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    L'éthanol brésilien au centre des convoitises

    Par L'Economiste | Edition N°:2479 Le 07/03/2007 | Partager

    . Une parade contre l’envolée des prix du pétrolePionnier du développement de l’éthanol, le Brésil est au centre des convoitises, à l’heure où le réchauffement climatique et l’envolée des prix du pétrole conduisent les pays industrialisés, Etats-Unis en tête, à miser sur les biocarburants. L’éthanol, dont les Etats-Unis et le Brésil concentrent 70% de la production mondiale, sera au coeur des entretiens des présidents George W. Bush et Luiz Inacio Lula da Silva, le 9 mars prochain à Sao Paulo. Soucieux de s’affranchir de la dépendance pétrolière vis-à-vis de l’Iran et du Venezuela, Washington entend nouer un partenariat stratégique avec Brazilia pour développer les biocarburants. Pour le Brésil, premier exportateur d’alcool de canne à sucre, la création d’un marché mondial de l’éthanol passe d’abord par une baisse des droits de douane frappant l’alcool brésilien aux Etats-Unis (0,54 dollar par gallon). Le président Lula a confirmé lundi dernier qu’il aborderait la question. La coopération porterait, selon lui, sur trois volets: définition de normes techniques communes pour l’éthanol, recherche sur les biocarburants de «seconde génération» à partir de déchets végétaux et l’encouragement à la production dans les pays tiers. Le Brésil a exporté l’an dernier 3,5 milliards de litres d’éthanol, dont 1,8 milliard vers les Etats-Unis, où l’alcool de maïs bénéficie pourtant de subventions. Mais, selon les responsables, il ne dispose pas d’excédents suffisants pour inonder le marché américain. La production brésilienne est destinée d’abord au marché intérieur et son succès repose sur le développement par les constructeurs automobiles locaux de moteurs biocarburant, utilisant indifféremment de l’essence mélangée à 20-25% d’alcool ou d’éthanol pur. Plus de 80% des voitures mises en vente en sont équipées. Selon l’Association des constructeurs automobiles ANFAVEA, le parc de voitures «flex-fuel» va exploser dans le pays, passant de 2,74 millions de véhicules à 15 millions en 2013. La consommation atteindrait quelque 28,7 milliards de litres d’alcool. Près de 86 projets de distilleries sont recensés dans le pays avec un montant total de 14,6 milliards de dollars pour porter la production de 18 milliards de litres à 33 milliards environ en 2012. Le Brésil possède les plus importantes réserves de terres cultivables au monde. La canne à sucre occupe actuellement 6,4 millions d’hectares. Or 22 millions d’hectares supplémentaires de pâturages abandonnés peuvent être plantés en canne. Grâce à un projet élaboré en liaison avec le groupe pétrolier Petrobras, le Brésil pourrait, en 20 ans, multiplier par 15 sa production d’éthanol, sans porter atteinte à l’Amazonie ni sacrifier l’agriculture vivrière, pour remplacer 10% de la consommation mondiale d’essence. Synthèse L’Economiste

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