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    Levée de l'embargo sur la Libye: Euphorie chez des textiliens marocains

    Par L'Economiste | Edition N°:482 Le 09/04/1999 | Partager

    · Le pays de Kadhafi reste le premier débouché arabe pour les exportations marocaines
    · Négociations entre Asmex, Corral et l'Administration pour financer les achats d'hydrocarbures


    "La levée de l'embargo sur la Libye est une grande joie". Pour M. Abedennour Khaliss, directeur commercial de la société de filature casablancaise "Filaine", le dénouement du conflit de Lockerbie est venu à point nommé pour donner un coup de pouce à ses exportations vers cette destination. Et pour cause, presque 100% de son chiffre d'affaires à l'export est réalisé sur ce pays arabe. En fait, l'avènement de l'embargo était un véritable coup de massue pour quelques entreprises marocaines et notamment celles opérant dans le textile. "La part de marché libyen était beaucoup plus élevée avant l'embargo, car celui-ci, s'il ne freinait pas les expéditions, il augmentait les tracasseries administratives et logistiques", affirme un industriel casablancais spécialisé dans le tissu d'ameublement.

    1,2 milliard de DH en 1997


    Plusieurs autres entrepreneurs partagent cette opinion et scrutent aujourd'hui scrupuleusement l'issue de la levée de l'embargo.
    Car le marché libyen, quoique contrôlé d'une main de fer par des coopératives étatiques, "les tacharoukiate", restent l'un des marchés arabes les plus porteurs. Ainsi, la Libye a été en 1997, malgré l'embargo, le premier débouché arabe des exportations marocaines. Les produits textiles occupent le haut du pavé. A leurs côtés, figurent aussi l'agro-alimentaire, les accessoires automobiles, le matériel électrique et autres équipements pour le bâtiment. Selon les statistiques de l'Office des Changes, les recettes générées au cours de la même année ont avoisiné près de 1,2 milliard de DH. Mais c'est la levée de l'embargo qui devrait indéniablement doper ce chiffre en simplifiant les procédures et en raccourcissant les délais de livraison. "A condition toutefois que la diplomatie marocaine pénètre dans la brèche et émette des signes forts en direction de la Libye, à l'instar des autres pays qui lui font la cour", indique un industriel marocain. Mais pour l'instant, et à l'heure où nous mettions sous presse, aucune information n'a filtré sur d'éventuelles tractations entre le Maroc et la Libye.
    En revanche, des négociations tripartites sont en cours entre l'Asmex (Association Marocain des Exportateurs), le groupe Corral et l'Administration marocaine. Objectif, trouver d'urgence un compromis pour que les exportations marocaines supportent en partie le coût des importations brutes d'hydrocarbures provenant de ce pays.
    Trop cher à cause de son excellente qualité, le brent libyen pourrait le devenir encore plus, suite à la cour assidue que lui font les grands pétroliers internationaux (voire article infra).
    L'échange devrait s'insérer dans le cadre de l'accord entre le Maroc et la Libye, signé il y a près de deux ans, et qui porte sur l'équivalent de 100 millions de Dollars. Ce montant a été porté, lors de la dernière commission mixte, à plus de 200 millions de Dollars, mais pour l'instant, seuls 45 millions ont été effectivement réalisés.

    Ghassan KHABER & Hassan BOUCHACHIA

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