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    Economie

    Liquidités bancaires
    Les opérateurs tancent Bank Al-Maghrib

    Par L'Economiste | Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    . BAM doit intervenir sur de plus longues maturités . Une autre réduction de la réserve obligatoire demandéeLe manque chronique de liquidités dont souffre le secteur bancaire ne devrait pas se résorber dans le court terme. Au contraire, selon les professionnels, le retour à la normale prendra beaucoup de temps. «En attendant, il faut le résorber de manière structurelle et pas seulement ponctuelle», insiste un responsable du marché monétaire. En plus des injections hebdomadaires par le biais des avances à 7 jours au taux de 3,25% de Bank Al-Maghrib, les acteurs requièrent des liquidités sur une période plus longue, à savoir 6 mois à un an afin de pouvoir poursuivre le financement de l’économie. Du côté de la banque centrale, c’est un autre son de cloche. Pour le régulateur, il ne faut pas financer des opérations de portefeuille ou d’actifs financiers avec des ressources à court terme ou au jour le jour. L’action sur le marché monétaire doit, essentiellement, servir aux transactions usuelles et normales de l’activité économique.En parallèle, BAM invite les banques à œuvrer pour faire augmenter l’épargne. A cet égard, les opérateurs déplorent une déperdition de l’épargne au cours de ces dernières années. Leur niveau s’est réduit à 72% dans les ressources des banques. Pour ce faire, l’amélioration du niveau de bancarisation est nécessaire. L’objectif est d’élargir les services bancaires aux populations à moyens et faibles revenus. En somme, BAM les pousse à redoubler d’effort pour proposer divers produits bancaires à même de convenir à tout type de clientèle, afin d’atteindre un taux de bancarisation de 50% à fin 2010. C’est, en partie, pour cette raison qu’Abdellatif Jouahri, gouverneur de BAM a accordé l’agrément à Al-Barid Bank (ABB), la banque postale version marocaine. Sa contribution à l’effort est importante. En effet, ABB dispose déjà d’un nombre important de clients (4 millions) qui devrait passer, à l’horizon 2013, à 6 millions. D’un autre côté, BAM incite les établissements bancaires à aller davantage vers la clientèle MRE en mettant en place des politiques de proximité adéquates. Des politiques qui ont commencés à donner des résultats.Par ailleurs, la banque centrale milite pour une promotion des produits d’épargne long terme. BAM vise la réduction du coefficient d’emploi du secteur qui atteint 100%, en raison d’une épargne qui fait défaut. Autre solution pour résorber le déficit, la réduction de la réserve obligatoire qui représente 6% de la valeur journalière des trésoreries bancaires. D’ailleurs, certains militent pour sa disparition. Toujours est-il, une réduction de la réserve d’au moins 4 points pourrait soulager les trésoreries bancaires puisqu’elle représenterait, selon un banquier, près de 20 milliards de DH. A ce titre, les autorités monétaires n’excluent pas une énième baisse de la réserve obligatoire. Pour rappel, BAM en a déjà réduit le taux de 16 à 6%, entre 2009 et 2010, libérant aux banques de manière ponctuelle un montant global de 33 milliards de DH. Cela semble, toutefois, ne pas avoir suffi. Attention, il ne faut pas relâcher les efforts, pour autant!M.A.B.

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