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    Affaires

    Location de voitures
    La longue durée réclame son statut

    Par L'Economiste | Edition N°:3394 Le 29/10/2010 | Partager

    . Une étude sera déposée au ministère du Transport . Nouveau cahier des charges, business plan, commission mixte…, les recommandationsLE secteur de la location de voitures, de courte ou longue durée, est en pleine expansion, profitant ainsi du développement du tourisme au Maroc. Cependant, l’activité fait face à plusieurs contraintes qui limitent ses marges de croissance. Une refonte des textes régissant le secteur et du cahier de charge est donc indispensable. L’Association des entreprises de location d’automobiles sans chauffeurs au Maroc (Alascam) vient de dévoiler les entraves que connaît l’activité. Une étude, dont L’Economiste détient copie, vient d’être finalisée. L’étude en question a élaboré des scénarios de rentabilité de l’activité en fonction du nombre de véhicules par flotte. Objectif: démontrer chiffres à l’appui que la location ne peut être rentable qu’à partir d’un seuil de véhicules. Une copie de l’étude sera incessamment remise au département de Ghellab afin de clarifier les zones d’ombres et examiner les forces et faiblesses du secteur. Parmi les pistes avancées pour l’évolution du statut de loueur, la mise en place d’un cahier des charges précis qui éclaircit les procédures exactes. Notons que le cahier des charges en vigueur n’a pas changé depuis 13 ans (1997). Aujourd’hui, il est devenu incohérent avec les ambitions d’ un secteur qui se veut le bras armé de la Vision du Tourisme, déplorent les professionnels. Pis encore, valeur aujourd’hui, il n’y a pas encore de statut spécifique aux loueurs de longue durée. Du coup, l’agence de 5 voitures est traitée de la même manière qu’un groupe qui dispose d’une flotte de plusieurs milliers de voitures. L’étude met en évidence 5 entraves majeures. Elles portent essentiellement sur le niveau d’étude et d’expérience du gérant, le capital social de l’entreprise, la périodicité des visites techniques des véhicules et enfin les autorisations de circulation. Concrètement, pour le gérant, l’association recommande un niveau d’études minimum de Bac+2 ou le cas échéant un baccalauréat avec 4 ans d’expérience dans un poste de gestion.Le capital social de toute entreprise de location de véhicules devra dépasser 1 million de DH. Notons que le seuil de rentabilité d’une société de location de véhicules n’est atteint qu’à partir d’une flotte de 15 voitures au moins. Les professionnels recommandent également une visite technique annuelle et non plus semestrielle. Objectif: minimiser les charges ainsi que la durée de l’immobilisation des véhicules. Sachant que la plupart des centres de visite technique n’ont droit qu’à un quota de 20 véhicules par jour. Les entreprises qui opèrent dans la location disposent d’une autorisation de circulation d’une année. L’Alascam réclame une autorisation de circulation qui couvre 5 ans. Ce qui correspond à la durée d’exploitation et d’amortissement du véhicule. Pour une meilleure concertation avec les pouvoirs publics, les loueurs suggèrent la création d’une commission mixte entre les professionnels et le département des Transports. Et c’est cette commission qui devra veiller à déterminer le besoin réel d’une zone géographique déterminée, afin d’éviter l’encombrement des sociétés de location et permettre de mieux répondre aux besoins des villes émergentes et celles à fort potentiel touristique (Saïdia, Asila, Dakhla, Essaouira…). Une fois mise en place, la commission mixte devra aussi assurer le contrôle de la qualité des services offerts par les loueurs de véhicules. Elle sera donc la référence et le médiateur pour tout conflit ou recours entre loueurs et clients. La filière de la location réclame un business plan présentant les potentialités du secteur, les objectifs du postulant et une analyse financière pointue afin d’éviter les faillites.Le constat aujourd’hui est que le secteur de la location se caractérise par l’absence de réglementation ainsi que par l’évolution inadéquate avec la Vision du tourisme (Plan Azur, Vision 2020, aménagement de stations touristiques de dernière génération). D’autant plus que la répartition régionale des loueurs de véhicules reste disproportionnée à l’échelle nationale (au niveau de la région de Casablanca et Marrakech). Le marché de la location de voitures compte aujourd’hui 4.000 entreprises de location de courte et longue durée. Il compte également 7 grandes entreprises, qui ont en général une flotte de 1.000 à 4.000 véhicules. L’activité revendique un chiffre d’affaires de 2 milliards de DH par an. La corporation des loueurs de voitures affiliés à l’Alascam dispose de quelque 38.000 véhicules entre courte et longue durée. Les opérations de renouvellement du parc portent chaque année sur 15.000 véhicules.Mohamed AZMANI

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