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Politique

«L'Espagne comprend la position marocaine, mais ne la partage pas»

Par L'Economiste | Edition N°:1437 Le 15/01/2003 | Partager

. La visite de Baker vue par la presse espagnole, algérienne et tunisienneLa “nouvelle proposition politique” que l'émissaire onusien, James Baker, devait présenter aux pays concernés par le conflit du Sahara a été largement relayée par la presse. Une visite qui, rappelons-le, intervient au moment où la mission de la Minurso s'achève le 30 janvier. Les journaux espagnols ont adopté une position médiatrice mais très suggestive. Dans une interview accordée hier au quotidien ABC, Ramon Gil Casares, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, dit “comprendre la position marocaine”. Mais, reprenant l'expression d'Ana Palacio, il estime que “comprendre n'est pas partager”. “Notre position est connue et nous attendons la proposition de Baker”, dit le ministre. “Nous n'appuierons pas des mesures qui nuiraient aux deux parties”, ajoute-t-il, conciliant. Poursuivant son analyse, le ministre estime que “faute de temps, le mandat de la Minurso serait prolongé par le Conseil de sécurité pour que ce dernier puisse étudier la proposition de Baker”. Sur un autre registre, Gil Casares espère que l'affaire du Sahara ne gênera pas le déroulement des discussions entre le Maroc et l'Espagne, qui commencent aujourd'hui mercredi au sein de groupes de travail. Ces groupes, rappelons-le, balisent le terrain à la visite de Palacio, prévue le 30 janvier.Dans un autre article, le quotidien ABC a affiché son scepticisme quant à l'aboutissement de la visite de Baker avant le 30 de ce mois. Il a qualifié cette tentative de “miraculeuse”. “Une tournée de quatre jours n'est pas suffisante, affirme le journal, pour régler un problème qui dure depuis des décennies”. La position de l'Espagne requiert son importance du fait qu'elle est maintenant membre du Conseil de sécurité. Une dépêche de l'agence EFE, reprise par El Mundo, revient sur la position algérienne. “Cette tournée n'apportera rien de nouveau, écrit le correspondant de l'agence à Alger. “Des milieux politiques algériens signalent que la nouvelle proposition que pourrait présenter Baker ne sera pas très différente de la troisième voie”, rapporte le correspondant. Dans un langage hostile à la troisième voie, la presse algérienne s'est posé des questions sur l'issue du ballet diplomatique de James Baker. Le journal El Watan appuie sur la résolution 1429 de l'ONU, adoptée le 30 juillet dernier “qui avait définitivement éliminé ce qu'on appelait la 3e voie tout en redonnant davantage de vigueur au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination”. Le journal a largement repris des déclarations de séparatistes du Polisario qui voient dans “la troisième voie une négation du processus de l'autodétermination”. Le journal pousse très loin son analyse. En évoquant la visite récente au Maroc du responsable du département d'Etat américain Richard Haas et “les manoeuvres militaires” dans le sud du Maroc, El Watan se pose des questions sur les véritables visées des Etats-Unis. “Jouent-ils sur un double plan?” s'interroge le journal.Pour sa part, la presse tunisienne a gardé sa position conciliante. Dans son édition de cette semaine, Tunis hebdo revient sur un éventuel sommet entre SM le Roi et le président Bouteflika ce mois-ci. Le journal retrace l'évolution de la relation entre les deux pays, les crispations qui l'ont caractérisée avant de donner la position tunisienne, celle de la conciliation. “La Tunisie a cherché à trouver un terrain d'entente entre les deux pays”, écrit l'hebdo. En témoignent “les multiples réunions organisées à Tunis et les correspondances entre les chefs d'Etat pour trouver une issue au conflit”.Nadia LAMILILI

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