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L'ESG en proie à des difficultés de trésorerie

Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

L'ESG ne fermera pas. C'est en tout cas ce qu'assurent les cadres de l'Ecole. Retard de payement des cotisations CNSS, des mensualités de crédit L'entreprise traverse des difficultés de trésorerie. Elle a jusqu'à juin pour assainir sa situation financière. Les explications de son directeur général.


L'Ecole Supérieure de Gestion (ESG) est sous les projecteurs. Ses difficultés finan-cières sont mises sur la place publique par le quotidien L'Opinion(1) (édition du 27 mars). A coups de mises aux point, l'Ecole a pu obtenir la publication de son droit de réponse, le 2 avril. Les étudiants représentés par le Bureau de leur Association attendent encore la publication du leur.
Que ce soit pour les étudiants ou la Direction, une chose est sûre, l'article ne peut être le fait des élèves: «La lettre, objet de l'article, a été envoyée intuitu personae aux directions chargées de l'enseigne-ment privé au Ministère de l'Enseignement Supérieur, aux membres de la Conférence des grandes écoles, aux journauxCe qui ne peut être l'oeuvre d'étudiants».

L'ESG ne fermera pas, c'est en tout cas ce qui ressort de ses différents droits de réponse. L'Ecole a certes des problèmes, «comme toutes les entreprises», explique M. Jacques Knafo, directeur général, mais ceux-ci ne «remettent pas en cause la continuité de l'établissement». D'ailleurs, les projets de développement sont toujours maintenus. L'entreprise compte ouvrir son capital, actuellement de 5 millions de DH, pour financer notamment la création d'un lycée avec classes préparatoires, développer son centre de formation des cadres et élargir son activité de provider Internet.

La Direction préfère jouer la carte de la transparence. Elle a multiplié assemblées générales et réunions avec parents d'élèves, enseignants et personnel pour expliquer ses difficultés.
L'entreprise doit de l'argent au Fisc et à la CNSS. Pour son litige avec le Fisc, le directeur de l'Ecole argue le fait qu'il s'agit d'un problème que vit toute la profession. Introduite par la Loi de Finances 1997-1998, la fiscalisation des écoles privées mobilise les opérateurs du secteur. «D'ailleurs, dans une lettre adressée par le Premier ministre à M. Driss Jettou, alors ministre des Finances, il est question d'arrêter toute poursuite contre les écoles privées qui n'ont pas payé leurs impôts», rappelle M. Knafo. Ces mesures devaient s'appliquer à partir de juillet
1997(2).

L'affaire Arab Bank


Côté CNSS, l'entreprise a un retard d'environ 500.000 DH. Selon M. Knafo, il n'y a pas d'intention de fraude, puisque tout le personnel est déclaré. «Ce qui se passe c'est que nous pensons qu'il n'est pas légitime de payer des cotisations pour des personnes qui le font par ailleurs, les professeurs vacataires notamment». La CNSS (Délégation régionale Casa-Anfa) a pu obtenir la saisie d'objets appartenant à l'ESG. Cette saisie devait intervenir le 17 mars dernier. Un arrangement a été trouvé avec la Caisse qui nous l'a confirmé.

En outre, l'ESG est poursuivie en justice par l'Arab Bank. L'affaire est toujours pendante. «C'est un problème commercial. La banque a refusé de nous donner un deuxième round pour l'hypothèque de l'immeuble qui devait servir à l'extension». L'Ecole a alors suspendu le payement des mensualités d'un crédit. L'encours représente 10% de la valeur de l'immeuble qui a été expertisé à 20 millions de DH. Selon M. Knafo, les négociations sont en cours. «Nous avons obtenu l'ordonnace du Tribunal de première instance de Casa-Anfa pour l'arrêt des poursuites».
La Direction de l'ESG se dit confiante quant à l'avenir. D'ici là, elle devra assainir sa situation financière. L'extension de l'immeuble doit lui permettre de rationaliser la gestion des différentes annexes. Le loyer annuel de ses locaux s'élève à 2,5 millions de DH contre 1,8 pour le coût de l'extension. «Nous pouvons donc faire face à nos problèmes financiers et même à nos projets de développement». D'ailleurs, l'Ecole attend que soient recouverts les arriérés de payement des frais de scolarité qui s'élèvent pour 1997/98 à 4,6 millions de DH.

Malika EL JOUHARI

(1) Il s'agit dans cet article d'une lettre ouverte au ministre de l'Enseignement Supérieur, signée «groupe d'étudiants». Le Bureau des étudiants rejette toute responsabilité dans cette affaire.
(2) Cf L'Economiste du 11 décembre 1997.

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