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Les taux de base baissent d'un point en mai

Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

Une nouvelle baisse des taux de base est décidée par les deux premières banques privées. Les autres devraient suivre. A terme, la facturation des services est incontournable.


La BCM et BMCE Bank ont donné le signal de la décrue des taux de base. A compter du 1er mai, le court terme régresse de 9,25 à 8,25%, le moyen terme de 9,50 à 8,50% et le long terme de 10,25 à 9,25%. Quant au crédit de restructuration industrielle, il est ramené à 8,25%. Le taux sur les crédits à l'export, jugé déjà relativement bas, reste à 8%.
Il s'agit là de la baisse la plus importante depuis la libéralisation des taux débiteurs, compte non tenu des rabais décrochés généralement par les grandes entreprises. Les autres banques devraient en principe suivre le mouvement.
Plusieurs signes précurseurs annonçaient déjà cette détente.

Le Trésor a encore réduit sa rémunération d'un demi-point sur le taux du dernier Emprunt National et continue de retenir avec parcimonie les offres des banques au titre des adjudications.
Pour sa part, Bank Al-Maghrib a revu à la baisse ses taux directeurs. En sus, l'inflation est restée relativement faible, même si un petit regain de surchauffe est perceptible au cours du premier trimestre.
Le marché s'attendait à un geste des banques avant leur première rencontre officielle avec M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, le 30 avril à Casablanca.
Pourtant, à en croire des banquiers réunis par l'AMTE le 22 avril autour d'un petit déjeuner consacré à la tarification des services bancaires, la marge de manoeuvre est relativement ténue, plus particulièrement pour les banques de petite et moyenne tailles.
"L'essentiel des fonds prêtés aux entreprises proviennent, non pas du marché, mais de la collecte des ressources auprès des épargnants", rappelle M. Ahmed Rahhou, directeur général-adjoint au Crédit du Maroc. Près de 55% des res-sources bancaires sont rémunérées à des taux variant entre 7 et 8%, et près de la moitié des ressources col-lectées proviennent des transferts des RME.

Affichage en juin


Toute baisse de taux créditeurs aura donc un impact direct sur les entrées en devises. A ces coûts s'ajoutent les frais de structure et la rémunération du risque. Ce qui porte le taux de sortie à 9% en moyenne.
Autres contraintes: le plancher d'effets publics (5%) appelé à disparaître dans les prochains mois, la réserve monétaire (10%) et les ratios prudentiels limitent la capacité de distribution des crédits et au-delà de rentabilisation des fonds propres.
Ces données fixent les nouvelles orientations devant déterminer les postes de charge sur lesquels les banques peuvent agir pour réduire le coût des ressources. Il s'agit également d'identifier de nouvelles sources de revenu, notamment les services à forte valeur ajoutée. Selon M. Khalid Oudghiri, directeur du Pôle Banque Commerciale de la BMCI, la rémunération des services représente actuellement 20% du PNB (produit net bancaire), alors que la moyenne est de 40% dans les pays occidentaux. Les banques marocaines devront tendre vers cet objectif. Parmi les solutions préconisées, la facturation des prestations. Pour les entreprises, le système actuel est complexe, coûteux et peu transparent, souligne M. Mohamed El Hajjouji, président de l'AMTE. L'affichage des conditions bancaires imposées par Bank Al-Maghrib à partir de juin devrait en partie réduire l'opacité. Reste la simplification de la tarification actuellement en gestation. De l'avis de M. Mohamed Ali Ababou, directeur général-adjoint de la Société Générale, la migration d'un système à l'autre suppose des investissements et des arbitrages. Le niveau de banca-risation actuelle et les objectifs de mobilisation de l'épargne imposent une modulation avec en toile de fonds "la protection des parti-culiers", souligne M. Oudghiri. Quoi qu'il en soit, entreprises et banques sont d'accord sur deux points: simplifier et facturer les services à leur coût réel.

Mouna KABLY & Alié Dior Ndour

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