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    Economie

    Logement social
    A qui profite l’habitat économique?

    Par L'Economiste | Edition N°:2643 Le 01/11/2007 | Partager

    . Les faibles revenus sont écartés. Plus de 10% des clients sont des MREPourquoi construit-on des habitats sociaux? Pour recaser les habitants des bidonvilles, offrir une possibilité aux familles à faible revenu d’accéder au logement… Deux objectifs qui ont fait du programme des 200.000 logements une priorité nationale.La convention conclue entre les promoteurs et l’Etat, le fameux article 19 de la loi de Finances 2000-2001, a essayé de protéger la catégorie ciblée par l’habitat économique en fixant la valeur immobilière totale à 200.000 DH. Un prix que les promoteurs contestent et veulent relever à 300.000 DH. Mais qui profite réellement des logements sociaux? Les promoteurs, agents immobiliers et client affirment que c’est la classe moyenne qui en consomme le plus. Pour les autres segments du marché, le logement reste inaccessible et ce, pour plusieurs raisons: le marché de la deuxième main est encore peu développé, le moyen standing (très rare) affiche presque les même prix que le haut standing….Plus que cela, l’acquisition d’appartements dans le social est parfois considérée comme un investissement. L’étude menée par le ministère de l’Habitat pour évaluer la politique des 200.000 logements a montré que plus de 10% des clients des programmes conventionnés sont des Marocains résidents à l’étranger, 0,6% sont des étrangers résidents au Maroc et 0,3% des étrangers résidents à l’étranger.Le reste, 88,9% sont des Marocains résidents au Maroc. La catégorisation par sexe de cette dernière clientèle montre que 20,5% sont des femmes seules, 33,2% des hommes et 46,3% des couples. L’étude ne donne pas de précision quant à la répartition géographique de la demande. Mais tout laisse croire que c’est Casablanca qui a écoulé le plus de son produit social. D’une part, parce qu’elle a abrité le plus grand nombre de projets, et d’une autre, parce que l’achat d’une aussi grande partie par des femmes est plutôt une caractéristique des grandes villes.Enfin, l’étude a procédé à une répartition de la clientèle par tranche d’âge. La majorité des acheteurs sont des jeunes de 30 à 49 ans. Les plus de 50 ans représentent un pourcentage d’à peine 11%.Toutefois, aucune analyse ne s’est intéressée à la catégorie socioéconomique dont relève la clientèle des logements sociaux. Mais au final, il est quand même facile d’assurer que la classe moyenne est effectivement la plus demandeuse. En fin de compte, même si le plan 200.000 logements est passé à côté de sa philosophie de base, il aura servi à subvenir aux besoins d’une grande tranche de population, faisant remarquer le vide qui existait au niveau de l’offre en moyen standing. I. M.

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