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Culture

Les trésors cachés de Oujda

Par L'Economiste | Edition N°:2646 Le 07/11/2007 | Partager

. Un beau livre disponible en librairie . Alternance de textes et de photographies pour mieux faire connaître la ville OUJDA, ville forte d’une histoire millénaire, fait la fierté de ses habitants. Et pour cause, cette petite cité renferme des trésors cachés. Mystérieuse et secrète, elle ne découvre ses charmes enfouis qu’à petites doses. Tout récemment, un beau livre vient de lui être consacré. Paru aux éditions La Croisée des Chemins, il s’intitule «Oujda porte du Maroc, Mille ans d’histoire».Il est disponible au Maroc, en France et en Belgique. A noter que l’ouvrage a été imprimé à 4.000 exemplaires, en Italie.Comme l’explique l’éditeur, Abdelkader Retnani, «l’objectif est de valoriser et mieux faire connaître cette ville chargée d’histoire. Il s’agit aussi de faire plaisir aux Oujdis, qui n’avaient jusqu’à présent aucun livre dédié à leur ville. Autre objectif: contribuer à attirer davantage de touristes et d’investisseurs».L’ouvrage a nécessité pas moins d’un an de travail et une douzaine de voyages sur place, indique aussi l’éditeur. Il contient quelque 300 photographies en couleur sur la médina d’Oujda, prises par le photographe Khalil Nemmaoui, ainsi qu’une centaine de photographies en noir et blanc, qui datent du début du siècle. Les textes ont été rédigés par des universitaires de l’Université Mohammed 1er (des géographes et des historiens) d’Oujda. «Ils sont tous soit originaires de la ville, soit résidents sur place depuis au moins vingt ans», souligne Retnani.A la fin du livre, sont publiés des témoignages d’Isabelle Eberhardt et de Charles Foucauld datant respectivement de mars 1904 et de mai 1884. Il s’agit en fait de textes extraits de carnets de voyage, qui donnent une idée sur Oujda au début du siècle.Un texte de Christian Nucci, ancien ministre français, y figure également, en fin d’ouvrage. Il témoigne en faveur de cette ville, où il a vécu pendant plusieurs années et qui lui a «tant apporté». «On s’attache à Oujda», affirme-t-il. Une série d’hommages à des personnalités connues originaires d’Oujda figurent aussi, avec du texte et des photos.Mustapha Belhachimi est le premier de la liste. «Il fut l’un des plus grands et des plus respectés dirigeants du foot-ball marocain», peut-on y lire.Un hommage est ensuite rendu à Fatema Hal, spécialiste de gastronomie marocaine, présentatrice d’émissions culinaires, auteur de plusieurs ouvrages de cuisine et propriétaire d’un restaurant réputé à Paris.Omar Bouchnak, chanteur de Raï, originaire d’Oujda, est lui aussi mis en avant, de même que Abdellatif Benazzi, rugbyman connu à l’international. Enfin, le tennisman Younès El Aynaoui, lui aussi originaire de la ville, apporte son témoignage et explique son attachement à sa ville natale. La préface de l’ouvrage a été confiée à Frédéric Vitoux, de l’Académie française, directeur du Nouvel Observateur. Il raconte comment il a découvert cette ville, et comment il a commencé à l’aimer. Les premiers chapitres de l’ouvrage reviennent sur l’histoire millénaire d’Oujda. Ainsi, le lecteur découvre que Oujda est une ville qui a été fondée par Ziri Ibn Attya le Maghraoui en l’an 384 de l’Hégire (994). Elle fut tour à tour soumise aux empires des Almoravides, des Almohades puis des Mérinides. Ville martyre, elle fut six fois détruite puis reconstruite. La dernière fois, ce fut en 1295, par le sultan mérinide Abou Youssouf Ibn Abi Yaâcoub. La colonisation y prit pied en 1907, après plusieurs tentatives antérieures, dont celle sanctionnée par la célèbre bataille d’Isly en 1844. «Si elle est à la périphérie du Maroc, Oujda est bien au cœur de l’histoire de notre pays», résume Mohamed Brahimi, wali de Oujda et auteur de l’avant-propos de l’ouvrage. «La ville d’Oujda dispose d’une médina mythique, offrant un ravissement de couleurs, d’odeurs et d’éblouissement des sens», ajoute Brahimi.Elle compte aussi un certain nombre de monuments de l’architecture coloniale. C’est à Oujda qu’ont été construits dans le pays les premières gare ferroviaire, banque d’état, église et école moderne et les premiers central téléphonique et tribunal. Oujda est aussi un fabuleux réservoir culturel, de musique, de danse, d’arts populaires, de folklore, de gastronomie, d’artisanat et de costumes… Le Gharnati est le label par excellence de la ville, de même que le Raï, très populaire dans la région. L’art culinaire local est réputé et les spécialités oujdies très appréciées. La bakbouka, le berkoukch, la takanta, le makrout, le kaâk sont les mets les plus connus. Actuellement, Oujda est en plein développement. Au cours des dernières années, une kyrielle de chantiers et de projets y ont été lancés: voies express, aéroport à grand trafic, CHU, faculté de médecine et de pharmacie et complexes culturels. Le changement est donc en route, la ville renaît de ses cendres… Nadia BELKHAYAT

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