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    Politique Internationale

    A l'Espace Al Wacetey : Rahoule et El Hariri jumelés

    Par L'Economiste | Edition N°:159 Le 22/12/1994 | Partager

    C'est une double exposition qu'abrite à Casablanca l'espace d'art et de culture Al Wacetey jusqu'au 25 décembre: deux artistes, Abdellah El Hariri et Abderrahman Rahoule, y présentent leurs oeuvres picturales récentes ainsi que quelques sculptures de Rahoule.

    Sur les surfaces planes des murs étagés, des oeuvres de Rahoule jouent la lumière. Et si les murs et les dômes paraissent identiques, les tons, clarté silencieuse des nuits bleutées ou document doré des heures du jour, nuancent leur diversité. Mais ce même geste qui polit la surface modèle les êtres, tournoie, les emporte dans un mouvement ondoyant de sculpteur, engendre la vie où les teintes d'ocre s'arrondissent et délirent dans les formes. Etres que l'on retrouve dans les personnages arrêtés en un moment de vie sculptée, étendus dans une parole suspendue, s'activant, entrelacés, où la lumière dépose des couleurs nocturnes ou mordorées.

    Jumelées aux oeuvres de Rahoule, les tableaux d'EI Hariri inscrivent la précision minutieuse des lettres s'égrenant en notes d'harmonies picturales. Car dans les lettres qui envahissent ses toiles en toute liberté, y dansent, s'y glissent ou déferlent en bourrasques, le texte ne constitue peut-être pas toujours l'essentiel. Mais bien plutôt l'ensemble symphonique se dégageant d'un déséquilibre étudié, de superpositions de plans écrits et d'écritures-mêmes, de la vivacité colorée de lettres émergeant au-delà de fresques anciennes aux teintes surannées, en voie d'effacement - ou de réinscription.

    Plasticiens appartenant à la même génération, Rahoule et El Hariri sont issus du même lieu - nés tous deux à Casablanca - et ont commencé leur parcours à l'Ecole des Beaux-Arts de la ville.
    El Hariri a ensuite étudié à Toulouse - la décoration théâtrale et cinématographique - à Rome - à l'lnstitut européen d'Architecture et de Design - et en Pologne - la gravure artistique. De son côté, Rahoule a suivi les cours de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Industriels et des Métiers d'Art, et fréquenté l'Académie Populaire des Arts Plastiques de Paris, participé à des stages de céramique en Hollande et Faïence en ex-Tchéchoslovaquie. Si El Hariri est réputé pour une formation de graphiste, pour une oeuvre où les lettres se sont peu à peu libérées dans le mouvement de la composition, Rahoule travaille simultanément la toile et la terre cuite où jaillit l'harmonie des mêmes formes. Ils ont tous deux exposé au Maroc et à l'étranger. Leurs oeuvres, présentées en cette fin d'année, et dont les prix varient de 3.000 à 40.000DH, s'accompagnent avec bonheur par leur disparité elle-même.

    Thérèse BENJELLOUN




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