×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    L'Etat stratège est de retour!

    Par L'Economiste | Edition N°:2872 Le 02/10/2008 | Partager

    «Come-back en grâce de l’Etat régulateur». C’est du moins l’une des leçons de la crise financière de ce début du 21e siècle. Aux Etats-Unis, l’administration Bush, fortement néo-libéraliste, tente de sauver les meubles. Pourtant, le plan Paulson vient d’être rejeté par les députés républicains. En France, le discours présidentiel sur les conséquences de la crise suscite un débat sur les fondements même du capitalisme. Le monde cherche une issue... Celle-ci amorce par la même occasion un «revirement idéologique». L’Economiste a tenté de le décrypter tout en s’interrogeant sur l’impact de la récession de l’économie mondiale sur le Maroc. Un libéralisme responsable et un Etat régulateur sont les deux principaux leitmotiv. Rabat est relativement épargnée mais doit rester sur ses gardes. . L’Etat régulateur Fathallah Oulalou, ex-ministre des Finances et de l’EconomieMalgré le rejet du plan Paulson, les Américains sont obligés de trouver une solution. L’économie marocaine est déconnectée des places financières. La crise n’aura donc pas d’impact. Les grandes institutions et les banques ont de bons fondamentaux. Sur le long terme, les conséquences de la crise se répercuteront au niveau de la relation entre le marché et l’Etat. L’Etat stratège, régulateur... sera réhabilité. Le retour de l’Etat est aussi une réhabilitation de la démocratie. Car le débat sur les responsabilités du contribuable et actionnaire est posé. Le Maroc doit toutefois persévérer dans ses réformes et le développement des politiques sectorielles (tourisme, industrie....). . A bas les excès!Mohammed Berrada, Economiste et ex-ministre des FinancesLa crise financière émane de l’excès et l’économie n’aime pas les excès. Il y a une baisse des crédits, de l’investissement... L’interdépendance des marchés généralise cette récession. Je ne pense pas que cette crise soit comparable à celle de 1929. Elle est plutôt cyclique. Je suis d’accord avec les républicains qui rejettent le plan Paulson. On prône le libéralisme mais on n’accepte pas les règles du jeu! Quand ça marche, les actionnaires s’en mettent plein les poches. Et quand ce n’est pas le cas, c’est le contribuable qui paye. L’Etat ne doit pas payer les pots cassés. Par ailleurs, si la récession s’aggrave dans les pays de l’UE - 70% de nos échanges commerciaux- la crise va se répercuter sur notre commerce extérieur (exportations/importations). Mais pas seulement. Les revenus du tourisme et les transferts des MRE qui boostent la balance commerciale risquent de baisser aussi. Durant les crises, les gens ont tendance à moins se déplacer, à moins dépenser, à moins consommer... Quant aux MRE, ils vivent dans des pays menacés par la récession. La France, par exemple, compte actuellement 2 millions de chômeurs. Ce qui surprend, c’est que le gouvernement n’ait tenu aucune réunion pour donner une visibilité. . Un New deal bis Mehdi Lahlou, professeur d’économie à l’INSEA Une certitude historique. Lorsque l’Etat disparaît, le chaos règne. C’est pourquoi il doit continuer à contrôler, à réformer l’école, la santé, la R&D... la crise marque un retournement idéologique. La dérégulation n’est plus une règle absolue. Nous sommes un peu dans la posture de la crise de 1929. Sans le New deal l’économie US allait basculer. Très probablement les fonds US et européens vont réduire leurs investissements durant les 3 prochaines années. Le Maroc a eu la «chance» de ne pas un être un gros destinataire de ces fonds. Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas dans la crise. Sauf qu’il n’en tire pas profit. Il fait preuve d’une neutralité passive. Le flux touristique va s’atténuer et la consommation aussi. Car la crise financière est liée à des crises plus structurelles. En Espagne et en France, il y a eu hausse du chômage, récession de la croissance... Ce sont des pays de destination pour la main-d’œuvre marocaine. Il y aura donc une compression de cette main-d’œuvre et des transferts des MRE.


    Affolement

    Le monde financier espérait voir le plan de sauvetage du système bancaire américain aboutir. Contre toute attente, le plan n’a pas été adopté et les finances internationales se retrouvent dans l’impasse. C’est la panique à Wall Street et sur les autres places financières. Les Bourses européennes ne sont pas en reste. Les indices boursiers s’effondrent. Nationalisation et rachat de banques se succèdent. Propos recueillis par Faiçal FAQIHI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc