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    Economie

    Les transporteurs réclament une prime de départ!

    Par L'Economiste | Edition N°:3382 Le 13/10/2010 | Partager

    . Pour eux, la mesure contribuera à «restructurer» le secteur. Elle devrait être financée par le fonds de renouvellement du parc de camions. La prime à la casse devrait passer à 155.000 DHAprès la prime à la casse, c’est au tour de la prime de départ de faire l’actualité dans le transport routier de marchandises. Les professionnels du transport réclament une prime de départ. Une mesure qui permettra d’assainir le secteur en écartant les opérateurs qui, faute de formation, ne peuvent plus suivre la mise à niveau et la modernisation de la profession. Une requête a été formulée dans ce sens au département de Ghellab pour que ce dernier l’intègre en tant que proposition dans le projet de budget 2011. La prime de départ devrait être prélevée sur le fonds de renouvellement du parc de camions. Un dispositif doté de 170 millions de DH par an, mais qui n’a pas donné les résultats escomptés. Pour ratisser plus large, la tutelle vient de décider la reconduction de ce programme pour la période 2011-2013 avec une augmentation du montant de la prime. Celui-ci devra passer à 155.000 DH (soit un relèvement de 25.000 DH).Plusieurs facteurs expliquent ce revers. «Parce qu’ils ont l’habitude de travailler dans l’informel, les transporteurs concernés n’ont pas acquis la culture de l’investissement», explique Abderrahim Chennaoui, SG de la Fédération nationale du transport sur routes et ports. En effet, l’accès au crédit bancaire pour renouveler son véhicule impose la production d’un dossier financier détaillé. Or, certains transporteurs refusent encore la transparence. De plus, le secteur du transport n’est pas bien coté auprès des banques. D’ailleurs, selon Chennaoui, le dispositif du renouvellement de parc a connu de nombreux cas de contentieux car les bénéficiaires avaient tablé sur une activité qui n’est pas stable du fait de la pléthore de l’offre, mais également de la conjoncture difficile. De plus, et compte tenu du durcissement du contrôle routier, de nombreux opérateurs du transport ne sont plus motivés pour continuer dans la même activité. «Au moment de la discussion du nouveau code de la route en 2008, nous avons proposé au ministre de recycler le fonds pour le renouvellement du parc de camions et de mettre en place plutôt une prime de départ», déclare Chennaoui. Une proposition sur laquelle la corporation est revenue en 2010. En effet, la Fédération est revenue à la charge pour réclamer une prime de départ «d’un montant raisonnable au lieu d’une prime à la casse». La proposition a été transmise à la tutelle. Les professionnels s’attendent d’ailleurs à ce que la mesure soit inscrite dans la loi de Finances 2011. Encore faut-il que l’argentier soit convaincu par son homologue du Transport et de l’Equipement.Selon des professionnels, cette mesure concernerait environ 900 opérateurs, qui pourraient changer de profession. Parmi les avantages de cette mesure, la réduction du nombre d’intervenants dans le secteur et donc l’avilissement des prix du transport. «Il faut cesser d’accepter l’inscription de nouveaux opérateurs au niveau des registres des transporteurs pour compte d’autrui», suggère-t-on auprès de la Fédération. L’instauration d’une prime de départ permettrait le retrait de camions vétustes, tous tonnages confondus, dont l’âge dépasse parfois 30 ans et qui sont source de pollution et facteur de sinistralité. Proposée à la tutelle il y a deux ans, aujourd’hui, les professionnels du transport espèrent que le concept de prime de départ a muri et qu’il sera bientôt appliqué.L’entrée en vigueur du code de la route a révélé les nombreux dysfonctionnements du secteur du transport. Il a suffi de l’introduction d’un contrôle plus sévère des surcharges des camions pour que le manque à gagner soit répercuté sur les prix de transport. Aucune marchandise n’est épargnée. La flambée des prix est générale. Pour les professionnels, le phénomène de la surcharge n’est que la pointe de l’iceberg.Pour Chennaoui, SG de la Fédération nationale du transport sur routes et ports, «la restructuration du secteur est devenue une urgence. Il s’agit d’abord de recenser les vrais professionnels, déterminer ceux qui exercent encore la profession de manière artisanale». La tutelle devrait également encourager les opérateurs à s’organiser grâce à des incitations fiscales. «Pour ceux qui n’ont pas la possibilité de s’organiser, le gouvernement devrait favoriser les groupements d’intérêt et les coopératives. La tutelle pourrait les assister en matière de comptabilité et de gestion, par exemple», précise le secrétaire général de la Fédération.


    Autorité de régulation

    Depuis la libéralisation du transport de marchandises sur route, les opérateurs n’ont cessé de réclamer la mise en place d’une autorité de régulation. Une structure qui aurait pour mission la mise à niveau du secteur, plombé par des boulets anachroniques. Le code de la route, à travers ses nombreuses dispositions, notamment en matière de contrôle et de sanctions, semble justement jouer le rôle de régulateur.Ainsi, pour être en règle avec la loi, bon nombre de transporteurs, qui avaient l’habitude de faire de la surcharge, continuent de faire de la résistance. Dernière démarche en date, le recours au relèvement du poids total en charge (PTC) auprès des services des Mines, qui enregistrent un flux massif. Il s’agit d’une mesure autorisée par la tutelle pour résoudre le problème de la charge, mais dans la limite des possibilités techniques définies par les constructeurs.Hassan EL ARIF

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