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Economie

L'Etat réduit son train de vie

Par L'Economiste | Edition N°:2091 Le 22/08/2005 | Partager

. Coupes dans les budgets de fonctionnement . Revoir les consommations de téléphone, eau, électricité… . Des économies de 250 millions de DH par an Désormais, c’est l’ère de la compression des dépenses chez les ministères. Fini donc les largesses du passé qui ont fait de ces derniers des gouffres à budgets. Selon une circulaire du Premier ministre datant du 21 juillet 2005, ceux affectés aux dépenses de l’eau, de l’électricité, du téléphone et Internet ainsi qu’au matériel de bureau et aux indemnités de transport du personnel, doivent être considérablement revus à la baisse. Le chef du gouvernement se fait encore plus précis. Il tient à souligner que ce resserrement des dépenses s’explique par deux principales raisons. D’abord, les économies résultant de la diminution du nombre du personnel suite à l’opération des départs volontaires, et ensuite, l’adoption de l’horaire continu dans les administrations publiques. Les frais généraux qui devraient être économisés sont estimés à 250 millions de DH par an. Un montant qui peut évoluer d’année en année pour atteindre plus de 350 millions de DH annuellement, estime-t-on. En tout cas, la circulaire donne des pourcentages de réduction des dépenses selon les postes budgétaires. Ainsi, pour l’électricité, les budgets alloués doivent connaître une baisse de 30%. Celle-ci est de 10% pour le téléphone et Internet et de 5% pour l’eau et le matériel de bureau. Chaque ministère devait rendre sa copie avant lundi 15 août 2005, notamment pour ce qui concerne les projets de budgets et les propositions ayant trait aux dépenses d’investissement. Ces opérations serviront à établir la loi de Finances 2006.Aujourd’hui, les départements ministériels concernés se préparent aux réunions qui auront lieu au mois de septembre prochain avec les Finances pour boucler les différents postes budgétaires tenant compte des dispositions de la circulaire. De manière générale, les sommes finales concernant la nouvelle budgétisation sont déjà arrêtées par les différents ministères. Outre le souci de maîtriser la nouvelle configuration budgétaire après les départs volontaires, le gouvernement vise la rationalisation des dépenses. Même les frais de déplacements du personnel des ministères à l’intérieur et à l’extérieur du pays seront dûment motivés et par conséquent revus à la baisse. Le département des Finances, par exemple, économiserait jusqu’à 120 millions de DH de primes spéciales, récupérés grâce à l’opération Intilaka. Notons que le personnel des Finances touche des primes qui sont jusqu’à cinq fois plus importantes que celles de leurs confrères dans les autres ministères. La nouvelle politique budgétaire de l’Etat s’achemine donc vers une meilleure prise en compte des économies indirectes. Fini donc la focalisation presque paranoïaque sur les recettes et la masse salariale (qui représente 12,8% du PIB). Pour le gouvernement, il s’agit d’une opération structurante du budget par le biais de laquelle l’Etat compte renforcer les postes de l’investissement. Il adopte même un nouveau langage emprunté au management puisque l’on parle désormais de retour sur investissement. En effet, selon une source gouvernementale, l’Etat veut récolter les fruits de sa nouvelle orientation budgétaire dans pas plus de 2 ans et demi. Une dynamique qui devrait se répercuter positivement sur les méthodes de travail au sein de l’administration et des ministères. Notons aussi qu’un chapitre inscrit dans les grands chantiers du Maroc stipule que l’Etat veut diffuser une nouvelle culture de gestion de la dépense publique. Elle sera axée sur la responsabilisation des gestionnaires locaux et la reddition des comptes. Mostafa BENTAK

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