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Affaires

Logi.ma souligne le déficit de compétences

Par L'Economiste | Edition N°:2649 Le 12/11/2007 | Partager

. Formation et coûts, la bête noire des professionnelsLa troisième édition du salon de transport et de logistique Logi.ma (cf.www.leconomiste.com) a démarré en trombe jeudi dernier. Comme pour la première édition, c’est le ministre du Transport et de l’Equipement qui l’a inauguré, en présence des organisateurs. La plupart des exposants étaient présents au rendez-vous. Les visiteurs n’ont afflué que vers la fin, tous motivés par la même idée, se familiariser avec le milieu du transport et de la logistique.Du côté des exposants, beaucoup ont en profité pour se faire connaître plus, notamment les nouveaux arrivés: le cas pour le spécialiste de contrôle automobile Dekra Automotive Maroc fraîchement débarqué sur le marché (cf.www.leconomiste.com).«Pas assez de personnel formé et coûts logistiques trop élevés» auront été les principales remarques émises par certains exposants nationaux et étrangers. En effet, il existe une forte demande pour les personnes formées dans le domaine du transport et de la logistique, surtout «pour les conducteurs routiers et les techniciens d’exploitation», explique-t-on auprès de l’OFPPT qui figurait parmi les exposants. Ce dernier propose, par le biais de certains de ses instituts (INFTR), des formations spécialisées. La 4e génération de ses lauréats va bientôt intégrer le marché de l’emploi lequel enregistre un taux de 1.000% de demandes, selon l’organisme public de formation. Le déficit, qui se ressent aussi pour le personnel d’encadrement, notamment les chefs d’équipes et les directeurs de logistique, fait que «ce sont les fournisseurs qui prennent en charge les formations et souvent ça ne correspond pas aux besoins exprimés», souligne un responsable de DHL. Tandis que certaines entreprises mettent la main à la pâte pour remédier à ce manque de ressources humaines qualifiées, d’autres, faute de temps, recrutent des personnes formées à l’étranger: le cas du transporteur Graveleau. «Nous récupérons les gens formés à l’étranger, de préférence avec une expérience dans la logistique et le transport», soutient une source auprès de l’entreprise. La demande se fait surtout pour les postes exigeant des qualifications techniques. Malgré le fait qu’il y ait des écoles et établissements formant dans ce domaine, cela ne correspond pas vraiment aux attentes du marché. En effet, «les formations proposées sont trop philosophiques», explique Patrick Gaillard, consultant auprès d’Optima Logistique. Il faudrait donc penser à créer une filière qui soit «organisée à partir du bac», reprend le consultant. Le tout est d’insister sur l’approche terrain, très essentielle, car même un directeur logistique doté de master et autres ne peut prétendre à cette fonction sans passer par le terrain. Les professionnels du secteur ont pu ainsi débattre de cela lors des conférences relatives à la problématique de la logistique au Maroc et voir les procédures d’intégration des systèmes d’information et amélioration des coûts logistiques. En marge de cette édition, des sociétés ont été primées pour leurs efforts dans l’investissement dans le développement du système logistique.


Coûts élevés

Coûts trop élevés, non standardisés, c’est ce que pensent certains professionnels du secteur. Le transport et la logistique sont certes en pleine ébullition, les projets d’infrastructures affluent, mais il reste encore beaucoup à faire. L’Etat devrait revoir la réglementation et faire en sorte de structurer le marché. Les entreprises de leur côté doivent adopter une vision globale et s’imprégner de la notion de «supply chain» en vue de pérenniser leurs activités. Sara BADI

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