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    Courrier des Lecteurs

    Livres: une nouvelle réflexion sur la privatisation et la Bourse

    Par L'Economiste | Edition N°:589 Le 07/09/1999 | Partager

    · L'ISCAE a édité un livre qui explique l'interaction entre la Bourse et la privatisation
    · Les recettes des privatisations placent la Bourse en position minoritaire


    La Bourse et la privatisation vont de pair. Le message du livre de M. Abdelhadi Cherrani, formateur à l'Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE) se résume ainsi. Cette corrélation entre la privatisation et la Bourse a sous-tendu une grande partie du programme d'ajustement structurel.
    L'idée de départ est que le désengagement de l'Etat ne pouvait se faire qu'à travers la réforme du marché financier. L'objectif était, et demeure toujours, de développer une culture boursière par l'association des petits porteurs. Dès lors, les privatisations présentaient une légitimité populaire qui venait s'ajouter à celle économique. Après la réforme, il fallait opter soit pour le processus de privatisation inspiré de l'école française ou celui anglo-saxon. A première vue, le gouvernement marocain s'inclinait du côté de la méthode française. Selon cette dernière, le processus de privatisation doit se dérouler en deux étapes. L'Etat doit d'abord céder l'entreprise publique à un investisseur stratégique. Ce choix a donné lieu à la notion du noyau dur. Puis, la partie de l'actionnariat restante est transférée au grand public via la Bourse.
    Toutefois, la privatisation de la Sonasid, de la Samir, de la BMCE, de Fertima et de la SNI ont démontré que les autorités ont injecté une dose anglo-saxonne dans le processus. Selon l'auteur, ces sociétés ont été d'abord ouvertes à l'épargne publique sur le marché boursier avant même la définition du noyau dur.

    Mais force est de constater que la part de la Bourse dans le processus de privatisation reste secondaire. En témoigne la ventilation des recettes cumulées des privatisations citée par l'auteur.
    Au 1er octobre 1996 les cessions réalisées hors marché financier représentaient 65,80% des privatisations. Les appels d'offres se sont adjugé 39,20% et les attributions directes 26,60%. En revanche, les cessions sur le marché financier n'ont représenté que 34,20% des recettes. Il en résulte que l'impact de la privatisation sur la Bourse est resté limité.
    Il n'en demeure pas moins que le processus de privatisation a participé à la promotion du marché de l'action. Les privatisations ont contribué à l'amélioration des indicateurs boursiers. Elles ont favorisé l'intégration du marché financier marocain dans les indices de la Société Financière Internationale.
    En effet, les sociétés privatisées ont représenté 29% de la capitalisation boursière et 57% du volume des transactions de 1996. De 7% en 1992, le rapport PIB/capitalisation est passé à 23% en 1996.
    A cela s'ajoute l'admission de la Bourse des Valeurs dans les indices IFC Global Composit index et IFC Global investible index. Selon l'auteur, cette admission constitue à la fois une marque de confiance et un appel aux investisseurs étrangers.


    Ecole de finance et mathématiques à l'INSEA


    Les mathématiques appliquées à la finance sont en université d'été à l'Institut National de Statistiques et d'Economie Appliquée (INSEA). Du 6 au 10 septembre, l'INSEA abrite une série de conférences sur les modèles mathématiques destinés à la finance. Cette université d'été cible tout ingénieur financier, mathématicien et statisticien.
    Le choix de la thématique témoigne du rôle de la mathématique dans l'explication et l'analyse des tendances du marché financier. Ces modèles ont révolutionné la finance qui s'affiche en cette décennie comme un secteur de pointe. "La finance fait appel à des méthodes mathématiques fondées sur des théories sophistiquées telles que la programmation numérique'', précise M. Baddou, professeur à l'INSEA. Et d'ajouter que la démarche scientifique s'est tellement enracinée dans ce secteur que la finance recrute de plus en plus dans les laboratoires et les universités.

    L'organisation de l'université d'été s'inscrit dans le cadre du programme de formation/recherche en finance et actuariat. Il s'agit également de consolider un choix entamé depuis l'année dernière.
    L'INSEA a intégré en 1998/99 dans son programme trois cours de finance. En septembre de la même année, il a organisé un séminaire sur la finance et les mathématiques. L'institut revient à la charge en ce mois de septembre 1999 pour lancer une option d'études en finance-actuariat.
    Le programme de l'école qui débute aujourd'hui s'articule autour de trois thèmes:
    - équations de Hamilton-Jacobi-Bellman appliquées à la finance,
    - probabilités numériques, calcul stochastique et modèles pour la fiance,
    - gestion de portefeuilles et produits dérivés.
    Les modèles mathématiques se sont imposés depuis 1973. Cette année avait été marquée par la parution des recherches d'économistes de renommée, Merton, Scholes et Black. En 1977, les deux premiers connaissaient la consécration après être titrés Prix Nobel en économie.

    Khalid TRITKI

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