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    L'essor touristique mondial n’est pas prêt à ralentir

    Par L'Economiste | Edition N°:2660 Le 27/11/2007 | Partager

    . Les touristes intransigeants sur la sécurité et le risqueA la recherche de voyages insolites, les touristes courent toujours plus de risques et sont plus enclins que dans le passé à ignorer des menaces terroristes, selon des participants à l’AG de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).«Le touriste a développé une nouvelle mentalité: lorsqu’il y a un risque, ce n’est qu’un critère de plus à prendre en compte quand il voyage», a commenté Taleb Rifai, secrétaire général adjoint de l’OMT devant les délégués réunis à Carthagène (nord de la Colombie). Les risques liés aux voyages comme des attentats, des crashs d’avion, la grippe aviaire, le Sras, le tsunami et autres catastrophes naturelles, se multiplient, mais rien ne semble freiner l’essor du tourisme, avec 1,6 milliard de voyageurs qui se profilent à l’horizon 2020, contre près de 900 millions en 2007. «La sécurité, c’est un thème qui fait souvent peur aux investisseurs. Tout le paradoxe est là: les risques en matière de sécurité n’ont peut-être jamais été aussi nombreux, alors que le tourisme connaît une expansion considérable», constate Jean-Pierre Ferro, vice-président du cabinet spécialisé GEOS.Les comportements touristiques ont évolué au fil du temps: «Dans les années 50, les touristes allaient dans les hôtels-clubs sur la Costa Brava, et aujourd’hui, ils veulent explorer les fins fonds de l’Amazonie», ajoute-t-il. Toujours plus procéduriers, les touristes n’hésitent pas à faire appel à la justice si le voyage tourne mal: le tour-opérateur français Ultramarina a ainsi été condamné pour ne pas avoir suffisamment mis en garde ses clients, victimes d’une prise d’otages à Jolo (Malaisie) en 2000. Les touristes ont été pris pour cibles dans de nombreuses attaques terroristes: en 2002 contre un hôtel à Mombasa (Kenya), la même année à Djerba (Tunisie), à plusieurs reprises en Egypte et à Bali (Indonésie), et en 2007, il y a eu un attentat manqué contre un autocar de touristes à Meknès.«A court terme, le terrorisme peut avoir un effet de frein sur les voyages», mais «le désir de voyager reste très fort», constate l’OMT dans son Livre blanc adopté lors de la précédente assemblée générale en 2005 à Dakar.«La reprise du tourisme» vers une destination affectée par de tels attentats «a lieu en l’espace de guère plus d’un an», note son SG Francesco Frangialli.Le degré de risque pour les touristes entre en jeu lorsqu’il s’agit de décider de consacrer des fonds au développement d’une destination: «La sécurité figure parmi les facteurs qui déterminent si l’investissement est bon ou mauvais», explique Javier Faus, PDG du fonds d’investissement Meridia Capital.Synthèse L’Economiste

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