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Liban/Israël: Aucun signe concret d’une trêve

Par L'Economiste | Edition N°:2321 Le 18/07/2006 | Partager

. Evacuations en masse des étrangers par leurs ambassades . L’ONU veut mettre en place une force internationale de stabilisation. Israël évolue vers une solution diplomatique, le Hezbollah ne démord pasLe Liban a continué lundi 17 juillet d’être la cible de raids israéliens dévastateurs après les menaces d’Israël d’une riposte dure aux tirs de roquettes du Hezbollah qui a de nouveau visé la ville de Haïfa, sans aucun signe concret d’une pause dans le conflit. Au sixième jour de l’offensive israélienne, l’armée a intensifié ses raids contre de nombreux objectifs au Liban dont le port de Beyrouth, tuant au moins 25 personnes dont des soldats, alors que le Hezbollah a tiré des dizaines de roquettes sur le nord d’Israël, notamment sur Haïfa, troisième ville du pays. Les gouvernements étrangers ont lancé des opérations d’évacuation à grande échelle de leurs ressortissants, de crainte d’un embrasement général malgré des multiples appels au cessez-le-feu. Depuis Saint-Pétersbourg, le SG de l’ONU Kofi Annan a demandé à toutes les parties de conclure une trêve pour permettre la mise en place d’»une force internationale de stabilisation» à la frontière israélo-libanaise. Il a dit attendre un rapport d’une équipe de l’ONU actuellement à Beyrouth vers la fin de la semaine sur les progrès accomplis. Le Premier ministre français Dominique de Villepin devait aussi se rendre dans la journée d’hier à Beyrouth pour exprimer «le soutien de la France» au peuple libanais et rencontrer son homologue Fouad Siniora qui a déclaré le Liban «pays sinistré». Si rien ne montre sur le terrain que l’intensité des attaques israéliennes contre le Liban faiblit, le ton en Israël ces dernières heures semble néanmoins révéler une certaine évolution de l’approche israélienne en ce qui concerne une solution diplomatique.»Lorsque j’entends ce qui se passe (civils tués en Israël), mon instinct me pousse à tout casser mais mon esprit, ma raison, me forcent à agir avec responsabilité car en fin de compte, les combats vont se terminer grâce à la diplomatie avec des Etats amis avec lesquels nous sommes en contact», a dit le Premier ministre Ehud Olmert à ses ministres selon les médias. Le ministre israélien de la Défense Amir Peretz a affirmé que son pays «accepterait uniquement un déploiement de l’armée libanaise» à la frontière internationale, redisant que l’armée ne tolérerait pas le retour dans ce secteur des combattants du Hezbollah. L’opération israélienne, la pire depuis l’invasion du Liban en 1982, a coûté la vie à au moins 164 civils et à 12 soldats, et blessé plus de 400 personnes depuis son lancement le 12 juillet en riposte à la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah et la mort de huit autres à la frontière. Le Conseil de sécurité de l’ONU devait reprendre hier ses consultations au lendemain de l’appel des dirigeants du G8 réunis à Saint-Pétersbourg à tous les protagonistes à cesser les hostilités pour enrayer la spirale de la violence au Proche-Orient. Mais sur le terrain le conflit continue. L’aviation israélienne a mené une soixantaine de raids au Liban contre des positions et institutions du Hezbollah, des dépôts d’essence, des stations radars, des bases de l’armée libanaise, des ponts et des routes, ainsi qu’une nouvelle fois le port de Beyrouth, selon des sources policières. Les bombardements ont continué à viser la banlieue sud de Beyrouth, où se trouve le QG du commandement du Hezbollah qui a été complètement détruit. En Israël, trois personnes ont été blessées dans le village de Talel par les tirs d’une quinzaine de roquettes à partir du Liban sur le nord du territoire israélien, a indiqué l’armée. Des roquettes se sont abattues à Saint Jean d’Acre et pour la première fois près des villes d’Afoula et de Nazareth. La ville de Haïfa a été de nouveau visée, au lendemain d’une attaque aux roquettes qui y a atteint un dépôt ferroviaire tuant huit civils. Au total, 12 personnes ont péri en Israël dans les tirs de roquettes. Entre-temps, les opérations d’évacuation ont été lancées par plusieurs ambassades occidentales de leurs ressortissants, après la fermeture de l’aéroport international de Beyrouth, bombardé à maintes reprises. Israël a affirmé coordonner avec les Etats-Unis et l’Union européenne l’évacuation des étrangers du Liban, où son armée impose un blocus aérien et maritime et bombarde la principale route qui mène de Beyrouth à Damas utilisée par les étrangers ou les Libanais pour prendre la fuite. Les premiers Français doivent être évacués le 17 juillet par un ferry affrété par la France pour rapatrier ses 20.000 ressortissants, résidents ou touristes. Il doit évacuer quelque 900 Français et 300 ressortissants de pays européens. Allemands, Russes, Britanniques, Danois, Suédois et Américains sont aussi concernés par les opérations d’évacuation de leurs pays respectifs. L’ONU envisage de faire évacuer les familles de son personnel au Liban. «Nous allons utiliser tous les moyens» dans la confrontation avec Israël, a lancé dimanche 16 juillet le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. «Puisque l’ennemi n’observe plus de ligne rouge, nous n’avons plus de ligne rouge non plus», a-t-il averti, après avoir déclaré la veille»une guerre ouverte» à Israël. Depuis le retrait israélien du Liban sud en 2000, les combattants du Hezbollah sont déployés à la frontière avec Israël. Une résolution de l’ONU adoptée en 2004 appelle au désarmement du Hezbollah. L’armée israélienne mène par ailleurs une offensive militaire dans la bande de Gaza où deux Palestiniens ont été tués lundi portant à au moins 85 morts le bilan de cette opération destinée à retrouver un soldat israélien capturé par des groupes armés palestiniens le 25 juin. Le sud d’Israël a été en outre la cible de roquettes tirées à partir de la bande de Gaza.


