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    Les vannes du GIAC sont ouvertes

    Par L'Economiste | Edition N°:302 Le 30/10/1997 | Partager

    Le Ministère des Finances a débloqué le premier versement destiné à rembourser les frais des diagnostics des entreprises. Ce montant est considéré comme la première fournée d'une enveloppe globale de 2 millions de DH consacrée au GIAC-BTP.


    Le premier versement est tombé la semaine dernière: 400.000 DH, première tranche d'une enveloppe globale de 2 millions de DH destinée à rembourser les opérations de diagnostic pour les entreprises membres du GIAC-BTP. Pour M. Bouchaïb El Haddaj, responsable du Groupement Interprofessionnel d'Aide au Conseil (GIAC), «les entreprises doivent saisir cette opportunité de se remettre à niveau et se préparer ainsi à affronter la concurrence qui se profile à l'horizon 2010».
    Une soixantaine d'entreprises ont déjà présenté leur dossier de candidature afin de bénéficier de cette manne initiée par la Banque Mondiale dans le cadre de son projet global d'appui au secteur privé. L'objectif est de promouvoir la formation continue auprès des entreprises. Sur ce registre, le GIAC-BTP vise à donner à l'entreprise les moyens d'identifier et exprimer une demande en formation continue, explique M. El Haddaj, par ailleurs directeur de la Fédération Nationale du Bâtiment et des Travaux Publics (FNBTP). Ainsi, le GIAC rembourse à l'entreprise une partie du coût de ce diagnostic. Dans la pratique, les frais mobilisés pour le diagnostic sont rétrocédés à hauteur de 70% pour les PME et de 50% pour les entreprises ayant plus de 100 salariés. Ces versements ne doivent pas dépasser le plafond de 100.000 DH par entreprise.

    Quant aux actions de formation qui découlent de ce diagnostic, elles sont restituées à hauteur de 80% dans le cadre des contrats spéciaux de formation (CSF) gérés par l'OFPPT. Mais comme les fonds mis à la disposition du GIAC-BTP sont limités, les entreprises sont invitées à présenter leur dossier rapidement, rappelle M. El Haddaj, qui précise que seuls les adhérents à jour de leur cotisation pourront bénéficier des prestations du GIAC-BTP conformément à ses statuts.

    Limites du GIAC


    Outre le diagnostic et les actions de formation, l'avantage supplémen-taire tient au fait que l'entreprise aura désormais une idée précise de ses forces et faiblesses. De même, leur dossier étant «bien ficelé», ces entreprises peuvent prétendre à des crédits bancaires, voire à un financement sur les fonds MEDA.
    Malgré ces atouts, le GIAC reste fragilisé par l'absence d'une structure permanente pourtant initialement prévue. D'ailleurs, les statuts prévoient la création d'une association dont les actions permettront de pérenniser le Groupement. Pour l'heure, le GIAC est dirigé par un Comité Consultatif des Engagements constitué de trois membres. Afin de pallier cette lacune, le Ministère de la Formation Professionnelle avait proposé de consacrer une partie des fonds destinés aux CSF au financement du budget de la cellule d'assistance, structure permanente du GIAC. Cette formule présente des limites. En effet, la crainte est de manquer de fonds suffisants pour assurer la formation.

    La cellule d'assistance accomplit tous les actes de gestion courante nécessaires au fonctionnement du GIAC. Son rôle est de préparer l'instruction des demandes de financement, vérifier la conformité des dossiers de remboursement, identifier les expertises locales et étrangères capables de définir les besoins en compétences des entreprises et promouvoir les différentes mesures en faveur de la formation continue.
    Autre crainte: ces fonds risquent de s'avérer insuffisants pour répondre aux besoins de l'ensemble des entreprises. La Fédération estime que les 2 millions alloués au GIAC-BTP couvriront à peine les frais d'une trentaine d'entreprises.
    Il est à signaler que la Banque Mondiale avait imposé deux conditions à la réussite du GIAC: la gestion de la formation continue doit être confiée au secteur privé et l'adoption d'une loi sur la formation continue. Sur ce dernier point, un projet de loi est en cours d'élaboration. Des experts français s'attellent à préparer ce qu'ils appellent un projet de loi sur «la formation en cours d'emploi».

    Mohamed CHAOUI

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