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    Economie

    Location de chariots: L'alternative "occasionnelle"

    Par L'Economiste | Edition N°:485 Le 14/04/1999 | Partager

    · Un marché saisonnier

    · Principal fournisseur: La Ferraille de Sidi Moumen


    Il y en a de toutes les couleurs: des bleus, des verts, des rouges, des jaunes... Derrière le siège de la Comanav et précisément devant la porte 3 du Port de Casablanca (porte commerciale), des centaines de chariots élévateurs d'occasion sont entassés. Une population hétérogène loue ces services dans cet endroit où le travail est lui aussi occasionnel. Les "taleb mâachou", chauffeurs et preneurs de véhicules sont aux aguets devant leurs "clarcks" ou "groua" (selon leur jargon). Combien sont-ils? Personne ne le sait. Leur souhait: accrocher un client de passage.
    Adossé à son siège de fortune, Si Bouchaïb, un de ces nombreux chauffeurs qui peuplent le quai, explique les règles de ce marché. "Le client négocie le prix de la location du clarck avec le propriétaire du véhicule. Nous avons droit au tiers de la somme". En clair, si le prix de la location est évalué à 500 DH le jour, l'ouvrier a droit à 133 DH après déduction du prix du carburant (100 DH).
    Mais le travail n'est pas tout le temps garanti. "Les clients se font de plus en plus rares. Une semaine entière peut passer sans que nous ayons un seul client", se plaint Si Bouchaïb. La haute saison pour cette activité commence à partir du mois de juin et en fin d'année où les stations d'emballage changent de stocks.

    Ici, pas d'exigence sur la marque, seul le service compte. Pas de contraintes de temps non plus, la location peut se faire par heure, par jour... ou jusqu'à la fin de la tâche. Quant aux prix, c'est à qui marchande le mieux!
    Les habitués de cette place sont essentiellement des PME, toutes activités confondues, du textile à l'agro-alimentaire. Les comptes d'exploitation de ces sociétés ne peuvent en effet supporter les charges des chariots neufs. Mais le premier client de la place reste bien évidemment le Port de Casablanca. Le port des conteneurs nécessite des chariots de plus de 16 tonnes. Plusieurs taleb mâachou sont sollicités pour ce travail. "Le tiers de la somme que perçoit un seul ouvrier (133DH) dans ce cas est réparti entre 6 personnes", se plaint Si Mjid, taleb mâachou.
    Achetés de la Ferraille de Sidi Moumen, la plupart des chariots qui encombrent la porte du port sont des engins importés. Pour l'année 1998, l'Office des Changes a indiqué que la valeur des importations des chariots usagés a atteint 1.393.155 DH, soit un dixième de l'importation du neuf. Cette dernière a accusé une régression d'un peu près de la moitié par rapport à 1997 où la valeur a été de 2.728.741 DH.
    A la ferraille, le prix des chariots dépend de la puissance. Il oscille entre 20.000 et 60.000 DH. Si Mohammed Lakhouili, propriétaire de chariots, précise qu'il s'est procuré chèrement son engin de 4 tonnes à 70.000 DH.

    Nadia LAMLILI

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