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    Les voraces appétits de Ford

    Par L'Economiste | Edition N°:418 Le 08/01/1999 | Partager

    Si Ford parvient à jeter son dévolu sur BMW, Honda et Volvo, c'est tout le paysage automobile mondial qui risque d'être chamboulé. A la clé, la naissance d'un mastodonte difficile à concurrencer.


    Jusqu'où iront les constructeurs automobiles dans la course à la taille? Après les rumeurs d'une intégration du Suédois Volvo à Ford ou à Fiat, puis du Japonais Nissan au Français Renault, une nouvelle fusion est en l'air, de loin la plus importante. Ford, le deuxième constructeur mondial, s'apprêterait à passer la bague au doigt du géant bavarois BMW. De même, pour satisfaire un appétit gargantuesque, Ford devrait absorber dans les prochaines semaines Honda, troisième constructeur japonais.

    Démentis


    De source proche de la Direction de Ford, il est indiqué qu'une annonce au sujet de ces achats pourrait être faite dès vendredi. La source qui a requis l'anonymat n'a pas précisé les modalités financières de ces acquisitions, mais a affirmé que des accords avait déjà été conclus, ou étaient en passe de l'être, sur un rachat par étapes de BMW, Honda et une société informatique ayant des liens historiques avec l'industrie automobile.
    L'information a cependant été démentie par un porte-parole de BMW à Munich et par de hauts responsables de Honda.
    "Il n'y a aucune négociation en cours avec Ford", a indiqué le président de Honda, Hiroyuki Yoshino, cité par l'agence japonaise Jiji Press. "Et je ne pense pas que les actions Honda puissent être achetées en bourse".

    Au salon automobile de Detroit, le porte-parole de Ford a seulement déclaré que "le groupe ne commente jamais de rumeurs de fusion ou d'acquisition". Effectivement, il est de règle de taire le plus longtemps possible une telle opération, afin de ne pas alourdir la facture par l'impact d'une hausse des cours des titres suite aux rumeurs. Dans la matinée du mardi, les actions ont ainsi bondi de 11% à la Bourse de Francfort avant de céder du terrain sous l'effet des démentis.
    De toute manière, si Ford est vraiment décidée à prendre le contrôle de ces entités, ce n'est pas sa trésorerie qui l'en empêchera. Dans les caisses de l'Américain, il y a plus de 22 milliards de Dollars. Un pactole amplement suffisant pour prendre pied à la fois en Europe sur le haut de gamme, et au Japon ou jamais constructeur américain n'a pu auparavant trouver ses marques. Malgré sa marque Jaguar, le constructeur de Detroit n'a jamais pu percer le marché européen. Et les modèles de BMW viendraient justement combler un déficit sur le haut de gamme.

    Raison industrielle et commerciale


    C'est pour la même raison que le rachat de Volvo par Ford aurait une raison industrielle et commerciale. Rachat démenti aussi par la Direction du constructeur suédois. "Une telle opération est du ressort des actionnaires de Volvo", a indiqué mardi Hans-Olov Olsson, président de Volvo Amérique du Nord. En tout cas, "la marque Volvo ne disparaîtra pas".
    Ford, qui détient 10% du marché automobile européen, y essuie régulièrement des pertes financières, excepté en 1997 où il a été obligé de réduire sa production et de revoir ses effectifs.
    En Asie, l'objectif de Ford est d'atteindre 10% du marché dans moins de 10 ans, avait affirmé début décembre Wayne Booker, membre du Conseil d'Administration.
    Une ambition démesurée pour un constructeur non asiatique, selon les observateurs, à moins de partenariats. Or, Ford a déjà raté le coche lors de la vente du constructeur coréen Kia, et sa participation d'un peu plus de 33% dans le Japonais Mazda n'apporte pas de réelle satisfaction. Le marché japonais, le troisième au monde, reste encore imperméable aux constructeurs américains.

    Ghassan KHABER


    ·Mercedes: +26% en 1998
    Ce sont plus de 900.000 voitures qui ont été vendues en 1998 par Mercedes du groupe allemand DaimlerChrysler. La marque enregistre ainsi une hausse de 26% par rapport à 1997. Pour cette année, Mercedes tablerait sur 950.000 unités commercialisées.

