjà que «s’il veut tirer le maximum de l’avantage comparatif de la proximité géographique avec l’Europe», notre pays, «plus que d’élever les standards de la logistique de ses échanges extérieurs, devra combler le gap qui le sépare des pays les plus performants ou, à défaut, s’en rapprocher» (cf. www.leconomiste.com).Plus globalement, la dernière étude de la Banque mondiale relève qu’il est «fondamental que les pays en développement disposent d’une capacité d’accéder aux marchés mondiaux pour améliorer leur compétitivité, recueillir les fruits de la mondialisation et lutter plus efficacement contre la pauvreté dans un monde toujours plus intégré». Dans la même logique, Danny Leipziger, vice-président chargé de la lutte contre la pauvreté et la gestion économique à la Banque mondiale, note que «de plus en plus, l’accès des pays aux marchés mondiaux est un facteur fondamental de leur capacité à faire face à la concurrence, se développer, attirer les investisseurs, créer des emplois et réduire la pauvreté». Selon lui, négliger le développement de la logistique entraîne un coût considérable qui ne fait que croître.Sur les 150 pays considérés, c’est Singapour qui s’affiche en tête du classement. Des pays à faible revenu, en particulier les pays enclavés d’Afrique et d’Asie centrale, ferment la marche. Plus généralement, les pays développés enregistrent les meilleurs résultats. Parmi les sept pays les plus industrialisés, l’Allemagne est classée 3e, le Canada 10e, les États-Unis 14e et la France 18e. Les pays en développement, pour leur part, présentent des disparités importantes pour des niveaux de revenu comparables. Ainsi, la Chine et le Chili occupent respectivement les 30e et 32e rangs, tandis que certains pays à revenu plus élevé enregistrent des performances bien moindres. Les producteurs de pétrole, notamment l’Algérie (140e), ne donnent généralement pas la pleine mesure de leurs capacités». Une situation d’autant plus préoccupante que «la logistique est l’un des principaux moteurs de la compétitivité. Elle peut entraîner le succès ou l’échec d’un pays à l’heure de la mondialisation».Quelles mesures pour accroître la performance logistique? L’étude explique que la situation générale de la gestion des affaires publiques et des institutions est déterminante. Si dans les 30 premiers pays de l’indice, les paiements informels (pots-de-vin par exemple) sont rares, ils se révèlent fréquents parmi les derniers (50% environ des pays ayant répondu à l’enquête). Par ailleurs, recommande la Banque mondiale, «les pays doivent améliorer les télécommunications, les technologies de l’information et les infrastructures physiques et faciliter le fonctionnement de services privés concurrentiels tels que le camionnage, le courtage en douane et le magasinage». R. H.

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