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    Economie

    Les villes, nouveaux enjeux du développement

    Par L'Economiste | Edition N°:2392 Le 01/11/2006 | Partager

    . Les représentants de la gouvernance locale en conclave à Marrakech . Autonomie, décentralisation et dialogue des civilisations au menu  Ils représentent près de la moitié de la population et ils sont réunis à Marrakech du 29 octobre au 1er novembre pour faire avancer la gouvernance locale. L’objectif est de dynamiser l’implication des acteurs territoriaux dans des choix stratégiques et dans la promotion de la paix.Cette grand-messe des maires du monde est aussi l’occasion de la tenue du 2e  Conseil mondial des CGLU (Conseil des cités et gouvernements locaux unis). Près de 500 maires étrangers et 200 représentants des collectivités locales marocaines y participent. Pour rappel, le Conseil mondial est la principale instance dirigeante des CGLU et est composé de 318 maires et gouvernements locaux membres, issus des sept régions du monde.Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, la réunion de Marrakech a axé ses travaux sur l’accès aux services essentiels. «Pour assurer une haute qualité, il est fondamental que le principe de l’autonomie locale et régionale soit adopté. Parce que ce principe est vital pour atteindre les Objectifs du Millénaire relatifs à la lutte contre la pauvreté». De par leur activité et représentativité, les collectivités locales sont appelées à réaliser 70% de ces objectifs. Ces actions relèvent de la mission quotidienne des élus locaux au service de leurs concitoyens. De fait, les maires souhaitent participer à la mise en place de normes et recommandations sur les partenariats pour améliorer l’accès à ces services. En clair, accroître la place et l’influence des gouvernements locaux et de leurs associations dans la gouvernance mondiale. Hier, à l’ouverture officielle de ce conseil mondial, le message royal, lu par Driss Jettou, y reviendra d’ailleurs: «Le Maroc appuie la stratégie des CGLU visant à affirmer sa place dans la gouvernance mondiale par l’entremise des Nations unies (NU)».«Les CGLU, depuis leur création, ont activé leurs contacts avec les NU afin d’obtenir un statut d’observateur spécifique et être l’organisation des élus locaux de référence pour les NU», indique Bertrand Delanoé, coprésident des CGLU. . Dialogue  On ne le dira pas assez à Marrakech. La ville peut favoriser le développement économique, social, culturel et humain. Mais à condition qu’elle œuvre dans un esprit de décentralisation. «Une décentralisation réelle est le seul moyen pour lutter contre la pauvreté», insiste Hugues Ngouelondele, maire de Brazzaville. La présentation du premier rapport mondial sur la décentralisation et l’autonomie locale de la CGLU, dont la parution est prévue pour 2007, est programmée à l’issue de la rencontre. Sur un autre front, cette fois-ci financier, «les CGLU ont sensibilisé la Banque mondiale pour la création d’un fonds de financement des collectivités locales du Sud dans leurs projets de logement, de lutte contre l’habitat insalubre, etc.», souligne Delanoé. Les collectivités africaines doivent faire face à des défis pour le développement de leurs capacités humaines d’abord.«Parmi les plans d’action des CGLU, à noter la création d’une banque de données composée d’un carnet d’adresses d’experts qui sera utilisé pour le soutien des villes en cas de catastrophes», ajoute le coprésident de l’organisation. Propos repris par les maires marocains, Omar El Jazouli (Marrakech) et Omar Bahraoui de Rabat -chevilles ouvrières de ce deuxième conseil mondial des CGLU-  qui estiment que l’action des CGLU est avant tout dans la solidarité entre les villes du monde. C’est dans ce sens aussi que le 2e conseil mondial de la CGLU a décidé la mise en place d’une association des villes du bassin méditerranéen. Elle sera présidée par Omar El Jazouli. Autre sujet qui tient à cœur des maires du monde, le dialogue pour dépasser les barrières culturelles et sociales. Les CGLU  qui revendiquent une implication au sein de l’Alliance des civilisations l’ont inscrit à l’ordre du jour du conseil 2006. A Marrakech, les maires vont identifier la meilleure manière de prendre part à cette initiative, même en l’absence de Fédérico Mayor, ancien directeur général de l’Unesco. Ce dernier devait intervenir pour exposer en avant première les grandes lignes de son rapport sur l’Alliance des civilisations qui sera présenté à l’Onu. «Un empêchement de dernière minute», indique-t-on.Sur le terrain, les membres de la CGLU participent à la résolution des conflits de façon concrète, estiment-ils. «Ce qui peut être une source de conflit peut être une source d’enrichissement», s’exclame Delanoé. Les maires, en particulier des grandes villes, sont confrontés au défi du multiculturalisme et doivent développer des politiques d’intégration, de dialogue et de respect mutuel dans les quartiers et dans les écoles, pour mieux tirer avantage des diversités culturelles.«Qui mieux que les autorités locales connaissent bien l’importance du dialogue et du multiculturalisme pour désamorcer les conflits et les tensions sociales?», s’interrogent les maires.


    Coopération

    Parallèlement aux sessions ouvertes axées sur les services et l’alliance des civilisations, plusieurs commissions constituées au sein des CGLU ont fait le point sur les thèmes majeurs tels que la coopération décentralisée, la diplomatie de la ville, la gestion de l’eau… «Il y va de soi qu’une organisation comme les CGLU balayera du terrain pour renforcer la coopération entre les villes dans plusieurs domaines».Badra BERRISSOULE

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