    ·BMW: Ventes mondiales en hausse de 4%
    Le constructeur allemand BMW a écoulé 699.266 véhicules en 1998, soit une évolution de 4% par rapport à 1997. Avec sa filiale Rover, les ventes totales se sont élevées à 1,2 million de voitures.

    ·Japon: Le marché automobile chute au plus bas en 12 ans
    C'est un recul de 15,2% qu'accuse le marché automobile japonais en 1998, pour retomber à 4,335 millions d'immatriculations neuves, son plus mauvais niveau en 12 ans, indique l'Association des concessionnaires automobiles japonais (JADA).
    En 1997, 3,146 millions de voitures particulières (-12%), 1,175 million de véhicules utilitaires (-22,8%) et 14.141 bus (-10,3%) ont été commercialisés dans l'archipel. Les consommateurs nippons ont ainsi réduit leurs dépenses.
    A l'origine, la hausse de la taxe à la consommation intervenue en avril 1997, la crise économique et les scandales financiers.

    ·France: Le marché reprend des couleurs
    Le bon moral des consommateurs-automobilistes et le succès des nouveaux modèles ont poussé à la hausse la vente des voitures en France en 1998. Le nombre de voitures neuves immatriculées a enregistré une progression de 13,5% par rapport à 1997. Avec 1.943.601 immatriculations de voitures particulières neuves contre 1.713.030 en 1997, le marché automobile français a retrouvé des couleurs.
    Les ventes ont atteint un niveau comparable à celui des années 94-95 dans les aides publiques qui avaient dopé artificiellement le marché (balladurette de février 1994 à juin 1995, et juppette d'octobre 1995 à septembre 1996).
    Pour 1999, le Comité des Constructeurs Français d'Automobiles (CCFA) table sur près de 2 millions de ventes, en progression de 3 à 4%. Renault prévoit 2 millions de ventes, Mercedes 2,02 millions. Un peu plus prudent, Peugeot avance le chiffre de 1,98 million.

    ·Volvo: La barre des 100.000 voitures dépassée aux USA
    Le constructeur automobile suédois vient d'annoncer avoir dépassé la barre des 100.000 voitures vendues aux Etats-Unis, son meilleur résultat depuis 11 ans.
    Pour l'année 1998, Volvo a com-
    mercialisé 100.227 véhicules aux Etats-Unis, et 109.283 dans l'ensemble de l'Amérique du Nord (+9% par rapport à 1997). En décembre 1998, les transactions de Volvo aux Etats-Unis avaient grimpé de 66%.

    ·Algérie: Plus de 3 millions de voitures
    Le parc automobile algérien compte près de 3 millions de véhicules et reste largement dominé par les marques françaises Peugeot et Renault. C'est ce que vient de révéler une enquête de l'Office National des Statistiques (ONS).
    C'est le constructeur français Peugeot qui est en tête avec 882.303 véhicules. Il est suivi de Renault et de l'Italien Fiat. Plusieurs constructeurs asiatiques comme les Japonais Honda et Nissan ou les Sud-Coréens Daewoo et Hyundai tentent de se placer sur le marché et ont ouvert des représentations en Algérie.
    Selon l'enquête de l'ONS, les importations ont enregistré un net fléchissement au cours des dernières années. Cette baisse coïncide avec la crise économique qui frappe de plein fouet le pays et qui a fortement fragilisé la classe moyenne, importante clientèle pour les construc-
    teurs.

    ·Smart: 1.800 commandes en France
    La mini-voiture urbaine de deux places, la Smart, à été immatriculée à 713 exemplaires en 1998 et a reçu 1.805 commandes en France. La Smart a été introduite sur le marché français en octobre dernier après avoir été revue et corrigée avec un système baptisé Trust. Celui-ci permet de stabiliser le véhicule en détectant un certain nombre d'anomalies de comportement et en jouant sur le freins et les embrayages.

    Meriem OUDGHIRI (AFP)

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