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Les syndicalistes du BCP parlent investissement

Par L'Economiste | Edition N°:533 Le 21/06/1999 | Partager

· Les objectifs en investissement risquent de ne pas être atteints

· La contraction du déficit budgétaire pénalise l'investissement public

· La libéralisation des taux n'a pas engendré une vraie concurrence


"Une société qui tolère des taux d'intérêt élevés a peur de l'avenir". Ainsi donc la psychologie financière est loin d'être flatteuse pour les banquiers marocains, ni pour l'Etat d'ailleurs. La thérapie, elle, n'est, selon les observateurs, pas encore définie. L'objectif suprême, visant la relance de l'investissement et la croissance, risque de tomber à l'eau.
C'est ainsi que les intervenants de la conférence organisée samedi dernier par le bureau syndical SNB/CDT de la Banque Populaire ont résumé la problématique de l'investissement.
Pour eux, le désengagement de l'Etat devait avoir comme contrepoids la relève du secteur privé. Or, il s'est avéré qu'il n'a pas la capacité d'orienter l'investissement, ni même de le soutenir.
Selon M. Akesbi, universitaire, la libéralisation des taux d'intérêt est l'exemple le mieux adapté à cette situation. Après que l'Etat ait cédé ses pouvoirs de régulation dans ce domaine, tout le monde s'attendait au développement d'un jeu de concurrence. Les fruits de ce jeu devaient en principe profiter à l'investisseur. Mais force est de constater que, ajoute M. Akesbi, le marché concurrentiel n'est pas effectif. La cause en est l'inadaptation de l'amorce de la libéralisation. La logique à en tirer est que le marché ne se décrète pas: "La libéralisation devait être graduelle en maintenant la régulation de l'Etat pour asseoir les règles de la concurrence'' précise M. Akesbi.
Ce constat négatif ne s'arrête pas là. L'investissement public est lui aussi à mettre dans le même panier. En synthétisant, les intervenants ont déploré la régression du taux d'investissement de l'Etat. Selon eux, cette situation est due à deux raisons essentielles.

La première, développée par M. Ahmed Zbadi, universitaire, condamne la contraction du déficit budgétaire. Pour ce dernier, soutenir l'équilibre budgétaire en tablant sur un déficit de -3% est une approche "fallacieuse''. Sa plus grande victime est l'investissement public.
Dans la seconde, M. Akesbi accuse les réformes qui ont démuni l'Etat de ses moyens. Le public a cédé le terrain dans l'espoir d'une relance, oeuvre du secteur privé. La réalité de M. Akesbi démontre que le privé n'a pas encore la capacité d'assurer la relève. La solution serait de penser une réforme fiscale adéquate. Ses chantiers doivent principalement revoir le système d'imposition de l'IGR et l'élargissement de l'assiette fiscale pour concerner l'agriculture. De même, l'encouragement de l'investissement étranger ne passe pas nécessairement par un système d'exonération. Il faut trouver d'autres paramètres plus attractifs.


Fusion et social


Lors de la conférence organisée par le Bureau Syndical (SNB/CDT) de la BCP, M. Abdelkrim Benatik, secrétaire général du SNB, a mis en garde contre les regroupements non réfléchis. Les fusions éventuelles, notamment celle de la BMCI et de la SG et celle de la BMCE avec la BCM, ne doivent pas négliger le côté social. Surtout que le mariage Paribas /SG/BNP devrait déboucher, selon M. Benatik, disent les syndicalistes sur le dégraissage de 9.000 employés dont 3.000 auprès des filiales. Par ailleurs, la privatisation de certaines institutions financières risque de buter sur la position de la CDT. D'ores et déjà la central syndicale s'oppose à l'éventualité de la privatisation de la BP ou de la CNCA et de la CDG. Pour elle, le secteur financier doit être organisé selon trois pôle complémentaires: la coopérative, le public et le privé.

Khalid TRITKI

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