Des usines libanaises pilonnées

La plus importante usine de produits laitiers au Liban a été bombardée par l’aviation israélienne durant la nuit de dimanche à lundi, a constaté un correspondant de l’AFP. Située dans la plaine de la Bekaa, l’usine Liban-Lait, qui fabrique sous licence de la société française Candia, a été complètement détruite et incendiée. «Le monde doit savoir qu’il y a de la part d’Israël une volonté délibérée de détruire l’économie, sous prétexte de vouloir éliminer le Hezbollah», a commenté Nabil de Freige un des propriétaires de cette usine. Il a évalué les pertes à 10 millions de dollars. Les bombardements israéliens n’ont pas épargné non plus une usine de papiers ménagers, qui produit sous la marque Fine à dix km au sud-est de Saïda. Des stations d’essence ont également été incendiées lors des raids israéliens. De nombreux ponts et routes ont été systématiquement pilonnés pour empêcher, selon Israël, la circulation des combattants du Hezbollah, ainsi que des habitations, au Liban sud et dans la banlieue sud, bastion du parti chiite. Ces raids ont entraîné un exode massif de réfugiés libanais.


Aide financière arabe

Les Emirats arabes unis ont annoncé le 17 juillet une aide de 20 millions de dollars au Liban, portant à 90 millions de dollars (l’Arabie saoudite et le Koweït avec respectivement 50 et 20 millions de dollars) l’assistance promise par trois monarchies pétrolières du Golfe après un appel à l’aide internationale lancé par le Liban. Les Emirats ont également fait don de 24 ambulances équipées au profit du Liban pour «secourir les victimes et les blessés de l’agression israélienne continue contre le peuple libanais frère». Les pertes économiques au Liban sont estimées à plus d’un demi-milliard de dollars depuis le début de l’offensive.Synthèse L’Economiste

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