×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    L'Irak, une priorité pour l’armée US

    Par L'Economiste | Edition N°:2776 Le 14/05/2008 | Partager

    . Le secrétaire américain à la Défense campe sur sa position. Et ce, malgré les protestations de plusieurs responsables militairesLES militaires américains doivent rester concentrés sur l’effort de guerre en Irak malgré les inquiétudes sur la fatigue des forces armées et sur les futures guerres potentielles, a ordonné mardi 13 mai le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates. «Le moral des troupes est bon, tout comme le recrutement et le maintien» des recrues au sein de l’armée, a-t-il souligné. Quant à la possibilité d’un nouveau conflit, «il y a un risque, mais il est gérable», a-t-il affirmé lors d’un discours à Colorado Springs (ouest), à l’institut de réflexion conservateur Heritage Foundation. Ce rappel à l’ordre intervient alors que plusieurs hauts gradés militaires et des parlementaires américains s’alarment ouvertement des déploiements répétés des forces armées américaines, ainsi que de la vulnérabilité des Etats-Unis en cas de nouveau conflit. «J’ai constaté une tendance à ce que l’on pourrait nommer une obsession maladive de la prochaine guerre, cette propension d’une bonne partie de l’état-major de défense à être en faveur de ce qui pourrait être requis lors d’un prochain conflit», a réagi Gates. «Il est vrai qu’il nous serait difficile à l’heure actuelle de lancer une opération conventionnelle majeure», a-t-il reconnu. Mais «les Etats-Unis ont le pouvoir de mettre en échec n’importe quel adversaire auteur d’une agression, que ce soit dans le Golfe, dans la péninsule coréenne ou dans le détroit de Taïwan», a-t-il assuré, en référence à l’Iran, la Corée du Nord et la Chine. En outre, la menace la plus vraisemblable réside dans les conflits de type insurrectionnel, et non entre Etats, comme en Afghanistan ou en Irak, a-t-il insisté.Les acquisitions du Pentagone doivent d’ailleurs être adaptées aux opérations de contre-insurrection, désormais prioritaires.«Tout grand programme d’armement, pour être viable, devra être utile et pertinent dans le cadre des batailles non conventionnelles qui risquent d’occuper le plus les militaires américains dans les décennies à venir», a déclaré Gates. Le secrétaire à la Défense a également rappelé à l’ordre les hauts gradés qui, à l’instar du chef de l’armée de Terre américaine, le général George Casey, dénoncent l’épuisement des troupes, après 5 ans de déploiement ininterrompu en Irak et un long conflit en Afghanistan. «Le risque de mettre trop de pression sur l’armée de Terre est réel. Mais je pense que le risque est beaucoup plus grand, pour cette institution comme pour le pays, si nous devions échouer en Irak. C’est la guerre dans laquelle nous sommes engagés. C’est la guerre que nous devons gagner», a-t-il tranché.


    90.000 hommes supplémentaires

    IL a rappelé que les forces terrestres américaines devaient s’étoffer de plus de 90.000 hommes au cours des cinq prochaines années, et que «le nombre de soldats en Irak va décliner à terme, le débat actuel porte essentiellement sur le rythme» de cette baisse. Quelque 158.000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak. Ce chiffre devrait descendre à 140.000 d’ici le mois de juillet, mais aucun retrait supplémentaire n’est prévu pour l’instant. Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a recommandé en avril un gel d’au moins un mois et demi, à partir de juillet, de la baisse du nombre de soldats américains d’Irak, arguant que les progrès sur place étaient «fragiles et réversibles».Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc