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    Economie

    Lionel Jospin: Agenda chargé

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    Rencontre avec la CGEM, rapprochement entre l'ONE et EDF, encouragement des écoles françaises autofinancées... La visite de M. Lionel Jospin au Maroc ne sera pas de tout repos.


    Beaucoup d'éclat aura été donné à la visite au Maroc de M. Lionel Jospin, Premier ministre français. Outre une délégation de 60 journalistes qui l'accompagne, ce voyage a été minutieusement préparé au point qu'une réunion eut lieu à la Primature marocaine quelques heures avant son arrivée. De part et d'autre, l'on s'affairait pour donner du relief à ce premier rendez-vous: «La réunion annuelle franco-marocaine des chefs de gouvernement» initiée par les deux chefs d'Etat. C'est ainsi que chacun a mis la main à la pâte avec des rencontres d'experts chargés de déblayer le terrain. Peu d'informations ont filtré sur les résultats de leur travail. Une source très proche du dossier affirme qu'à «la veille de l'arrivée l'ordre du jour précis n'était pas encore définitivement arrêté. Des réunions de cadrage sont donc nécessaires pour affiner les dossiers dans les détails».

    La Chancellerie française à Rabat préfère parler de visite de confirmation préparée par «les trois mousquetaires français» que sont Mme Isabelle Guigou, garde des Sceaux, M. Hubert Védrine, ministre des Affaires Etrangères, et M. Dominique Strauss-Kahn, ministre de l'Economie et des Finances. Il s'agira donc de dresser le bilan de la coopération bilatérale. D'ailleurs, la France a été classée premier partenaire étranger pour l'investissement industriel en 1996. Elle a drainé pas moins de 39% des montants investis. La même source place cette visite dans le cadre de l'institutionnalisation du dialogue politique.
    A l'heure où nous mettions sous presse, hormis les supputations qui vont bon train, les seules informations qui ont filtré sont à prendre au conditionnel.

    Eviter une répétition de Jorf Lasfar


    Certaines ont trait au secteur énergétique. M. Edmond Alphandéry, patron d'EDF, est dans les souliers de M. Jospin. Il ne doit pas avoir jusqu'ici digéré la couleuvre du grand marché de Jorf Lasfar qui lui a glissé entre les doigts au profit du groupement ABB-CMS. Le montant de cette transaction s'élevait à 1,8 milliard de Dollars... Il a donc tiré la leçon et devra signer avec son partenaire de référence l'ONE un accord sur l'étude de faisabilité d'une coopération plus large et plus soutenue. Derrière ces termes diplomatiques se profile le projet d'une centrale thermique à cycles combinés sur l'Oued de Tahaddart, entre Tanger et Larache dans le Nord du Maroc (voir article page 40). Le montant du projet est d'environ 300 millions de Dollars. Une expérience similaire a déjà été réalisée à Souss en Tunisie. Le choix de ce site présente l'avantage d'être à la fois proche du gazoduc et de l'interconnexion électrique avec l'Espagne.

    Mais ce qui est sûr, c'est que le programme de la visite de M. Jospin connaîtra des moments forts, notamment lors de la rencontre avec la CGEM présidée par M. Strauss-Kahn.
    Mme Martine Aubry, ministre de l'Emploi et des Affaires Sociales, fait partie du cortège. Sa conception de la création des emplois diffère avec celle de son homologue marocain, M. Mourad Chérif, qui prévoit l'insertion dans les entreprises de 20.000 jeunes en 1998 par le biais de son programme «emplois-jeunes». Sa formule repose sur l'allégement des charges patronales dans l'espoir de voir les entreprises intégrer les stagiaires au bout de 18 mois. La vision de la fille de M. Jacques Delors suit une logique: créer les emplois en créant les besoins dans le secteur public et particulièrement les collectivités locales. Mme Aubry ne manquera pas d'évoquer la question de l'immigration actuellement au centre des débats même si la France a confié son traitement au Ministère de l'Intérieur.

    L'enseignement du français au Maroc sera l'autre point fort. Eprouvant des difficultés à satisfaire la demande marocaine, Mme Ségolène Royal, ministre de l'Enseignement Scolaire, aura tout le loisir d'encourager la multiplication d'établissements financés par les parents d'élèves. Deux établissements ont déjà ouvert à Rabat et à Agadir cette année. M. Jospin visitera le lycée Louis Massignon à Casablanca, premier établissement du genre pourtant inauguré il y a deux ans. Il se rendra également sur le chantier de Sala El Jadida avec M. Martin Bouygues.
    Les télécommunications ne sont pas en reste. La présence de M. Michel Bon (France Télécom) servira à marquer l'intérêt de son groupe dans le processus de déréglementation du secteur.

    Mohamed CHAOUI

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