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    Economie

    Locaux commerciaux: Retour au centre-ville

    Par L'Economiste | Edition N°:2659 Le 26/11/2007 | Partager

    . L’offre bureau et industrie demeure restreinte et inadéquate. Voiries, transport, restauration… des épines urbanistiquesLes segments de l’immobilier de bureaux, commercial, industriel et logistique sont à la traîne. CB Richard Ellis (CBRE) met à nu les insuffisances qui caractérisent cette partie du secteur. Mais son étude n’hésite pas aussi à projeter les futures opportunités du marché. Le segment de l’immobilier de bureau est encore plombé par une mauvaise gérance de l’infrastructure. Malgré une forte et persistante demande, avec des taux de rendement de 9 à 12%, il n’existe pas d’offre conforme aux normes internationales. L’espace est souvent mal exploité. Les dispositifs urbanistiques en matière de sécurité ne sont pas toujours respectés. C’est ce qui explique d’ailleurs que le taux de vacance est de 40%, voire de 0% pour les bureaux aux normes internationales. Quatre dimensions sont passées au crible. La rareté de l’offre caractérise l’aspect quantitatif. Quand à la dimension spatiale, elle est grevée par une absence de zone consolidée et structurée (voiries, parking, restauration…). Anthony Labadie directeur de CBRE a d’ailleurs fait un clin d’œil au Zénith de Sidi Maarouf lors de son intervention. Il y a aussi un déficit qualitatif en matière d’expertise (voir article p.20) surtout de la part des promoteurs locaux. Finalement, le faible rendement d’utilisation des espaces se répercute sur le budget. Tous ces éléments font que «la tendance sera marquée par un retour vers le centre ville.», estime Anthony Labadie. Pourtant, les promoteurs se sont rués vers la zone de Sidi Maarouf il y a quelques années. Le coût et les difficultés de transport du personnel notamment briment le développement de ce type de zone. A Casablanca le volume bureau et de 550.000m² répartis en trois zones dont le centre ville historique et Sidi Maarouf. Casablanca, Rabat, et Marrakech s’accaparent le marché de l’immobilier commercial. Un secteur qui reste dominé par la franchise française (51%), marocaine (13%) et espagnole (6%). Ce marché est orienté vers la location et soutenu par une classe moyenne émergente. Deux points noirs : l’offre restreinte est couplée à une pénurie de locaux adaptés. L’émergence de nouveaux acteurs internationaux va certainement rehausser la qualité de l’offre. Casablanca bénéfice d’une forte attractivité. Dans le quartier Racine par exemple le prix maximum est de 70.000 DH/m². Le lancement de grands projets commerciaux comme Morocco Mall ou Casa City Center dopent les prix. CBRE évoque une tendance du développement de l’immobilier commercial en périphérie. Le cas de l’enseigne de Monsieur Bricolage est révélateur. D’autant plus que le marché tend vers une hausse du nombre des franchises, avec 46% à Casablanca et Rabat. «Les projections tablent sur une concurrence future entre le centre ville et la périphérie», observe Anthony Labadie. Elle sera aiguisée par «l’intérêt croissant des investisseurs étrangers». Une absence de la gestion de l’actif immobilier place le marché pour l’instant dans une posture délicate.


    Vétusté du parc industriel

    Le parc immobilier industriel et logistique est marqué à 70% par sa vétusté et l’inadéquation offre/demande. La rareté du foncier et l’insuffisance de l’infrastructure pénalisent également ce segment. Pourtant, 80% de l’offre est centrée à Casablanca et à Tanger. «Le segment industriel et logistique est influencé par l’externalisation du stockage opérée par les entreprises», commente Anthony Labadie. Avec 9 zones, Casablanca concentre le principal foyer industriel. En effet, les 52% des productions, 61% d’emplois industriels permanents et 51% d’investissement font d’elle la locomotive de l’économie marocaine.Wafa Abyad & Fayçal Faquihi

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