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L'Espagne cherche encore «ses» terroristes au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:2674 Le 17/12/2007 | Partager

. L’enquête suite au 11 mars n’est pas encore terminée. Le juge espagnol aurait la preuve génétique que Husseïni est mêlé aux attentats. Le magistrat arrive au Maroc aujourd’huiLE juge espagnol Juan del Olmo, chargé de poursuivre l’enquête sur les attentats de Madrid du 11 mars 2004, a décidé de se rendre au Maroc dès ce lundi, pour continuer une investigation qui est apparemment loin d’être classée.Selon l’Audience nationale espagnole, le magistrat aurait en sa possession un échantillon d’ADN de Saad Husseïni, alias Moustafa le chimiste, suspecté d’avoir préparé les bombes qui ont tué 191 personnes à la gare d’Atocha. Selon le quotidien espagnol El Mundo, le juge devrait confondre le présumé coupable dans le cadre d’une mission rogatoire de trois jours, grâce à ce prélèvement génétique pour la comparer aux autres empreintes relevées lors du massacre et qui restent, encore aujourd’hui, anonymes. Ce Marocain de 45 ans, déjà arrêté pour falsification de documents en Espagne, avait été soupçonné d’être l’artisan des bombes utilisées lors des attentats de Casablanca du 16 mai 2003 qui avaient provoqué la mort de 45 personnes. La police marocaine, qui le recherchait activement depuis 2002, l’avait tenu responsable de la création des cellules terroristes et de toute la logistique des explosifs qui avaient été utilisés. Jusqu’à son arrestation dans un cybercafé au quartier Sidi Maârouf, Saad Husseïni était le chef du bras armé du Groupement islamique des combattants marocains et comptait de nombreux voyages en Afghanistan à des fins jihadistes. Licencié en chimie à Meknès, il avait également obtenu son doctorat dans la ville espagnole de Valence. Cet homme gérait apparemment un réseau important de terroristes. Selon les autorités espagnoles, Husseïni était connu pour être le confident de Safwan Sabagh, accusé, lui aussi, des crimes de Madrid. Les informations transmises à l’Audience nationale ajoutent que plusieurs personnes impliquées dans les attentats du 11 mars s’étaient déplacées dans la ville ibérique peu avant le massacre. Le cas le plus révélateur étant celui de Alkema Lamari, un des sept kamikazes originaires de Léganes, une ville située au sud-ouest de la Communauté autonome de Madrid. Cet Algérien se rendait fréquemment à Valence pour y mener ses opérations avec d’autres activistes islamistes. Il était responsable de la planification des attentats. Dans une vidéo enregistrée dans l’appartement qui avait été plastiqué lors de l’arrivée de la Garde Civile pour leur arrestation, il menaçait l’Espagne d’autres attentats mortels. En 1995, il avait été condamné à 14 ans de prison, mais il n’avait pas purgé toute sa peine. Il fût l’un des derniers kamikazes à être identifié. Juan del Olmo compte aussi interroger le présumé auteur des attentats du 11 mars, Abdelilah Hriz. Son empreinte ADN avait été retrouvée dans la maison où les bombes ont été assemblées et dans l’appartement où les sept kamikazes s’étaient suicidés en 2004. Le 28 février dernier, lorsque le magistrat avait entamé son jugement, il avait prononcé une sentence qui le condamnait pour les 191 assassinats. Le contexte pour continuer l’enquête est donc tout à fait propice. Même si la justice espagnole a condamné le 31 octobre 2007, 21 des 28 accusés, dont trois à des peines records de plus de 40.000 années de prison. Le tribunal espagnol n’avait mis en évidence aucun lien matériel entre les attentats et Al Qaïda, se contentant d’évoquer l’action de «cellules de type jihadiste». Saad Husseini pourrait être ce lien manquant. Ce n’est pas la première fois que le Conseil général du pouvoir judiciaire autorise le juge à se déplacer au Maroc. En Avril 2006, le magistrat s’était déjà déplacé à Rabat et à Casablanca pour interroger Mimoun Belhadj, le frère de Youssef Belhadj, déclaré membre de la cellule terroriste par le tribunal pour le 11 mars. Lors du même voyage, le juge avait récupéré dans le laboratoire de la police scientifique de Casablanca, les échantillons biologiques qui étaient stockés et qui ont servi à déterminer le profil génétique de certaines personnes impliquées dans les attentats.


Les accords hispano-marocains contre le terrorisme

EN février 2005, les ministres de l’Intérieur marocain et espagnol de l’époque s’étaient donné rendez-vous à Rabat pour renforcer leur coopération en matière de lutte antiterroriste à travers l’établissement d’une «hotline». Cette ligne permettait l’échange d’informations sur d’éventuelles attaques terroristes en temps réel entre les deux pays. Ces mécanismes de prévention d’attentats avaient été établis depuis 2004. Ils consistaient surtout à échanger des spécialistes du terrorisme et de la police scientifique, et à activer l’envoi des dossiers électroniques et informatiques sur les suspects potentiels.Vanessa PELLEGRIN

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