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    L'informatique s'introduit dans la confection

    Par L'Economiste | Edition N°:103 Le 11/11/1993 | Partager

    Les systèmes informatiques présentent de bonnes perspectives de développement dans le secteur de la confection. Le marché est encore à ses balbutiements. Les sociétés qui commercialisent ces systèmes de conception assistée par ordinateur, représentées sur le marché local, envisagent d'installer des structures à demeure.

    Parmi les exposants au Vetma, deux "constructeurs" informatiques proposent aux entreprises de confection des systèmes de conception assistée par ordinateur.

    Ces deux spécialistes (l'un français, l'autre américain) des systèmes informatiques sont représentés au Maroc.

    Lectra Systèmes, le bordelais, a créé sa filiale au Maroc depuis environ 5 ans. Le second, plus récemment représenté (2 ans) par Easi Mag, est l'américain Gerber Garment Technology (GGT).

    Chaque antenne située sur place dispose d'une équipe pour assurer la formation sur le matériel et la maintenance.

    Lectra Systèmes conçoit, fabrique et commercialise des systèmes de conception assistée par ordinateur, de gestion de production, de coupe automatique et de fabrication assistée par ordinateur (FAO).

    Gerber fabrique uniquement les logiciels et recourt aux ordinateurs Hewlett Packard Lectra (deuxième constructeur mondial).

    Selon les représentants de Gerber, cette "spécialisation" permet à l'entreprise de suivre l'évolution des constructeurs informatiques et donc de proposer des logiciels constamment mis à jour.

    Les systèmes commercialisés sur le marché local commencent à partir du modélisme en passant par la digit, la création de modèles, éventuellement l'étape intermédiaire qui est la modification du patronage, puis le placement et le tracé.

    Retour d'investissement: 6 ans au Maroc, 1 an en France

    Pour leur part, les usines marocaines préfèrent la coupe électronique et semi-automatique aux système entièrement automatisés.

    Gerber qui se présente comme le spécialiste de la coupe automatique (25 ans d'expérience), souligne que le marché marocain n'est pas encore prêt à recourir à ce procédé. En effet, des calculs réalisés pour une société de confection ont démontré que le retour d'investissement d'une machine de coupe automatique s'effectuerait sur à peu près 6 ans. En France, où la coupe automatique est utilisée depuis 12/14 ans, le matériel est amorti en une année. Les entreprises de confection marocaines recourent davantage à la coupe électronique ou semi-automatique selon les professionnels.

    Lectra Systèmes conforte cette opinion en affirmant qu'il n'y a pas, à ce jour, une seule entreprise de confection qui soit équipée en coupe automatique. Pour ce matériel les prix varient entre 700.000FF et 3 millions de FF.

    Pour une idée plus concrète sur l'importance de ces deux sociétés, quelques données chiffrées méritent d'être citées.

    60 entreprises équipées au Maroc

    Sur le plan mondial, et selon le représentant de Gerber, GGT compte quelque 6.000 clients. Il positionne son concurrent Lectra Systèmes à un niveau équivalent. Sur le marché français, la société bordelaise arrive en tête avec un portefeuille de quelque 400 clients alors que l'américain en possède 200.

    Sur le marché marocain enfin, Lectra Systèmes, présent depuis cinq ans, a fourni une quarantaine d'entreprises tandis que Gerber, représenté depuis 2 ans sur le marché local, en a équipé une dizaine.

    Les systèmes CAO sont destinés aussi bien aux entreprises de confection qu'aux industries du cuir. Ce dernier secteur, qualifié de plus réfractaire à l'outil informatique, fait davantage appel aux techniques artisanales.

    La confection manifeste un intérêt plus marqué pour ces systèmes. Présents depuis les trois dernières éditions au Vetma, les deux fournisseurs de systèmes confirment une évolution des mentalités dans ce secteur. "Les systèmes CAO sont associés à la qualité. Evolution presqu'obligée parce que l'entrepreneur est confronté à des problèmes de prix, de qualité, de délai".

    Pour cela, la CAO est présentée comme un outil qui permet d'activer le processus à tous les stades de la fabrication. Elle est en même temps présentée comme un outil qui répond à une qualité de plus en plus élevée.

    Les systèmes comprennent des configurations de toutes sortes et donc différentes les unes des autres selon le profil des entreprises utilisatrices, les articles confectionnés, leur qualité.

    Les prix pratiqués sont fonction de tous ces paramètres. Chez Lectra Systèmes, pour une configuration complète mais aussi la plus simple, le coût est d'environ 180.000FF. Chez Gerber, les systèmes sont commercialisés a partir de 160.000FF et vont pour des systèmes plus rapides jusqu'à 250.000, 300.000 et même 500.000FF.

    La configuration la plus simple comprend un écran, une base de données, un digitaliseur et un traceur.

    Bien entendu, le prix de 160.000FF tient compte d'un calculateur très petit et, à titre d'exemple, destiné à une entreprise de confection qui emploie un effectif de 50 personnes. Au delà, il est conseillé de travailler sur des systèmes multitâches avec de gros disques et des bases de données plus larges.

    N.H.

    Ballon d'essais suédois au Vetma

    LA délégation suédoise invitée par Espod au Vetma n'est autre que SwedeCorp (Swedish International Entreprise Development Corporation), office chargé du développement international des entreprises dans les pays en développement et en Europe centrale et de l'Est.

    Cette délégation, pour une semaine au Maroc, comprend un groupe de consultants venus conseiller les entreprises locales sur le marché suédois. Cet organisme officiel se propose d'aider les exportateurs qui cherchent des contacts en Suède. Leur base de données comprend 8.000 entreprises. Les entreprises visées sont en particulier celles dont l'activité coiffe les accessoires, la décoration d'intérieur et la confection. Pour assumer cette mission, SwedeCorp gère un projet de commercialisation et d'information appelé Africa Next. Ce dernier, comme son nom l'indique, est chargé de promouvoir l'image de l'Afrique auprès des Suédois.

    Pendant le séminaire, les membres de SwedeCorp ont passé sommairement en revue les possibilités d'exporter vers la Suède, en particulier le marché suédois de la confection ainsi que les tendances de la mode des années 90.

    Sur le marché suédois, le secteur du textile et de la confection prédomine. La Suède se présente comme un - grand importateur et affirme posséder les plus importantes chaînes de distribution. Elle exporte essentiellement sur l'Europe. Elle s'approvisionne principalement en Asie et au Portugal des articles moyen et bas de gamme. Le consommateur suédois est habitué à des prix bas. S'agissant des tendances de la mode 1994/1995, l'intervenant d'Africa Next les résume en 4 mots-clefs. Le premier est un changement net par rapport à ce qui a gouverné les années 1980. Ainsi, les articles seront, soit franchement féminins et doux, soit franchement masculins. Le second mot est diktat. Il entend par là que dans chaque groupe social il existe des règles strictes qui sont appelées à s'accentuer. Le troisième est l'esthétique qui se traduirait par le passage d'une période où il y avait une multitude de tendances à une période où la notion de beauté prime. Enfin le quatrième mot est la pédagogie dans le choix des articles et la gamme de coloris.

    N.H.

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