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Economie

L'impact des pluies sur les infrastructures : Les Travaux Publics évaluent les dégâts

Par L'Economiste | Edition N°:222 Le 21/03/1996 | Partager

Un rapport sur l'impact des pluies des deux derniers mois sur les infrastructures détaille les dégâts. Le rétablissement coûtera 280 millions de DH.


"Il est inadmissible qu'une autoroute soit coupée!". M. Abdelaziz Meziane Belfkih, ministre des Travaux Publics, ne mâche pas ses mots. Son exigence à l'égard de ses services est illustrée par la publication d'un rapport de 150 pages qui fait le bilan de l'impact des intempéries enregistrées en janvier et février sur les infrastructures routières, portuaires, des barrages et de l'eau potable. Ce document, présenté lors d'une conférence de presse vendredi 15 mars, fait ressortir l'ampleur des dégâts dus aux inondations diagnostiqués par des missions d'inspection dépêchées sur le terrain.
C'est ainsi que les conditions climatiques qualifiées "d'exceptionnelles" ont placé 20.000 km de routes revêtues (en dehors des zones urbaines) sous la pluie et la neige pendant 45 jours. Sur ce réseau, les services du Ministère avaient répertorié 170 coupures produites en 134 points sur les deux premiers mois de cette année. Bien que ces interruptions aient concerné 27 provinces, il a fallu un délai variant entre un et quatre jours pour réouvrir plus de 70% du réseau à la circulation. Le rétablissement du trafic n'a été possible que par le déplacement d'engins et de matériels des travaux publics, parfois de zones non touchées. Parallèlement à ces interventions directes sur les sites endommagés, d'autres mesures ont été prises pour décongestionner et faciliter la circulation des véhicules. C'est ainsi que le tronçon de l'autoroute Kénitra-Larache, encore en chantier, a été provisoirement ouvert au trafic.

Les ports restés ouverts

Quant aux infrastructures portuaires, le rapport note que les ouvrages de défense portuaire ont résisté aux assauts répétés et prolongés des houles exceptionnelles. Les ports n'ont subi que rarement des consignations, du reste limitées à quelques jours. Celui de Casablanca, n'ayant subi aucune consignation, a vu son activité ralentie pendant quelques jours. D'ailleurs, l'ouverture d'un nouveau terminal à conteneurs a été anticipée.
Les barrages ont enregistré un record historique au niveau du volume de remplissage atteignant ainsi 7 milliards de mètres cubes, contre 2,9 milliards l'année dernière. C'est ainsi que, sur 34 barrages, 10 sont remplis à 100% et 22 à plus de 80% de leur capacité.
Si ces ouvrages s'avèrent indispensables en période de sécheresse, ils présentent, en périodes de forte pluviométrie, l'avantage de protéger contre les crues. Le cas du barrage Al Wahda est cité en exemple. Sa mise en service l'année prochaine protègera incontestablement la plaine du Gharb contre les crues de l'Oued Ouergha.

De même, la situation des eaux souterraines, qui avait enregistré une baisse consécutive à la sécheresse, s'est nettement améliorée. Les nappes ont remonté d'un niveau variant entre quelques centimètres et 27 mètres comme c'est le cas de Taza.
Tout ce volume de réserves permettra, en cas de sécheresse, d'assurer une alimentation normale des villes en eau potable pour une durée de cinq ans, indique le ministre des Travaux Publics. D'ailleurs, le rapport précise que les stations de l'ONEP ont continué à fournir une eau potable de qualité (sauf pour des cas isolés et vite maîtrisés) malgré les apports massifs d'eaux troubles.
Le coût des travaux de rétablissement est estimé à 280 millions de DH, un peu plus que le montant dépensé pour l'alimentation en eau potable de la région de Tanger pendant le deuxième semestre de l'année dernière.

Vers un système d'alerte optimum

Pour sa part, le réseau d'observation météorologique (mis à contribution pour la réalisation de ce rapport) devra également être renforcé afin de compléter la couverture radar, créer d'autres stations pour le réseau maritime et mettre en place un système de détection des orages et d'alerte optimum.
D'autres enseignements ont été tirés de cet état des lieux qui tendent à améliorer la prévention par des inspections systématiques des réseaux routiers à la veille de saisons pluviales. L'autre leçon tirée de ce bilan consiste à éviter de séparer à l'avenir les études de la conception et de l'exécution des projets. Y figure l'élaboration d'un guide d'actions à entreprendre dans les situations d'inondations ou d'autres catastrophes naturelles.
Outre une multitude de graphiques, ce rapport contient des photographies en quadrichromie des routes endommagées. Leur légende en dit long sur la nature des dégradations: déstabilisation du remblai, accotement emporté par les crues, sapement des berges de la chaussée, affaissement de la moitié de la chaussée, route coupée par une coulée boueuse, affouillement de la fondation d'un pont, glissières de sécurité détruites... En annexes figure le détail des coupures du réseau routier, ses causes, la nature et le montant du rétablissement.

Mohamed CHAOUI

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