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Culture

L'Iran, la bombe, tout et son contraire
Par le colonel Jean-Louis DUFOUR

Par L'Economiste | Edition N°:2671 Le 12/12/2007 | Partager

Notre consultant militaire est officier de carrière dans l’armée française, ex-attaché militaire au Liban, chef de corps du 1er régiment d’infanterie de marine. Il a aussi poursuivi des activités de recherche: études de crises internationales, rédacteur en chef de la revue Défense… et auteur de livres de référence sur le sujet dont «La guerre au XXe siècle», Hachette 2003; «Les crises internationales, de Pékin à Bagdad», Editions Complexe, 2004 La synthèse des Services américains à propos du nucléaire iranien, rendue publique le 3 décembre, a surpris. Quelques jours après avoir entendu le président Bush ne pas exclure une guerre contre l’Iran pour l’empêcher de se doter de l’arme atomique, le monde apprenait que cette ambition n’existait plus depuis quatre ans, même si l’option d’un armement nucléaire demeurait ouverte à Téhéran. Du coup, toute une politique faite de sanctions, de pressions, de menaces, semblait prise à contre-pied. Comme pour réparer la faute, l’Administration se répandait aussitôt en propos du genre «Rien n’est changé, l’Iran est toujours menaçant». Le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates, expliquait vendredi à Bahreïn que «le danger iranien demeurait». La veille, à Paris, Angela Merkel et le président Sarkozy avaient tenu des propos similaires. Quant à Moscou et à Pékin, on ne les y reprendrait plus! Puisque les Iraniens ne voulaient pas la bombe, que les Américains eux-mêmes le disaient, point n’était plus besoin d’infliger des sanctions à Téhéran, a fortiori d’en inventer de nouvelles. La diplomatie des Etats-Unis a paru frappée d’incohérence. En apparence seulement ! Pareille politique est évidemment voulue. Elle sert un but stratégique, prioritaire et précis, qu’il est urgent d’atteindre avant les prochaines élections présidentielles: s’entendre avec l’Iran pour mieux sortir d’Irak la tête un peu poins basse que redouté, faire en sorte que le résultat de cette guerre inepte ne soit pas totalement catastrophique, replacer «L’empire américain» dans le jeu international multipolaire dont il s’était volontairement et maladroitement exclu en envahissant l’Irak.Il ne s’agit certes pas d’un dysfonctionnement de la machine gouvernementale. Les 16 agences américaines de renseignement, coordonnées par un fidèle de George W. Bush, n’ont pas cherché à empêcher une guerre contre l’Iran en niant sa détermination à se doter de l’arme nucléaire. Les responsables des services d’outre-atlantique sont des fonctionnaires peu portés, par nature et sauf exception, au suicide administratif. Fruit d’une réflexion indépendante, le rapport sur l’Iran a d’abord été remis, comme il se doit, à la Maison-Blanche. Celle-ci, après mûre réflexion et analyse des conséquences possibles, a décidé de diffuser le document.. Le moyen d’une stratégieDans quel but? Premier objectif: expliquer combien la politique iranienne de Washington avait été efficace. La note en effet précise que l’abandon supposé du nucléaire militaire par l’Iran a été le fruit des pressions exercées par les Etats-Unis. Deuxième objectif: envoyer un signal positif à Téhéran. En Irak, on le sait, depuis trois mois, la situation s’améliore: 60% de tués civils et militaires en moins, pertes américaines diminuées des deux tiers, raréfaction des affrontements intercommunautaires, arrêt apparent des livraisons iraniennes d’armes et d’explosifs. Or ces progrès ne sont pas seulement dus au dynamisme des GI’s et à l’intelligence de leur chef, le général Petraeus. Tout à son souhait de voir l’Irak en paix, l’Iran y est aussi pour quelque chose. Cela méritait une récompense. Certes, en ayant terrassé son principal adversaire, Washington avait déjà fait un immense cadeau à l’Iran. Mais ce pays veut plus encore: une influence majeure dans un Irak stabilisé, une vraie considération de la part des Etats-Unis, des pourparlers approfondis et directs avec eux et dans tous les domaines, Irak certes, mais aussi nucléaire, pétrole, Liban, question palestinienne,… sans oublier la levée des sanctions. On n’en est pas encore là. Toutefois, les Etats-Unis ont exprimé à Téhéran leur reconnaissance pour son rôle pacificateur nouveau dans le conflit irakien. Grâce à l’opportune synthèse des services US de renseignement, l’Iran se voit absout du péché d’armement nucléaire en cours de mise au point, et n’a plus à redouter, au moins pour un temps, des bombardements dévastateurs américains. Cependant, les services de renseignement sont généralement prudents. Etant rarement sûrs de leur fait, ils choisissent parfois d’affirmer tout et son contraire. Ainsi la synthèse américaine fait-elle également état d’un programme parallèle à vocation militaire dont on ignore s’il est actif ou non; elle révèle l’importation récente par l’Iran de matières fissiles de qualité militaire; elle souligne la volonté du régime de tenir prêts tous les moyens de fabriquer la bombe s’il en décide ainsi; elle s’inquiète de voir l’Iran disposer de suffisamment d’uranium hautement enrichi pour construire une arme nucléaire avant la fin de la décennie, soit cinq ans plus tôt que prévu auparavant. Enfin tout le monde se demande pourquoi diable les Iraniens s’acharneraient à construire des fusées à longue portée mais, sans doute, peu précises, si ce n’est pour les doter de têtes nucléaires.Nul ne peut donc s’étonner d’entendre les responsables occidentaux continuer de sonner la charge contre une menace iranienne toujours présente, voire aggravée. Napoléon l’avait dit: «On ne juge pas un adversaire sur ses intentions mais sur ses capacités». En attendant, la manœuvre américaine satisfait à peu près tout le monde, Iran compris, à l’exception d’Israël. On saura bientôt si Washington et Téhéran manifestent un vrai désir de s’entendre. Pour une large part, la paix et la sécurité au Moyen-Orient dépendent de cette volonté, la place que laissera George W. Bush dans l’histoire aussi!


Irak-Iran-Etats-Unis, faits et évènements concomitants

Alors que se tenait le 27 novembre 2007 à Annapolis (Etats-Unis) la conférence dite de la paix au Moyen-Orient, l’amiral Sayari, chef d’état-major de la marine iranienne, annonçait la réception d’un nouveau sous-marin ainsi que des manœuvres navales dans le détroit d’Ormuz et le Golfe d’Oman. De son côté, Mohamed Najjar, ministre iranien de la Défense, révélait à Annapolis la mise au point par son pays d’un missile à moyenne portée capable d’atteindre Israël et probablement Moscou.Le même jour, Abdel Aziz al-Hakim, chef du parti irakien chiite le plus puissant et réputé proche de Téhéran, se trouvait à Washington pour négocier le maintien en Irak, une fois la guerre terminée, de bases militaires américaines.Le 4 décembre, lors d’une conférence de presse, le président Bush précisait que les contacts avec l’Iran, d’ordinaire discrets et confidentiels, allaient de l’avant et pourraient être bientôt publics.

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