×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    Logement en France : Le prêt à taux zéro a séduit les petits revenus

    Par L'Economiste | Edition N°:217 Le 15/02/1996 | Partager

    Le nouveau prêt d'accession à la propriété profite surtout aux jeunes ménages à revenus modestes, selon un premier bilan du Ministère du Logement, en collaboration avec l'Agence Nationale d'Information sur le Logement (ANIL). Près de 40% des premiers ménages bénéficiaires disposent en effet de revenus mensuels nets de moins de 10.000 Francs et 78% ont un revenu inférieur à 15.000.
    La plupart des emprunteurs sont jeunes (61% ont entre 30 et 35 ans), 90% habitent en province et 93% ont acquis une maison individuelle à un prix moyen de 450.000 à 500.000 FF. Ils sont le plus souvent mariés et étaient locataires dans trois cas sur quatre.
    La répartition des demandes de prêts par CSP met en évidence la prédominance des ouvriers (34%), suivis des employés (24%) et des professions intermédiaires. Seuls 10% des emprunteurs sont cadres. "Le prêt à 0% contribue à redonner une certaine espérance sociale et c'est un élément fort de la cohésion sociale", a déclaré M. Pierre-André Périssol, ministre délégué au Logement.
    Selon l'Anil, ce sont entre 28.000 et 29.000 offres de prêts qui ont été émises et acceptées au 31 décembre 1995. La distribution de ces prêts a été dominée par le Crédit Agricole qui a concentré 9.000 offres émises et acceptées. Il est suivi notamment par le Crédit Foncier de France (4.800 prêts), le Crédit Mutuel (4.000), le Crédit Immobilier de France (4.000) et les Caisses d'Epargne (3.650). Les grandes banques ont totalisé entre 1.000 et 1.500 prêts.

    Lancé le 6 septembre 1995, le dispositif d'aide à l'accession au logement s'articule autour de deux volets: un prêt à taux zéro et un mécanisme de sécurisation des accédants à la propriété.
    Il s'adresse à tous les ménages disposant de revenus nets mensuels représentant en moyenne 4,5 fois le Smic, soit près de 22.500 Francs, les plafonds de ressources s'inscrivant dans une fourchette allant de 17.500 pour une personne seule en Ile-de-France à 30.000 Francs pour un couple avec quatre enfants en région parisienne.
    Ce dispositif vise les ménages souhaitant acquérir un logement neuf, mais aussi ancien, à condition toutefois que ce dernier nécessite des travaux représentant 25% du coût d'acquisition. Au départ, ce taux avait été fixé à 54%.
    Le mécanisme de sécurisation, l'autre volet de la réforme, s'adresse aux ménages percevant 3,5 fois le Smic en moyenne et ayant recours au prêt d'accession sociale (PAS), rebaptisé "prêt d'accession". L'objectif poursuivi à travers ce mécanisme est de réduire la charge de remboursement en cas de chômage au niveau d'un foyer. Un fonds de sécurisation doit d'ailleurs prendre en charge un tiers de la mensualité à partir du dixième mois de chômage indemnisé et ce pour une durée de quinze mois.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc