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Politique

Les soucis de Abbas El Fassi

Par L'Economiste | Edition N°:2873 Le 03/10/2008 | Partager

. Les congrès de l’USFP et du PAM en novembre. Un remaniement n’est pas excluLa situation politique donne des soucis à Abbas El Fassi. Si les dernières élections partielles n’ont rien changé à la carte politique du pays, l’agenda du mois de novembre est d’une importance particulière. Cette période sera en effet chargée de rendez-vous décisifs qui auront un impact incontestable sur la composition de sa majorité. Pour l’heure, le Premier ministre manque de visibilité pour prévoir la gestion du futur.Le premier est la deuxième manche du congrès de l’USFP, prévue du 7 au 9 novembre. Sans pilote en chef à bord, ce parti ne devra pas aller loin. Beaucoup de militants en sont convaincus et veulent en finir avec la guerre des chefs pour s’attaquer à la renaissance de ce parti classé hier en tête, aujourd’hui en cinquième position. Ils prennent de plus en plus conscience qu’il s’agit de conflit entre générations, l’ancienne ne veut pas lâcher les commandes. Comment sortira ce parti de cette épreuve? Quelle tendance l’emportera, celle qui cherche à quitter le gouvernement pour se refaire une santé dans l’opposition ou celle favorable à la participation? Autant de questions pour le moment en suspens mais qui taraudent le chef de l’Exécutif, sans aller dans l’ingérence dans la vie d’un autre parti. Il reste que Abbas El Fassi veut connaître les intentions des socialistes, même si un plan B est sur son bureau dans l’hypothèse où l’USFP venait à quitter le gouvernement. Le recours au MP et à l’UC est en effet sur ses tablettes. Le deuxième rendez-vous du Premier ministre sera le congrès constitutif du Parti authenticité et modernité (PAM), animé par Fouad Ali El Himma. Si Hassan Benaddi a été choisi comme secrétaire général du parti, c’est pour une période transitoire. Ce syndicaliste devra passer la main en novembre prochain à Fouad Ali El Himma, avant d’entrer dans la ligne droite de la préparation des élections communales de juin 2009. Cette étape devra installer ce nouveau venu de l’échiquier politique dans une autre stature. Avec l’alliance conclue entre le RNI et le PAM, c’est un grand pôle politique du centre qui est en train d’émerger. Même si ce nouveau groupement travaillera à renforcer la majorité actuelle, le Premier ministre devra s’en méfier puisqu’il constituera une nouvelle force qui pourrait à tout moment le déstabiliser.

Repartir à la conquête du SG
Mais une chose est sûre, après la constitution effective du parti, Ali El Himma ne se contentera pas d’un seul portefeuille ministériel, actuellement occupé par Ahmed Akhchichine. Personne ne trouvera à redire s’il venait à en réclamer plus, en rapport avec son poids politique. Le PPS, avec ses 17 députés, compte deux ministres. Alors l’éventualité d’un remaniement gouvernemental n’est pas à exclure même si certains voudront attendre les résultats des élections communales avant de procéder à ce changement. En attendant, les élections partielles ont normalisé ce parti. Le mythe de l’étiquette de «l’ami du Roi» qui devait lui garantir au moins la majorité des sept sièges prévus est tombé. La neutralité de l’Administration est incontestable. Les têtes d’affiche du PAM ne sont pas passées même si elles ont réalisé des scores honorables pour une formation qui vient de voir le jour. Tout juste, l’ancien député de l’Alliance des libertés, devenu PAM à la faveur de la fusion, a repris son siège. Sans la pression de cette accusation d’ami du Roi, ce nouveau venu peut travailler dans un climat serein en préparant son congrès et les élections communales de 2009. Il est à relever un fait: l’arrivée du PAM a occulté le PJD des discussions de l’opinion publique au cours de la dernière période. Dernier rendez-vous de Abbas El Fassi, le congrès de l’Istiqlal, son propre parti. L’effervescence politique de ce tournant aguiche les appétits de plusieurs des prétendants à sa succession. Mhamed Khalifa, Abdelhamid Aouad et d’autres candidats moins visibles, refroidis par l’échec des résultats des élections législatives de 2007, ne manqueront pas de repartir à la conquête du secrétariat général du parti. Ce sera plutôt des initiatives d’apparatchiks qui nourrissent des ambitions personnelles. Il ne sera nullement question de changement de mode de gouvernance ou l’arrivée de nouveaux cadres pour prendre la responsabilité du parti. En face, les amis de Abbas El Fassi veulent le reconduire à la tête de l’Istiqlal. Ils sont persuadés que cette situation le renforcera dans sa fonction de Premier ministre. Pour l’un d’entre eux, s’il ne rempile pas, le Premier ministre sera régulièrement déstabilisé par une nouvelle direction du parti qui lui sera hostile. Autre argument: un nouveau mandat donnera du temps aux «jeunes loups» pour se consolider à l’intérieur du parti. Une Yasmina Baddou, un Nizar Baraka, un Taoufiq Hejira ou un Karim Ghellab ont besoin d’un peu plus de temps pour s’imposer au niveau de l’appareil de l’Istiqlal.

Défi de la non participation

Le taux faible de la participation aux élections partielles interpelle toute la classe politique. Ce phénomène nuit à la réputation et à la crédibilité des instances élues. Que vaut un Parlement élu avec un taux de participation de moins de 50%. Le Premier ministre est également invité à prendre des initiatives pour stopper cette tendance à la baisse. Les élections communales sont à nos portes. Le développement des villes et la révision de la charte communale exigent d’avoir des élus soutenus massivement par la population. Cela leur donnera plus de force pour porter les projets. Mais attention, les élections communales ont un cachet particulier. Les candidats ont souvent recours à l’argent pour acheter des voix, particulièrement lors du choix des présidents des communes. Mohamed CHAOUI

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