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Culture

Livre: Zefzaf, on adore ou on déteste!

Par L'Economiste | Edition N°:2851 Le 02/09/2008 | Partager

. L’univers de l’écrivain est toujours dans les bas fonds de la sociétéBIEN sûr si on se laisse impressionner par les réputations, il faut adorer Mohamed Zefzaf. Si on garde sa liberté d’esprit, on peut aimer ou détester. Cette réédition en Poche chez Le Fennec bénéficie d’une bonne traduction de l’arabe vers le français, sous la plume de Saïd Afoulous. Les heurts violents des mots, où la brutalité des phrases ont été autant que faire se peut, conservés. De même les métaphores de l’arabe ont été gardées. Il faut dire que ces métaphores sont souvent le principal attrait de Mohamed Zefzaf.«L’œuf du coq» est un adage ou une histoire (on ne sait pas) paysan ou populaire (on ne sait pas non plus) qui désigne la chance. Le coq ne pond qu’une fois dans sa vie, dit la vieille maquerelle juivo-musulmane (oui, oui!), il faut saisir l’oeuf. Mais pour elle, il a pondu deux fois, si bien qu’elle s’est enrichie jusqu’à posséder des immeubles… qui lui causent moins de soucis que le bar-maison close, squatté par les procureurs, policiers et autres «agents du Maghzen».Le décor est posé. Comme tous les écrits de Zefzaf, les actions, qui n’en sont pas vraiment, se situent dans les bas-fonds des bas-fonds. Trois personnages principaux racontent, chacun pour ce qui le concerne, la même suite d’évènements. Il s’agit d’une prostituée-barmaid, de son protecteur du moment venu de Marrakech, et de la mère maquerelle.Il n’y a pas d’action ni de scénario à proprement parler.Mohamed Zefzaf se contente de décrire et de faire prononcer quelques phrases à ses personnages pour soutenir les descriptions.La tradition littéraire veut que ces situations soient de vraies situations, vécues par l’auteur. Peut-être; en tout cas les légendes ne font de mal à personne. Cependant, il faut quand même reconnaître que cette veine littéraire a vieilli. Il n’empêche que dans toute bibliothèque digne de ce nom, il faut avoir au moins un Zefzaf. «L’œuf du coq» est sans doute le plus original. N. S.

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