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    Les transporteurs routiers pour le gasoil professionnel

    Par L'Economiste | Edition N°:2107 Le 13/09/2005 | Partager

    . Ils veulent récupérer une partie de la TIC. Et réclament une loi antidumping Face à la hausse du prix du carburant, les transporteurs routiers revendiquent le gasoil professionnel. Ils veulent récupérer une partie de la TIC (Taxe intérieure de consommation, une composante du prix du gasoil) à l’image de leurs confrères européens. Les responsables de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), qui se sont réunis avec Karim Ghellab, ministre en charge du dossier, vendredi 9 septembre à Rabat, ont mis en exergue les raisons d’une telle requête. Selon les professionnels, celle-ci diminuera les effets de la hausse des cours du pétrole sur le coût de revient et améliorera la compétitivité des opérateurs nationaux vis-à-vis de leurs homologues européens. Ils citent en exemple le secteur de la pêche qui bénéficie de cette récupération. Selon Najib Benhadou, directeur à la FNTR, le gasoil représente 32% du coût de revient. Pour les transporteurs, la récupération de 20 centimes sur la TIC est suffisante. Dans sa réponse, Ghellab a reconnu que l’idée du gasoil professionnel est une bonne chose. Il a promis de défendre le dossier lors de la rencontre de la Fédération avec le Premier ministre en novembre prochain. Outre le gasoil professionnel, les représentants de la FNTR ont mis en avant un certain nombre de mesures urgentes à prendre dans le secteur. Ils ont soumis au ministre un mémorandum qui regroupe la plupart de leurs attentes. Parmi elles, la plus importante a trait à la régulation du secteur qui fait défaut depuis sa libéralisation en 2003. En effet, les professionnels, surtout les plus structurés qui représentent moins de 20% des transporteurs, veulent l’instauration d’un coût référentiel. Une sorte de loi antidumping qui empêchera certains transporteurs surtout dans l’informel (70% du secteur) de casser les prix. Justement, à cause de ce phénomène, une décision de la Fédération d’augmenter les tarifs de 8% suite à la hausse des prix du carburant avait échoué. Pour se prononcer sur ce sujet sensible, Ghellab compte beaucoup sur les résultats d’une étude sur le coût du transport qui vient d’être bouclée. Ainsi, les professionnels devront attendre jusqu’après le mois de Ramadan pour avoir l’avis du ministère. Ils comptent beaucoup sur la mise en place d’un observatoire du transport qui devra déterminer périodiquement les coûts de revient de référence. Le ministre qui, à ce sujet, avait répondu aux professionnels que le marché était libre, semble aujourd’hui considérer différemment cet épineux problème. La Fédération a aussi demandé l’augmentation de la charge des véhicules à 44 tonnes au lieu de 40 qui est en vigueur aujourd’hui. Selon Benhadou, à l’instar des pays européens, cette mesure est susceptible de mettre un terme au phénomène de surcharge à travers l’engagement des professionnels à équiper leurs engins du nombre adéquat d’essieux allégeant l’agressivité de la chaussée.


    L’autoroute de nuit

    A l’image de leurs collègues européens, les transporteurs routiers veulent utiliser plus fréquemment l’autoroute. Toutefois, ils demandent un tarif spécial, appliqué durant la nuit où la circulation des voitures est faible. Ils étayent leur revendication par un argument de taille, à savoir la diminution des accidents de la route. A cet effet, les représentants de la Fédération nationale des transporteurs routiers ont demandé au ministère du Transport et de l’Equipement d’intervenir auprès de la société des Autoroutes du Maroc (ADM). Ghellab, qui ne s’est pas officiellement engagé, a promis aux transporteurs de renforcer les aires de repos avec des structures plus adaptées aux poids lourds. Les transporteurs pourraient y trouver des douches et des lieux de détente.Mostafa BENTAK

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