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Affaires

Livre blanc
Méthodologie originale pour le patronat

Par L'Economiste | Edition N°:2698 Le 23/01/2008 | Partager

. Un calendrier de rencontres pour le suivi du dossier. Une démarche concertée avec les différents partenaires. Personnalisation du contrat de travail CE n’est pas tant la couleur du Livre blanc «pour renforcer et consolider le dynamisme de l’économie marocaine», publié par la CGEM et dont L’Economiste s’en est fait largement écho et en exclusivité, dans son édition du week-end dernier qui importe, mais plutôt le but recherché. Une sorte de réponse à l’appel du Roi, le 30 juillet 2007, à «accélérer le processus de modernisation et de développement que connaît le Maroc». . Une force de propositionsPour le patron des patrons marocains, «le livre blanc de la CGEM est une force de propositions, un modèle économique parfait», permettant de partager avec l’ensemble des décideurs concernés un certain nombre de démarches que le patronat souhaite mettre en place. Le temps des patrons-râleurs semble révolu. «Notre objectif est de poser un débat responsable sur des sujets importants», insiste Moulay Hafid Elalamy. C’est tranché. La CGEM s’engage à contribuer à la réflexion nationale qui, d’ailleurs, a choisi de capitaliser sur les acquis de la confédération. «Une convergence de vues», commente-t-on dans les rangs du patronat. Mais l’important dans cette «nouvelle» démarche réside dans l’approche et la méthodologie. Un «diagnostic terrain», répertoriant les maux de notre économie et des pistes de solution. De plus, les 5 commissions dédiées (formation, PME, droit, fiscalité, emploi) ayant contribué à la réalisation de ce document, entendent bien aller au bout de leurs peines. D’ailleurs, il a été beaucoup question de finalité de ce travail d’araignée, en présentant la mouture finale au gouvernement, lundi 21 janvier, dans la matinée à Rabat, et à la presse, dans l’après-midi à Casablanca. Voilà qui évite de tomber dans le même sort réservé à beaucoup de productions intellectuelles, à tendance donneur de leçons. La confédération patronale, elle, a adopté une méthodologie presque infaillible. Pour mener à bien les réflexions sur chacun des thèmes abordés dans le livre blanc, gouvernement et patronat ont mis en place un calendrier de rencontres à intervalle régulier. Un rendez-vous mensuel avec chacun des 5 ministres concernés par le travail pour des évaluations d’étape, et un rendez-vous trimestriel avec le Premier ministre pour codification. Voilà aussi qui renseigne sur le caractère nouveau de la démarche du patronat. Pour le président de la commission Emploi, cette nouveauté, «c’est qu’on a aujourd’hui une feuille de route, une visibilité, une perspective d’évolution du social au Maroc». Abdelmajid Tazlaoui reste convaincu qu’«une économie forte sans le social ne pourra pas se développer, être solide, encore moins avoir une perspective de croissance». . 4 axes de progrès importantsLa commission qu’il préside a retenu 4 axes de progrès importants: la mise à niveau du code de travail, promulgué en 2004, du fait qu’il contient «un certain nombre de dispositions inapplicables». La méthodologie veut que la démarche ne se contente pas seulement de répertorier maux et handicaps, mais de proposer des solutions. «Notre commission a fait tout un inventaire qui a donné lieu à un projet d’amendements, présenté au gouvernement», martèle Tazlaoui. Le 2e axe de progrès de sa commission consiste en la mise en place des conventions collectives, sectorielles, nationales. L’objectif étant d’avoir au niveau du code du travail un socle de base, un minima, qui pourrait être accompagné par ces conventions. Il est également question d’introduction d’un texte de loi pour le droit de grève. Le quatrième et dernier axe de progrès consiste à imaginer de nouvelles règles de fonctionnement pour gérer les relations entre l’entreprise et le salarié. Là-dessus aussi, «l’enjeu est de faire évoluer ces relations vers l’individualisation du contrat de travail». A noter que le code actuel est basé sur un système global. «Vu qu’on fait de plus en plus appel à des compétences pointues, il est tout à fait légitime de faire évoluer le contrat du travail vers un contrat plus individuel, qui, aujourd’hui, est un contrat standard et collectif», décrypte le président de la commission Emploi. Bien sûr, comme l’a souligné Elalamy, «le dispositif en vigueur sur la formation professionnelle ne permet pas de répondre de manière satisfaisante au besoin de qualification des entreprises, particulièrement en matière de formation professionnelle». Les fameux contrats spéciaux de formations, dotés d’une enveloppe de 300 millions de DH, ont montré leurs limites. Sur cette question aussi, la CGEM, sans s’arroger l’exclusivité des solutions, propose la création d’une nouvelle «entité juridique à autonomie de gestion dont la gouvernance serait confiée aux représentants des entreprises et ceux des salariés». Auquel cas, cette même entité sera responsable du financement des groupements interprofessionnels d’aide et de conseil. La consolidation et la pérennisation du succès de la phase de croissance que connaît notre économie passent aussi et surtout par ces mesures sans complaisance.


Les hommes du président

CINQ commissions pour mener à terme les propositions contenues dans le livre blanc de la CGEM. La commission Formation est présidée par Karim Zaz, patron de Wana. La commission dédiée à la PME est confiée à Khalid Benjelloun, DG de CPC Maroc. Me Hicham Naciri préside aux destinées de la commission Droit. La fiscalité revient à Mohamed Hdid, associé cabinet Saïdi-Hdid. La coordination du livre blanc de la CGEM revient à Nadia Hachimi Alaoui, également chargée de mission à la confédération patronale.Bachir THIAM

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