×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

L'Etat ira-t-il seul à l'exposition de Séville ?

Par L'Economiste | Edition N°:24 Le 09/04/1992 | Partager

Le Maroc est le seul pays qui puisse affirmer "qu'il est un peu chez lui à Séville", pour l'Exposition Universelle, qui se tiendra d'Avril à Septembre. C'est du moins ce qu'affirme Farid Dellero, Commissaire Général du pavillon marocain, tout heureux, en bon tétouanais de souche andalouse, des retrouvailles "avec l'Espagne" et surtout avec "le paradis perdu" de la civilisation arabe.
Si le Maroc sera "chez lui" à Séville, les Marocains, hormis la délégation officielle le seront-ils? On imagine mal l'Espagne suspendre les visas ou en octroyer par milliers, à tous les visiteurs, parmi lesquels pourraient naturellement, se glisser de nombreux candidats à l'émig-ration vers "l'Eldorado" espagnol. Aucune garantie n'a été donnée en la matière au Maroc qui investira beaucoup dans le pavillon et l'animation. Le commissariat espère tout au plus, une certaine "flexibilité" pour les vrais visiteurs.
A moins qu'il n'y ait pas d'engouement des individus comme il y en a eu peu de la part des entreprises privées et des fondations, qui n'ont montré aucun enthousiasme à participer aux programmes d'animation, en sponsoriser, moyennant contreparties publicitaires. Car les dépenses d'animation avoisineront les 6 millions de Dollars, et seules les institutions publiques ont suivi. L'Office du Tourisme, la RAM, l'ONCF pour des intérêts évidents, UNIBAN pour ses liens avec l'Espagne et la BNDE.
Dès lors, on peut se demander si les institutions étatiques qui prennent en charge la construction du pavillon et l'animation seront seules à Séville, pour réaliser un programme éloquent:
- faire de Séville "le point d"anc-rage de la communication extérieure" du Maroc,
- transmettre en direction du monde "le message de l'universalité des valeurs du Maroc, nées en Andalousie musulmane",
- Mobiliser "l'attention des médias et du grand public par l'animation".
En somme, la communication institutionnelle du Maroc passera par Séville. De l'astrolabe, à la peinture contemporaine en passant par les statues de bronze, les expositions présenteront le passé et le présent du Maroc. La variété des spectacles s'étendra des gnaouas au ballet moderne avec 80 personnes sur scène. Mais c'est surtout avec le support audio-visuel que le Maroc marquera sa modernité. Un clip de 30 secondes, "le Maroc à Séville" servira de générique aux manifestations et films présentés, dans la salle de projection de 200 places ou par le circuit de télévision interne. Pour les visiteurs plus curieux, deux bornes interactives, installées dans le déambulatoire, répondront par l'image et le texte aux questions d'histoire, de géographie de musique. Le pavillon marocain sera aussi le siège d'un petit commerce: livres de prestige et produits d'artisanat y seront vendus. La Mamounia, restaurant au nom évocateur apprendra aux visiteurs affamés, que la cuisine marocaine est autre chose que le couscous et les brochettes.
Au delà de cette animation commerciale, et c'est là que le secteur privé manquera, l'Exposition sera l'occasion de promouvoir les produits, d'intéresser les investisseurs. La présence physique de quelques banquiers et industriels marocains serait tout aussi utile que "le catalogue incluant toutes les données économiques" qui sera adressé à 10.000 décideurs à travers le monde.
Les retombées touristiques pourraient être immédiates. Durant les 6 mois, 300 à 400.000 touristes pourraient sauter le détroit pour comprendre Séville et l'Andalousie à travers le Maroc. Par vocation, le visiteur de l'Expo attiré par un événement culturel sera tenté par les circuits de villes imperiales, le Sud. Les Tours opérators espagnols et marocains sauront saisir ces oppor-tunités.

Khalid BELYAZID

Retour de l'art hispano mauresque à son berceau

"Sévilla Marruecos" est d'abord un logo: à première vue c'est une peinture abstraite. Puis apparaissent le Nord du Maroc et le Sud de l'Espagne, relié par une longue tâche jaune qui symbolise la liaison fixe. Alors que le Maroc porte un vert, symbole de l'Islam, l'Andalousie, pays de passion et de tauromachie porte le rouge.
La proximité marquera aussi le pavillon marocain à Séville, réalisé à côté du monastère de la Cartuja, "Pavillon Royal d'Espagne". Zelidjeurs, menuisiers et plâtriers, ...marocains au nombre de 150 se sont reliés pour rapporter l'art hispano-mauresque à son berceau andalou. Ils sont actuellement au nombre de 600, travaillant en 3 équipes pour apporter les touches finales avant le 20 Avril, jour d'inauguration.
Vu de l'extérieur, le pavillon offre des façades de verre teinté ornées de portes monumentales de marbre sculpté. Contrairement aux traditions architecturales arabo-andalouses, l'eau ne sera pas qu'un élément de décor intérieur. Jets d'au et fontaines de zellidjes orneront les 4 entrées.
A l'intérieur, le pavillon est construit dans la tradition géométrique arabe sur la base de deux carrés contrariés formant une étoile à 8 branches sur 4 niveaux. Au coeur de l'édifice un grand patio, symbole architectural andalou par excellence s'ouvre sur tous les niveaux du pavillon. Il est couvert par une Koubba en tuiles traditionnelles vernissées. Cette toiture sera mobile et permettra de découvrir le patio pour laisser l'air et la lumière entrer par le ciel. Le rez-de-chaussée accueillera les expositions, la librairie et les écrans. Dans le sous-sol, que l'on peut découvrir par les bassins à fond de verre, les boutiques et la salle de cinéma sont installées.
La galerie du déambulatoire, espace de séduction immédiate recevra l'exposition permanente de l'art contemporain marocain. L'étage offrira une vision exceptionnelle de l'exposition et sera le siège du restaurant marocain.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc