×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Economie

Libre-échange Maroc-USA: Tout dépendra des réformes structurelles

Par L'Economiste | Edition N°:1412 Le 10/12/2002 | Partager

. Les gains apportés par l'accord dépendront de l'amélioration de l'environnement des affaires. Les attentes des multinationales américaines installées au Maroc: code du travail, justice, propriété intellectuelle et éducation Outre sa dimension “politique et stratégique”, l'accord de libre-échange maroco-américain engendrerait des «bénéfices majeurs« entre les deux pays, soutient Carl Dawson, directeur exécutif de la Chambre de Commerce américaine au Maroc (AmCham). Selon lui, il ouvrirait des opportunités d'affaires aux investisseurs américains dans des secteurs aussi divers que le tourisme, les transports, l'énergie, les assurances et les finances, etc. Côté marocain, il se traduirait par la croissance économique, l'amélioration du niveau de vie et la création d'emplois. C'est du moins les projections de la Chambre américaine de Commerce au Maroc. L'impact de cet accord sera jugé à l'aune de la dynamisation des échanges commerciaux et la stimulation des investissements américains au Maroc, analyse Carl Dawson. Les choses ne sont pas aussi mécaniques qu'il y paraît. L'accès au vaste et exigeant marché américain implique de la part des entreprises marocaines un certain nombre d'ajustements aussi bien qualitatifs que quantitatifs. Pour tout ce qui touche à l'alimentaire au sens global, il faudra relever le défi des barrières érigées par la FDA, le puissant gendarme de la sécurité alimentaire aux Etats-Unis. . L'effet dimensionDans certains domaines, les standards sont tellement draconiens qu'il faudra un gros effort de mise en harmonie de la part des firmes qui voudront vendre sur le marché américain. Dans d'autres en revanche, il faut compter avec la variable dimension. Outre l'aptitude à se projeter sur des contrées lointaines (ce qui suppose une excellente maîtrise sur le plan logistique), la taille est un facteur crucial tant l'essentiel de la population des entreprises marocaines est composé de PME, voire de TPE (toutes petites entreprises). La capacité d'offre et de production doit être à l'image de la taille de cet immense marché. Dans un domaine comme la confection-textile par exemple où les commandes se déclinent en millions d'unités, c'est un élément qui compte.Marcos Arrobas, directeur général de Jordache, déclare que la conclusion de l'accord ne profitera pas au secteur du textile tant que les prix du tissu restent à leur niveau actuel. Même en supposant que l'on achète des pays africains, les prix sont deux fois plus élevés que ceux du marché de l'Asie, même en l'absence des droits de douane. Pour lui, une période d'adaptation de 3 à 4 ans serait nécessaire, le temps que d'autres investisseurs américains s'installent au Maroc.Un autre chef d'entreprise, qui a requis l'anonymat, estime lui que «la conclusion de l'ALE présentera des avantages tant pour les Marocains que pour les Américains mais qui seront tributaires de l'accélération des réformes législatives et la pour-suite de la restructuration industrielle«.Dans une des études, la direction de la Politique économique générale du ministère des Finances affirme que le Maroc, en dépit de la faiblesse de la part de marché qu'il représente pour les Américains, peut s'ériger en zone industrielle attractive pour les sociétés américaines qui cherchent un accès préférentiel à l'Union européenne. Les Américains s'intéressent actuellement à deux secteurs: l'entrée dans le capital des assurances et l'investissement dans le secteur agricole. En ce qui concerne les échanges commerciaux entre Rabat et Washington, ils devraient augmenter d'un milliard de dollars selon le pronostic de Donald Evans, secrétaire américain au Commerce, qui avait rencontré les autorités marocaines il y a quelques jours. A fin juillet 2002, les exportations vers les Etats-Unis sont estimées à 454,37 millions de dollars tandis que les importations se sont limitées à 222,35 millions de dollars.De leur côté, les investisseurs américains déclarent leur soutien ferme à la réalisation de cet accord en exigeant une amélioration du climat de l'investissement au Maroc, surtout en ce qui concerne un système de justice transparent et efficace, une atmosphère de travail sereine et un enseignement adapté aux besoins de l'entreprise.Nombre d'entreprises ont déjà évalué leurs attentes par rapport à l'ALE. La Moroccan National Food Company profiterait de l'élimination d'un droit de douane marocain de 100% sur ses importations de fromage mozzarella en ouvrant 16 nouveaux magasins, créant 400 emplois directs. CMS Energy, qui gère la Jorf Lasfar Energy Company, considère le futur ALE comme un élément d'incitation à l'égard des investisseurs étrangers, garantissant la réussite du parc industriel de Jorf Lasfar. Quant à la société pharmaceutique Cooper Maroc, qui vise déjà le marché américain, elle verrait ses projets d'exportation renforcés par l'ALE et pourrait même envisager des partenariats avec des homologues américains.Dans un rapport transmis récemment au bureau du représentant des Etats-unis pour le Commerce international, la Chambre de Commerce américaine au Maroc a présenté son évaluation du futur accord de libre-d'échange ALE maroco-américain. Les multinationales américaines installées au Maroc adhèrent à cet accord car celui-ci «ouvrira de nouvelles perspectives commerciales pour la création de nouvelles opportunités d'emplois et la promotion de l'investissement«. Mais elles n'y vont pas les yeux fermés. Les sociétés américaines attendent des autorités marocaines de mettre en oeuvre des réformes structurelles dans des domaines qui entravent l'investissement. Dans leur communiqué, leurs représentants adoptent un ton diplomatique: «La réussite de cet accord est tributaire de l'amé-lioration de l'environnement des affaires au Maroc«. Avant de poursuivre: «Les investisseurs aspirent à un code du travail équilibré et cohérent, un système de justice transparent et efficace, le respect de la propriété intellectuelle et un système d'éducation qui réponde plus étroitement aux besoins des entreprises«.Les 120 entreprises américaines présentes au Maroc, poursuit le rapport, estiment que l'ALE leur permettra de développer des affaires et partant créer de nouveaux emplois directs et indirects et de renforcer la présence des entreprises américaines au Maroc.Le rapport indique également que ces sociétés, dont les investissements s'élèvent à 600 millions de dollars, ont créé plus de 90.000 emplois directs et indirects dans divers secteurs d'activité, allant des télécommunications aux produits pharma-ceutiques en passant par l'habillement, les produits de grande consommation et la restauration rapide. Nadia EL BAHY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc