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    Economie

    L'Espagne a accordé des subventions à ses marins-pêcheurs au Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:636 Le 11/11/1999 | Partager



    · L'enveloppe globale mensuelle est estimée à 37,56 millions de DH
    · D'un problème social, la pêche se transforme rapidement dans le sillage des campagnes électorales espagnoles en problème politique


    Le gouvernement espagnol vient d'accorder une subvention à ses 4.000 marins-pêcheurs opérant dans les eaux marocaines. Ils recevront chacun 151.000 Pesetas par mois (environ 9.392 DH), soit une enveloppe mensuelle globale d'environ 37,56 millions de DH. Selon l'Ambassade espagnole à Rabat, la durée de cette subvention ne dépasserait pas vraisemblablement trois mois. Autrement dit, la période nécessaire au redéploiement de ces chômeurs potentiels "au cas où l'accord ne sera pas renouvelé"...
    Avec cette mesure, les opérateurs marocains de la pêche s'interrogent sur les implications de cette décision sur la nouvelle politique espagnole dans l'épineux dossier de la pêche. S'agit-il d'une acceptation définitive de notre voisin ibérique de la position marocaine? Ou simplement d'une manoeuvre visant à rassurer l'opinion publique espagnole? Les supputations, comme d'habitude, vont bon train. Pour des observateurs, le gouvernement espagnol vise, par ce geste, un double objectif.

    Calculs électoraux


    Il s'agit d'abord de mettre en place une visibilité à court terme dans son secteur de la pêche suite à la position catégorique du Maroc quant au non-renouvellement de l'accord. Mais surtout, mettre fin à l'irritation qui menace les calculs électoraux dans la région de l'Andalousie.
    Car en effet, d'un problème social, la pêche se transforme rapidement dans le sillage des campagnes électorales espagnoles en problème politique. Une chose est sûre en tout cas, le dossier de la pêche n'est plus traité selon l'ancienne approche et ce, aussi bien du côté marocain qu'espagnol. Finies les négociations par presse interposée, les ministres marocains et espagnols jouent le jeu de contacts rapprochés. La dernière visite de M. Jésus Posada, ministre espagnol de l'Agriculture et de la Pêche à Rabat, s'inscrivait d'ailleurs dans cette vision.
    Toutefois, aussi bien sur la forme que sur le fond, des points de discorde subsistent. Il s'agit notamment des sociétés mixtes, une formule qui n'a pas cessé d'attiser la tension dans les rangs des céphalopodiers. Les principales critiques concernent la nationalité du pavillon de la société mixte, la répartition du capital ainsi que le débarquement des poissons pêchés en pleine mer.
    Ce dernier point rappelle d'ailleurs un autre, qui cette fois-ci est maroco-marocain. Il s'agit des bateaux affrétés que l'on accusait de débarquer en pleine mer, dixit quelques opérateurs.
    Aujourd'hui, et moins de deux mois avant l'expiration des autorisations des bateaux affrétés en fin décembre, le gouvernement est appelé à dresser le bilan de cette expérience qui a duré depuis 1996. Après tout, elle est peut-être bénéfique...

    Hassan BOUCHACHIA

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