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    Economie

    Liquidités bancaires
    Les raisons de l’assèchement

    Par L'Economiste | Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    . Décélération soutenue des crédits et des dépôts. Par «effet d’éviction», le secteur public ponctionneEternel dilemme macroéconomique! Celui de l’arbitrage entre suffisance de liquidités et maîtrise de l’inflation, chaque objectif tirant de son côté. Car les leviers d’action pour l’amélioration de l’un induisent la détérioration de l’autre.Depuis février 2007, la croissance de la masse monétaire est entrée dans une phase de ralentissement structurel. Résultat: le marché bancaire accuse un manque patent de liquidités. Ce constat ne découle pas que de statistiques. Il est aussi perceptible dans toutes les salles de marché des banques. «Les conditions monétaires actuelles n’ont plus rien à voir avec l’abondance de la période faste, les années 1999 à 2007», constate un trader spécialisé dans le marché monétaire. Quels sont alors les mécanismes derrière cet assèchement qui, s’étalant sur 3 années, est devenu chronique? D’abord le différentiel dépôts/crédits. La croissance des dépôts a connu un tassement marqué, entraîné par les entreprises non financières et le secteur public. «Après s’être établi à 4,6% au cours du premier trimestre 2010, le rythme annuel de progression de l’agrégat M3 est en effet revenu en avril à un niveau historiquement bas, soit 3,9%», analysent les experts de Bank Al-Maghrib dans le rapport sur la politique monétaire. Par composante, les dépôts à terme se sont le plus fortement repliés, passant à -3,6% contre + 20% au deuxième trimestre 2009. Parallèlement, la croissance des crédits a également reculé, lestée par les crédits à la consommation et à l’équipement. Mais cette pente est beaucoup moins raide, ce qui préserve le taux de croissance à un niveau honorable (10,2% en avril). La décélération en soi impacte le niveau des liquidités. Aussi, le secteur public est derrière une part importante de l’assèchement des liquidités: les investissements d’envergure et l’équilibrage du budget aspirent des sommes importantes. Aussi bien auprès des banques, qu’à travers l’émission de bons du Trésor très prisés par les investisseurs. Ce qui mobilise une partie de l’épargne nationale. Les économistes parlent là d’«effet d’éviction». En outre, la baisse des avoirs extérieurs entraîne aussi une ponction importante sur les liquidités. Ceci résulte de la différence entre les achats de devise par les banques commerciales et les cessions de billets de banque étrangers. A ces deux facteurs, s’ajoute, dans une moindre proportion, le reflux de la monnaie fiduciaire qui contribue également à cet état des lieux. Au vu de ces éléments, le statu quo sur le taux directeur serait intenable à moyen terme. D’ailleurs, la banque centrale anticipe déjà une remontée de l’inflation qui devrait se situer autour de 2% en 2011.Othmane ZAKARIA

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