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    Politique Internationale

    A l'Espace Forum : Regards de femmes

    Par L'Economiste | Edition N°:159 Le 22/12/1994 | Partager

    Réintroduire la création féminine dans le monde de l'art trop souvent perçu au masculin, croiser le regard des femmes sur le monde à travers la peinture, tel est le sens de l'exposition organisée par la Société Générale Marocaine de Banque, du 21 au 23 décembre, dans le cadre de l'Espace Forum du Riad Salam de Casablanca, sous le thème "Peintures au féminin pluriel".

    Cette exposition réunira 108 oeuvres peintes par douze femmes, artistes peintres, connues ou moins connues du grand public. Des oeuvres "fantastiques de sensibilité et de diversité dans l'approche artistique", dit Mme Aïcha Amor, directrice de la Communication. Elle précise d'ailleurs qu'il s'agit, dans cette exposition dont le thème s4est imposé à elle spontanément en raison de la place que gagnent les femmes dans le monde des affaires comme dans celui de la politique, non d'ouvrir de nouveaux ghettos ou de dévier la création artistique en fonction du sexe, mais de saisir l'approche féminine de la peinture et de mettre à jour sa dimension artistique.

    Perceptions masculines et féminines sont diverses: encore faut-il que cette différence puisse s'exprimer. C'est cette opportunité que présente la Société Générale, en dehors de toute mode ou de tout prétexte publicitaire, aux douze artistes dont les oeuvres seront exposées, et dont la diversité se nuance. En effet, on peut apprécier que le regard de ces peintres ne subisse pas l'exclusion de l'origine. Si, parmi elles, une majorité se trouve être native du Maroc - mais vit parfois à l'étranger - d'autres y ont pris racine à partir d'une souche européenne, certaines n'y ont fait qu'un séjour productif. Ainsi les oeuvres - où le figuratif domine - de Gerda Hegedus, Camilla Eklöf, Anna-Maria Malard et Olga Bernatsky côtoieront celles de Chaïbia, Meriem Meziane, Malika Agueznay, Aziza Ben Ghabrit Zouaï, Rabia El Glaoui, Fouzia Guessous, Fatima Hassan El Farouj, Sabiha Kadmiri. Les genres les plus différents s'accompagneront dans l'amour d'un lieu d'élection, l'impact d'une culture, d'une lumière, entre la vision "brute" ou naïve, la clarté baignant les paysages, les déchirures marines, la sensibilité aux êtres, colorés, bien au-delà de l'exotisme ou d'une quotidienneté dont l'essentiel nous échappe le plus souvent.

    En cette fin d'année, la Société Générale continue la tradition dont elle a pris l'initiative en 1992 avec les peintres de Tétouan, et les enluminures des manuscrits royaux (en 1993).
    En permettant ainsi une meilleure connaissance de l'art et des artistes du pays, en donnant l'opportunité à ceux et à celles qui en éprouvent la nécessité de se faire reconnaître, la banque veut montrer qu'elle joue un rôle de soutien au développement culturel. En particulier, pour cette exposition, la Société Générale affirme montrer "l'intérêt... [qu'elle porte] à l'épanouissement professionnel et culturel des femmes" dont elle se veut la banque privilégiée.

    Thérèse BENJELLOUN



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