×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Société

Livre: L’indépendance a commencé avant 1956

Par L'Economiste | Edition N°:3311 Le 02/07/2010 | Partager

. Deux ans ont été nécessaires pour rassembler la documentation. Présentation chronologique des évènements «1956, Ombres et lumières» vient de paraître. Edité à compte d’auteur par deux professeurs universitaires, Kenza Homman Loudiyi et Abdellah El Ghazouani, l’ouvrage vient d’être distribué aux librairies. Mille exemplaires ont été imprimés et le prix de vente est accessible à tous. «L’objectif est de partager notre amour pour l’histoire de notre pays au plus grand nombre. Nous avons donc tout fait pour que le prix soit le plus abordable possible», soutient Abdellah El Ghazouani. Si c’est en cette année 1956 que les auteurs ont choisi d’éclairer, c’est parce que, d’après eux, c’est une année pleine d’ombres. Des ombres qu’ils ont tenté d’éclaircir à travers des explications détaillées. «Beaucoup pensent que le Maroc moderne est né en 1956 avec l’indépendance. Mais, en réalité, la gestation a commencé au XIXe siècle, grâce au contact de l’Europe puissante économiquement, techniquement et militairement», soutiennent les deux auteurs. «Pendant le protectorat, les jeunes élites marocaines ont commencé à intégrer cette notion de modernité. Ils ont compris que la modernité apporte un enseignement performant pour les garçons et les filles», affirme El Ghazouani. Comme les deux professeurs le font remarquer dans l’ouvrage, le sultan Sidi Mohamed Ben Youssef avait un défi à relever, c’était de jeter les bases du nouvel Etat marocain, moderne et tourné avers l’avenir et en mesure d’utiliser les outils de la modernité que sont l’enseignement performant, une administration efficace et une armée capable d’assurer l’ordre sur tout le territoire. «Il y avait deux options: l’une tournée vers l’Occident, l’autre vers l’Orient. Après des luttes meurtrières, l’ancrage vers l’Occident a triomphé, ce qui s’est traduit par des accords techniques, financiers entre le jeune Etat marocain et les deux anciennes puissances protectrices, la France et l’Espagne. Mais entre-temps, il y a eu un grand nombre de militants qui ont disparu…».

Témoignages
Les auteurs se sont inspirés d’ouvrages historiques, de témoignages de militants et d’acteurs de cette période. Ils ont consulté un certain nombre de journaux datant de cette période pour essayer de communiquer au lecteur les évènements dans leur contexte. Ils se sont, en partie, documentés à la BNRM à Rabat et la Fondation du roi Abdelaziz Al-Saoud à Casablanca. Cet ouvrage a nécessité pas moins de deux ans de recherches. Les deux auteurs ont déjà fait paraître en avril 2009 aux éditions Afrique Orient un premier ouvrage intitulé «Andalous, ombres et lumières». Ils y ont abordé les sources profondes de la civilisation marocaine du temps d’Al Andalous. Kenza Loudiyi est née à Larache en 1953. Diplômée de la faculté de droit de Rabat et de celle de Rennes I, elle enseigne les langues dans des écoles privées à Casablanca. Son époux, Abdellah El Ghazouani, est né à Fès en 1952. Ce diplômé de la faculté des lettres et sciences humaines à Fès et de celle de Bordeaux III enseigne la littérature française à l’Université Hassan II de Casablanca. Ils envisagent de se lancer prochainement dans la rédaction d’un troisième ouvrage, qui traitera cette fois-ci du Maroc des années 60.Nadia BELKHAYAT
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc