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    Courrier des Lecteurs

    Les sociétés françaises cotées veulent séduire les petits porteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:645 Le 24/11/1999 | Partager



    · Des rencontres régulières avec les dirigeants des groupes, des numéros de téléphone gratuits, des petits cadeaux. Les sociétés cotées redoublent d'imagination pour fidéliser les petits actionnaires
    · L'objectif est d'assurer une plus grande stabilité du cours en bourse et éviter des dégagements massifs en cas de mauvaise nouvelle


    Fini le temps où les petits actionnaires d'entreprises étaient négligés. Visiter une plate-forme pétrolière, téléphoner gratuitement ou découvrir des caves de champagne, les patrons de firmes françaises cotées en bourse ne refusent quasiment plus rien aux actionnaires minoritaires.
    Mieux encore, de nombreuses grandes entreprises cotées à la Bourse de Paris ont instauré un département spécial destiné aux actionnaires individuels, dénommés Clubs d'actionnaires. Ces Clubs proposent, outre une documentation écrite, des numéros téléphoniques gratuits, des sites Internet et des rencontres régulières avec les dirigeants de groupes et parfois des petits cadeaux comme des visites de sites.
    Les 5,2 millions de petits porteurs français, qui ne détiennent qu'un peu plus de 10% des titres cotés à la Bourse de Paris, ont pris goût ces dernières années au "gouvernement d'entreprise" ou autrement dit au pouvoir des petits actionnaires.
    Pour sa part, la Bourse de Paris ne reste pas les bras croisés. Elle lance régulièrement des campagnes de publicité télévisée et organise tous les samedis une journée de l'actionnaire individuel.

    Services privilégiés


    "L'actionnaire individuel est extrêmement important. Il est généralement stable et fidèle, et on peut compter sur lui dans les moments difficiles", indique M. Jacques Mazard, directeur des Relations Actionnaires du groupe pharmaceutique Rhône-Poulenc. Un avis partagé par Claire Pedini, directeur du service de l'information financière d'Alcatel qui constate "qu'ils sont de plus en plus avertis, tant du point de vue financier que de la connaissance de l'entreprise".
    De nombreuses entreprises ont également créé des clubs d'actionnaires qui ouvrent la voie à des services privilégiés. Ainsi, chez France Télécom, l'entreprise française qui compte le plus de petits porteurs (ils sont 2,4 millions), 600.000 d'entre eux sont membres du Club.
    A ce titre, ils ont droit régulièrement à un magazine d'information, des rencontres avec les dirigeants, des sorties et des visites de sites du groupe et même des week-ends de téléphone gratuits. Le prochain en date aura lieu les 2 et 3 octobre prochains pour fêter le 2ème anniversaire de la fondation du Club. Chez les managers de France Télécom, on est ravi de l'expérience: "Le but de fidélisation est atteint. En deux ans, les adhérents du Club ont davantage conservé leurs titres que les non-clubistes", indique-t-on.
    Le souci de fidéliser les petits actionnaires se cache derrière des objectifs stratégiques. Il s'agit en effet d'assurer une plus grande stabilité du cours de leur action en bourse et éviter des dégagements massifs en cas de mauvaise nouvelle.
    A travers les expériences cumulées, les petits porteurs ont bien démontré leur fidélité. Une fidélité constatée d'ailleurs lors de l'affaire SG/BNP/Paribas lorsque la grande majorité des petits porteurs d'actions avait soutenu la direction de la SG en refusant d'apporter leurs titres.

    Yousra MAHFOUD (AFP)

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