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    Economie

    L'Etat veut améliorer la gestion de son parc privé...

    Par L'Economiste | Edition N°:907 Le 01/12/2000 | Partager

    . La Direction des Domaines prépare une étude sur l'élaboration d'une stratégie de gestion de son parc. L'étude, menée avec le concours de la Banque Mondiale, coûtera 10 millions de DHVa-t-on assister à un changement de la politique foncière de l'Etat? La Direction des Domaines prépare une étude sur l'élaboration d'une stratégie de gestion du domaine privé de l'Etat. L'étude sera menée en partenariat avec la Banque Mondiale (BM). Son coût avoisine 1 million de Dollars (soit près de 10 millions de DH), financé par un don japonais et géré par la BM.Pour l'heure, la Direction prépare l'ouverture des plis financiers. Trois cabinets sont dans la course: deux français et un américain. Une fois le choix effectué, la Direction informera la BM et ordonnera le début de l'enquête. Normalement, le cabinet sélectionné devra commencer son travail avant la fin de cette année. Il rendra sa copie dans un délai de 10 mois. A travers cette étude, la Direction entend améliorer les outils de gestion de son parc. «C'est une vision d'avenir qui permettra à l'Administration de dépasser la gestion pragmatique actuelle pour une gestion plus rationnelle«, affirme un responsable de la Direction ayant requis l'anonymat. Plusieurs professionnels reprochent à la Direction «sa gestion inactive du patrimoine de l'Etat et la lenteur de ses procédures, qui ont fait capoter plusieurs projets d'investissement«.Le même responsable s'en défend. Pour lui, l'Etat ne bloque pas les projets sérieux. Au contraire, il fait des concessions pour encourager leur réalisation. Maintenant, la Direction veut réhabiliter son image auprès de ses clients. Les termes de référence de l'étude comportent quatre phases. La première porte sur le diagnostic. Les insuffisances de la gestion seront passées au crible. Les enquêteurs devront apprécier les travaux d'inventaire du patrimoine domanial et analyser le dispositif législatif. La Direction est en train de finaliser une base de données informatisée regroupant toutes les statistiques sur le patrimoine privé de l'Etat. Ce parc est évalué à près de 700.000 hectares. Sur ce total, 70.000 hectares se trouvent en milieu urbain et 150.000 en milieu périurbain. La grosse part de ce patrimoine se trouve en milieu rural avec près de 480.000 hectares. Les entreprises agricoles (SODEA, SOGETA et SNDE) accaparent près de 150.000 hectares de cette superficie. Les trois sociétés possèdent en fait les plus belles terres de l'Etat. Elles exploitent dans les plaines de Triffa, le Souss, Gharb et Haouz.La deuxième phase de l'étude sera consacrée à la présentation des expériences étrangères en matière de gestion domaniale pour établir des comparaisons. Après, les enquêteurs devront passer au stade le plus important, celui de la définition de la stratégie appropriée. La question principale concerne l'opportunité de constituer des réserves foncières. L'Etat continuera-t-il à gérer son patrimoine ou mobilisera-t-il les terrains au fur et à mesure des besoins? A cette question, les enquêteurs devront aussi apporter leur vision sur les modalités de cession et gestion des biens. La stratégie adéquate sera arrêtée lors d'un séminaire, qui regroupera tous les représentants de l'Administration.


    ... et relooker la Direction des Domaines

    . La Direction a lancé une étude sur la réorganisation de ses services et la formation de son personnel. L'enveloppe du projet avoisine 1,2 million de DirhamsLa vieille direction «makhzanienne« se prépare à faire une cure de jouvence. Elle vient de lancer une autre étude sur la réorganisation de ses services, l'élaboration d'une stratégie de gestion et formation de son personnel et l'établissement d'un nouveau plan directeur informatique(1). C'est le cabinet IMEG, qui pilote plusieurs autres projets dans les administrations, qui a remporté le marché. Il a commencé son travail il y a quatre mois. En principe, l'étude qui sera bouclée en mai prochain coûtera 1,2 million de DH.Actuellement, les enquêteurs viennent de terminer la première phase, celle de l'analyse de l'existant. Ils ont établi un rapport consistant qui décrit les fonctions de l'Administration. Les responsables du cabinet d'étude ont tenu des réunions avec les cadres de la Direction et ceux des circonscriptions domaniales pour évaluer le travail. Une fois cette première étape franchie, les enquêteurs passeront à la préparation du scénario de restructuration. La nouvelle structure du travail devra se baser sur le principe de la déconcentration de la gestion domaniale. Cette déconcentration vise à transférer aux services extérieurs des responsabilités normalement du ressort de la Direction mère. Celle-ci se consacrera à des fonctions d'animation, pilotage et coordination.De même, l'implantation de ses circonscriptions sera révisée. Actuellement, la Direction des Domaines compte 42 circonscriptions. Elle entend revoir l'architecture pour renforcer sa présence dans les régions où elle possède un parc important.Par la suite, les enquêteurs passeront à l'élaboration d'un plan de formation pour le personnel afin de développer de nouveaux profils. L'étude se terminera par l'établissement d'un plan directeur informatique.


    Direction ancestrale

    Par le passé, la gestion des terrains de l'Etat était attribuée à Amin Al Mal, un haut fonctionnaire qui gérait les finances de l'Etat. La Direction des Domaines a été créée en 1912. Elle a subi plusieurs changements dans sa structure avant d'être affiliée au Ministère des Finances. Suite à la marocanisation, la Direction s'est vu attribuer les terrains ayant appartenu à des colons. Une partie de ce patrimoine a été cédée aux entreprises agricoles. Il est à rappeler que le parc foncier de l'Etat se compose de terrains privés, gérés par la Direction des Domaines et de terrains publics, à la charge du Ministère de l'Equipement. Les terrains Habous et collectifs sont gérés respectivement par le Ministère des Habous et des Affaires Islamiques et celui de l'Intérieur.N. L.(1) Voir notre édition du 27 décembre 1999.

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