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    Economie

    L'hypothétique parc industriel du cuir

    Par L'Economiste | Edition N°:467 Le 19/03/1999 | Partager

    · Pas de financement concret, juste des promesses

    · L'étude est en instance depuis deux ans

    · Dissonances dans les associations professionnelles


    A quand le parc industriel pour l'industrie du cuir? La création d'une zone industrielle néanmoins nécessaire dans ce secteur reste toujours en suspens. Pourtant, elle désengorgerait les problèmes de pollution et de rejets chimiques générés par les tanneries. Mais aussi elle aiderait à faire décoller le secteur et attirer les investisseurs étrangers. Les associations de maroquiniers, de tanneurs et même de chausseurs se démènent pour obtenir des financements afin d'entamer une étude de faisabilité du projet. Mais après avoir «frappé» à plusieurs portes, ils n'ont reçu que de vagues promesses. Le projet, établi depuis 1993, est en instance depuis deux ans dans les bureaux du Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (MICA).
    «Pour l'instant nous n'avons que des promesses de financement pour l'étude de faisabilité du projet», confie à L'Economiste M. Bennacer Tachafaït, directeur général de l'Association Marocaine des Tanneurs. Elles émanent aussi bien de la part du Ministère de l'Industrie et de celui de l'Environnement que de l'Assomac (Association des Equipementiers Italiens de la Chaussure).

    Stade embryonnaire


    Mais ce ne sont pas les seules incertitudes qui pèsent sur ce projet. La Fédération des Industries du Cuir (Fedic) et l'Association Marocaine des Tanneries et Mégisseries ne sont pas sur la même longueur d'ondes sur la question du parc industriel. Alors qu'un membre de la Fedic et de l'Association avance l'imminence du projet du centre industriel avec situation géographique du terrain et palette d'équipements à l'appui, que le directeur général de l'Association des Tanneries Mégisseries explique que le terrain est encore classé site agricole et que la procédure de déclassement n'a pas encore abouti. «Elle est sur le bureau du gouverneur de Zenata», précise M. Tachafaït. «De surcroît, il n'y pas encore de financement concret», ajoute-t-il. Le projet est encore au stade embryonnaire.
    Par ailleurs, l'installation de ce parc résoudrait de nombreux problèmes, tant au niveau de l'environnement qu'au niveau industriel. En fait, c'est l'endroit rêvé pour toutes les entreprises de tannerie et de transformation du cuir. Sous forme de coopérative, ce complexe industriel intégré, qui comprend aussi des habitations, offrira aux entreprises une gamme diversifiée de solutions. Dans ce sens, la Fedic compte mettre en place un service d'accueil et de facilitation aux entreprises désirant implanter leurs unités au sein du parc industriel. Elle offre également une assistance aux jeunes créateurs d'entreprises liées à la filière cuir ainsi q'un service d'information permanente et de mise en relations partenariales.
    Maintenant, il ne reste plus qu'à espérer que le financement du parc soit enfin attribué pour répondre aux desiderata du secteur.


    Ce que serait le site...


    SI les problèmes fonciers et le financement du terrain sont réglés, le terrain prévu pour la réalisation de ce centre devrait occuper une superficie de 150 à 200 ha. Il est situé à moins d'une demi-heure de Casablanca et à 12 minutes de l'Aéroport Mohammed V. Sa proximité du barrage El Oued El Maleh constituera un palliatif au cas où la nappe phréatique se tarirait et fera de ce dernier le récipient des eaux usées après traitement, précise une note de présentation émanant de la Fedic. Dans ce parc, la Fedic prévoit l'aménagement d'une station d'épuration pour les rejets par un traitement physique, chimique et biologique pour faciliter le recyclage des eaux dans le secteur agricole. Une unité industrielle devrait être installée afin de recycler les déchets des peaux brutes non traitées destinées à l'alimentation du bétail. La Fedic compte également recycler les dérayures et les chutes tannées pour en faire du synderme.

    Radia LAHLOU

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