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    Affaires

    Les voyagistes en mauvaise posture

    Par L'Economiste | Edition N°:2654 Le 19/11/2007 | Partager

    . L’UFTAA tente de lutter contre les abus des aériens. L’Internet rend les voyagistes moins indispensablesLe rideau est tombé hier après-midi, sur la grand-messe des voyagistes, qui se tenait depuis vendredi, à Casablanca. Dans la matinée de samedi, l’assemblée générale s’est tant prolongée, qu’une bonne partie du programme de la journée a été remise au lendemain. Le successeur à la présidence de Joe Borg Olivier a été élu quelques minutes à peine avant que nous mettions sous presse, dimanche. Il s’agit de Chalagalla Prasad, président de l’Association nationale des agents de voyages d’Inde. Avant de quitter définitivement ses fonctions, Borg Olivier a par ailleurs conjuré le nouveau bureau de poursuivre la bataille contre les abus des compagnies aériennes. Olivier avait adressé plusieurs lettres ouvertes à quelque 140 d’entre elles, au courant de l’année. L’objectif était de dénoncer leur «dictature», notamment à travers l’Association internationale des transporteurs aériens (Iata). Cette organisation, selon l’UFTAA, abuse de ses pouvoirs. «Elle est dominée par quelques grandes compagnies. C’est de l’impérialisme nouvel âge!», a déploré l’un des intervenants. L’UFTAA (Union internationale des fédérations d’associations d’agences de voyages) désapprouve le système de paiement imposé par la Iata, le «billing and settlement payment» (facturation et accord de vente), qui ne leur laisse aucune marge de manœuvre. «Aussitôt qu’un paiement a quelques heures de retard, la Iata impose des pénalités énormes», poursuit le même intervenant. Les membres du bureau de l’UFTAA reprochent aussi à l’Association le fait qu’elle se réserve le droit d’accréditer ou non les agences de voyages, selon des critères «assez arbitraires», voire parfois «illégaux».C’est que, il faut bien l’admettre, les agents de voyages sont en position de faiblesse, depuis l’avènement de l’Internet. Les agences en ligne permettent d’éliminer tous les intermédiaires entre la compagnie aérienne et le client, diminuant, du coup, le tarif des billets. L’avènement des e-tickets n’a rien arrangé, rendant les voyagistes encore moins indispensables lors de l’achat des billets.La multiplication des compagnies aériennes low cost contribue également au malaise des voyagistes. Selon l’Union, 70% des nouveaux sièges, en 2006, provenaient de compagnies low cost. «Aujourd’hui, trouver le tarif le moins cher prend beaucoup plus de temps!», explique un des animateurs. Et l’agent a tout intérêt à peaufiner sa recherche car le client peut tout aussi bien rentrer chez lui et trouver une meilleure affaire! «Même les compagnies traditionnelles ont commencé à faire varier les tarifs en offrant des services payants!», poursuit-il. Résultat: le taux de marge des voyagistes fond comme neige au soleil.Devant l’urgence, l’UFTAA a décidé d’employer les grands moyens. Et qui dit grands moyens dit formation! L’Union a l’intention de mettre sur pied, le plus rapidement possible, un institut de formation. «Notre clientèle vieillit, et les jeunes voyageurs ne viennent pas beaucoup chez nous. Nous devons nous mettre à la page!», admet l’un des voyagistes. Le programme de formation sera élaboré à partir d’un siège, à Bruxelles, mais chacune des associations nationales sera chargée de sa mise en œuvre. Bien sûr, le cours sera constitué d’un tronc commun, pour ce qui est de la vente, du service à la clientèle, etc. Mais le corollaire des cours sera à saveur très régionale: lois et règlements, produits, services, etc. Un impressionnant moteur de recherche a également été créé par l’UFTAA, et sera bientôt disponible pour les voyagistes: «Pegasus» répertorie tous les hôtels disponibles dans toutes les régions du monde. Le classement s’effectue selon le nombre d’étoiles, nom, adresse ou tarif, et l’agent de voyage peut réserver en temps réel. Cet outil devrait donner un véritable coup de pouce aux agents de voyages qui, par les temps qui courent, doivent plus que jamais prouver que leurs services sont une valeur ajoutée.


    Raoui représentera le Maroc

    C’est Mohamed Raoui, directeur de l’agence de voyages Tarik Essalam, qui représentera dorénavant le Maroc à l’Union des fédérations des associations d’agences de voyages. Hamadi Cherif, de Tunisie, qui était aussi en lice pour le poste, lui a courtoisement cédé la place. Cherif devient donc automatiquement le «député» de Raoui. Auparavant membre de la région «Europe 1», le Maroc vient d’intégrer celle de la «Méditerranée». Cette nouvelle région a été créée récemment, ses autres membres sont: Tunisie, Croatie, Montenegro et Grèce. Par ailleurs, il a été décidé par le bureau sortant que le prochain congrès de l’UFTAA se tiendrait à Manille, aux Philippines. Marie-Hélène GIGUÈRE

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