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    Entreprises

    L'OCP s'ouvre plus aux sous-traitants marocains

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    Après les sites de Khouribga et Jorf Lasfar, la région de Gantour (Youssoufia et Benguerir) exprime ses besoins en sous-traitance. L'OCP va à la rencontre des compétences marocaines.


    Une 3ème journée sous-traitance a été organisée, le 11 décembre sur les sites de Youssoufia, par l'OCP et la Bourse Nationale de Sous-Traitance (BNSTP). Elle a drainé quelque 200 participants dont une cinquantaine d'entreprises marocaines sous-traitantes. Cette rencontre fait suite à deux autres visites effectuées en 1996, l'une à Khouribga et l'autre à Jorf Lasfar.
    M. Omar Zaouia, directeur des exploitations minières de Gantour, a ouvert les travaux en expliquant que «la nouvelle politique de développement de l'OCP consiste à externaliser toutes les activités ne faisant pas partie de ses métiers de base». Le métier de base étant l'extraction, le traitement et la commercialisation du phosphate. Le reste des travaux, notamment de maintenance et d'entretien, peuvent ainsi être soumis à des compétences étrangères.
    Le groupe a donc décidé, en vue de développer ses performances, d'ouvrir grand ses portes aux sous-traitants marocains.
    C'est une politique qui «favorisera de plus en plus l'implication du savoir-faire national aux développements qui se font au niveau du groupe OCP», affirme M. Abdelmajid Benmoussa, directeur de la BNSTP. Elle aidera, par ailleurs, à l'installation de petites entreprises le plus proche possible des régions opérationnelles.

    160 millions de DH


    Au terme de l'année 1996, les dépenses de maintenance en sous-traitance du groupe s'élèvent à 160 millions de DH, soit 11% de ses dépenses totales de maintenance. «Ces chiffres se confirment en 1997 avec une tendance à la hausse», expliquent les responsables.
    La sous-traitance à l'extérieur coûte à elle seule 13 millions de DH au groupe, selon M. Zaouia. Il y a donc de nombreux marchés ouverts à l'entreprise marocaine dans ce domaine. Les conditions de l'OCP: qualité, délais et prix compétitifs.
    Les prestations confiées à l'extérieur sont de l'ordre de 4% pour le centre de Youssoufia et de la moitié pour Benguerir. L'objectif est donc de les faire passer respectivement à 40 et 12%.
    Il existe trois sortes de maintenance au groupe OCP: corrective, préventive et améliorative. Cette dernière touche essentiellement la construction et l'équipement.

    Trois niveaux


    La réduction de la première au profit des deux autres permettra d'améliorer la disponibilité de l'équipement et de réduire les coûts, est-il indiqué.
    Les travaux de maintenance, qui emploient 44% de l'effectif global, sont organisés selon trois niveaux:
    - les tâches simples de graissage, nettoyage et inspection (10%);
    - la maintenance réalisée par les ateliers secondaires qui sont situés à proximité des chantiers d'exploitation (40%);
    - la maintenance réalisée par les ateliers centraux qui concerne les travaux de révision générale et de rénovation des équipements et des sous-ensembles (30%).
    La nouvelle politique de l'OCP veut que certaines tâches du deuxième niveau soient intégrées au premier et que des activités du 3ème niveau soient sous-traitées par des entreprises domestiques.
    Dans cette catégorie, plusieurs spécialités sont ciblées: Usinage et traitement thermique, bobinage et entretien des installations électriques basse, moyenne et haute tensions, rénovation des sous-ensembles mécaniques et hydrauliques, fonderie, chaudronnerie et soudure, isolation thermique, tôlerie et peinture.

    L'entretien du patrimoine social, le nettoyage et l'assainissement, les stations service, le montage et démontage sont autant d'activités et de prestations susceptibles d'être confiées aux soins d'entreprises locales.
    Parallèlement, un autre axe a été développé, celui des achats. «Il y a un ou deux ans, les achats étaient centralisés au niveau de Casablanca», explique M. Zaouia. «Aujourd'hui, dit-il, la politique de l'OCP consiste à mettre ces dossiers d'achat au niveau des centres opérationnels».
    Ces opérations de sous-traitance maroco-marocaines ont également été adoptées par d'autres grands offices tels que l'ONE et l'ODEP, notamment pour la maintenance et la fabrication de pièces et modules de rechange. La BNSTP entend d'ailleurs les élargir à d'autres groupes et d'autres donneurs d'ordre.


    Gantour: 66 ans d'activité minière


    LA Direction des Exploi-tations Minières de Gantour a pour mission l'extraction, le traitement et la livraison du phosphate à partir du gisement de Gantour (Youssoufia et Benguerir). Celui-ci s'étend sur une superficie de 2.500m2. Ses réserves sont estimées à environ 31 milliards de m3, représentant 35% des réserves reconnues à l'échelle nationale.
    Le potentiel total de production est actuellement de 6,1 millions de tonnes de minerai par an, dont 3,1 millions de phosphate humide et criblé et 3 millions de phosphate sec et marchand.
    Deux centres sont en exploi-tation:
    · Youssoufia (depuis 1931): Cette zone constitue la partie occidentale du gisement de Gantour. L'extraction s'effectue en sous-terrain et les réserves reconnues sont de 7,7 milliards de m3. Le potentiel d'extraction est estimé à 3 millions de tonnes de phosphate sec et marchand par an. La zone sud est caractérisée par la présence d'une nappe aquifère.
    La méthode d'exploitation utilisée est celle des traçages et dépilages. Les dépilages mécanisés s'effectuent par tailles, les traçages par machines abatteuses chargeuses. Le taux de mécanisation est de 90%.

    Deux types de traitement sont utilisés à Youssoufia: le séchage pour le phosphate clair et la calcination pour le phosphate noir.
    Le premier permet de ramener l'humidité du produit à moins de 2% avant sa commercialisation. Le second sert à éliminer les matières organiques contenues dans le minerai brut par un traitement thermique à 700°C dans des réacteurs à lit fluidisé.
    · Benguerir (depuis 1980): La mine de Benguerir est située dans la partie centrale du gisement de Gantour. De nature sédimentaire, celui-ci consiste en une alternance de couches de phosphate et d'intercalaires. La production à Benguerir est entièrement valorisée aux industries chimiques de Safi.
    Autour de ces activités, des infrastructures sociales se sont développées. Ainsi, les logements pour le personnel sont au nombre de 2.069 à Youssoufia et de 831 à Benguerir. Ont également été construits des établissements sociaux (clubs, foyers de maîtrise, économats, hammams...), des infrastructures sportives (terrains de football, salles de gymnastique, piscines...), et des infrastructures médicales (hôpitaux, dispensaires, cabinets dentaires...).

    Hanaâ FOULANI

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