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    Economie Internationale

    L'Espagne adopte un plan de relance économique

    Par L'Economiste | Edition N°:70 Le 11/03/1993 | Partager

    Pour lutter contre une croissance nulle cette année, endiguer un chômage affectant plus de 20% de la population active et soutenir une monnaie en difficulté, l'Espagne a adopté un plan de relance de plus de 32 milliards de Francs. Celui-ci a été jugé insuffisant par l'opposition et les syndicats, qui parlent de travail "mal fait".

    Le programme porte essentiellement sur le lancement de grands travaux d'infrastructures et l'ouverture de crédits en faveur des petites et moyennes entreprises (PME). Il prévoit également une réforme ponctuelle du marché du travail. En arrêtant ce train de mesures, Madrid souhaite ne pas s'engager dans une politique d'expansion qui compromettrait les objectifs prioritaires de convergence avec la Communauté européenne. Selon le gouverneur de la Banque d'Espagne, M. Luis Angel Rojo, "céder à la tentation d'une politique d'expansion constituerait une fuite en avant. Réduire les taux d 'intérêt afin de stimuler l'investissement productif et la création d'emplois, cela affaiblirait la Peseta et entraînerait sa sortie du SME".

    Concrètement, de nouvelles lignes de crédits d'un montant global de 7,6 milliards de Francs sont maintenant ouvertes aux PME. Elles vont pouvoir également bénéficier d'une série d'aides fiscales à l'investissement productif, d'une amélioration des conditions d'amortissement et de facilités d'accès au marché des valeurs. Représentant 96% du tissu économique et 80% de la main-d'oeoeuvre, ces entreprises sont appelées, selon le gouvernement espagnol, à jouer un rôle déterminant dans la relance de l'économie de leur pays. L'évolution de leur activité s'est tassée entre 1989 et 1992. En effet, elle n'a progressé que de 1,2% en 1991 contre 12,2 en 1990 et 20% en 1989.

    A ces travaux d'infrastructures (réseau routier, transport, ports...) et de protection de l'environnement (reboisement, eau, parcs nationaux...), Madrid va consacrer une enveloppe de 14,2 milliards de Francs.

    Celle-ci sera largement alimentée par les fonds de cohésion et la Banque Européenne d'Investissement (BEI).

    Concernant l'emploi, la réforme ponctuelle du marché du travail réside dans la prolongation des contrats temporaires, la création de sociétés de travail temporaire et la transformation des contrats provisoires en contrats fixes.

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