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    Economie

    Les techniques pour récupérer les pièces mécaniques

    Par L'Economiste | Edition N°:597 Le 17/09/1999 | Partager

    Traiter une pièce mécanique revient moins cher que d'en acheter une nouvelle. Pour cela, les alternatives sont multiples et permettent, selon les spécialistes, d'obtenir des résultats très intéressants. C'est pour présenter ces solutions de substitution que les professionnels de la métallurgie, sur invitation de la société Franco-Marocaine de Traitement Métallurgiques (FMTM), se sont donné rendez-vous, jeudi dernier, dans le bâtiment de la Bourse Nationale de Sous-Traitance et de Partenariat (BNSTP) à Casablanca. Plusieurs types de traitement ont été présentés par le Pr Jean-Paul Lebrun, chercheur à l'Ecole des Mines de Nancy, et M. Abdelilah Boumehdi, PDG de la société FMTM.

    Ainsi, M. Lebrun a présenté l'évolution des techniques de traitement depuis leur naissance au début du siècle. L'objectif en tous temps, explique-t-il, est de gagner en dureté, en résistance et d'accroître la limite de fatigue des pièces mécaniques. Ces dernières, du fait de leur utilisation, subissent d'énormes contraintes, ce qui conduit à leur altération (corrosion, fissuration, fatigue...). "Si ces traitements n'existaient pas, les voitures ne feraient pas un kilomètre de piste, les avions ne décolleraient pas et l'industrie serait énormément handicapée", affirme M. Boumehdi. Aussi les deux conférenciers ont-ils mis l'accent sur deux techniques de traitement. Il s'agit de la nitruration et de la cémentation basse pression. La première technique consiste à combler les vides et les imperfections qui existent en surface des pièces mécaniques en les enrichissant par de l'azote. Il est question là de faire pénétrer ce composé chimique dans le corps de la pièce en la bombardant sous des conditions particulières de température. La deuxième technique repose sur le même principe, mais avec d'autres matériaux. La cémentation se fait dans un four à charge composé d'un réacteur relié à un générateur. Sous vide, une haute tension est alors appliquée. Un plasma d'ions carbone se forme, bombarde la surface des pièces et pénètre dans le matériaux sur une profondeur ajustable de quelques dixièmes de millimètres à plusieurs millimètres. "Une cure de jouvence à petit prix", assurent les spécialistes.

    Abdelaziz MEFTAH

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