×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    L'OCDE prévoit une croissance de 3% en 1995 et 1996

    Par L'Economiste | Edition N°:160 Le 29/12/1994 | Partager

    Les vingt-cinq pays membres de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) devraient terminer l'année 1994 sur une croissance moyenne de l'ordre de 2,75%. En 1995 et 1996, celle-ci serait proche de 3%. L'Organisation internationale estime que "le premier objectif de la politique économique ne sera plus de soutenir l'activité mais de rendre l'expansion durable". Dans cette optique, et à côté du contrôle de l'inflation et des taux d'intérêt notamment, la réduction des déficits publics doit demeurer une priorité.

    En 1993, rappellent les experts internationaux, le déficit moyen des administrations avaient atteint le pic de 4,25% du PIB. En 1996, il tomberait à 3% grâce notamment à de meilleures rentrées fiscales, découlant elles-mêmes de la croissance, mais surtout à un effort de réduction des dépenses. En dépit de cette maîtrise des déficits, la dette publique des 27 pays s'alourdirait pour représenter près des trois quarts du PIB en 1996 contre 68% trois ans auparavant.

    Bien que jugées "plus satisfaisantes qu'elles ne l'ont été depuis plusieurs années, les perspectives de croissance dans la zone de l'OCDE dissimulent en fait de grandes disparités entre pays".

    Ainsi, pour les Etats-Unis, les experts de l'OCDE tablent sur une croissance de 3,9% en 1994. En prévision de "nouvelles et substantielles hausses des taux d'intérêt" visant à prévenir une augmentation générale des prix, l'expansion du PIB américain serait appelée à ralentir pour ne plus atteindre que 2% en 1996.

    En Europe, où la sortie de la récession s'est opérée plus tardivement qu'aux Etats-Unis, soit au second semestre 1993, le rythme de croissance se situerait dans une fourchette de 3 à 3,2% au cours des deux prochaines années. Là encore, les experts attirent l'attention sur la reprise nettement plus avancée au Royaume-Uni.

    Concernant l'Allemagne, la probabilité d'un assouplissement de la politique monétaire est faible. L'OCDE pronostique une remontée des taux à court terme. En 1996, ils atteindraient vraisemblablement 6% contre 5% actuellement.

    Pour ce qui est du Japon, un resserrement de la politique monétaire reste peu probable, estime l'Organisation, vu que l'inflation est "pratiquement nulle et les bilans des banques encore fragiles".

    L'OCDE a par ailleurs souligné le recul du chômage "dans de nombreux pays". Celui-ci aura touché en 1994 8,2% de la population active, soit 35 millions de personnes. Au cours des deux prochaines années, il n'affecterait plus que 33,9 et 33,3 millions de personnes respectivement. Cette baisse ne peut être obtenue sans la mise en oeuvre de réformes structurelles, la croissance ne pouvant à elle seule ramener le chômage à un "niveau acceptable".

    Synthèses réalisées par Hakima EL MARIKY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc